23 octobre 2017

Oser l'altruisme

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Pour autant, afin que les choses changent vraiment, il faut oser l’altruisme.

Oser dire que l’altruisme véritable existe, qu’il peut être cultivé par chacun de nous, et que l’évolution des cultures peut favoriser son expansion.

Oser, de même, l’enseigner dans les écoles comme un outil précieux permettant aux enfants de réaliser leur potentiel naturel de bienveillance et de coopération.

Oser affirmer que l’économie ne peut se contenter de la voix de la raison et du strict intérêt personnel, mais qu’elle doit aussi écouter et faire entendre celle de la sollicitude.

Oser prendre sérieusement en compte le sort des générations futures, et modifier la façon dont nous exploitons aujourd’hui la planète qui sera la leur demain.

Oser, enfin, proclamer que l’altruisme n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Matthieu Ricard
Moine Bouddhiste
Extrait de Plaidoyer pour l'altruisme

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20 octobre 2017

Pour changer le monde

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« La manière la plus réaliste de changer le monde, c’est de commencer par changer notre attitude à l’égard de notre « petit monde ». En étant davantage présent et attentif auprès de ceux qui nous entourent. Comme le rappelait Mère Teresa : « insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert. »

« Plutôt que de vouloir toujours changer l’ordre des choses et les êtres, entraîne-toi à changer le regard que tu portes sur eux. Même si c’est plus difficile que de vouloir refaire le monde ! »

« N’oublie jamais que l’important ne tient pas à la beauté de la maison, mais à la beauté des relations qui s’y nouent, de l’accueil qui s’exprime, de la joie qui l’habite. Si une maison a « une âme », c’est bien par l’esprit qui se vit dans ses murs. Aussi attache-toi davantage à la maisonnée qu’à la maison, en te souvenant de cet adage populaire : « Mieux vaut chaumière où l’on rit que château où l’on pleure. »

« Aspire à la paix et tu inspireras la paix ! La paix pour s’établir durablement doit être un état d’esprit et mieux encore une imprégnation. Si au cœur des relations humaines, tu parviens à transformer les rapports de force en désirs d’alliance, les confrontations en coopérations, les dynamiques individuelles en contributions collectives, alors non seulement tu renoueras avec l’art de vivre par excellence, mais tu savoureras bientôt les fruits de la paix. Cherche la paix comme un air pur que l’on inspire à plein poumons après avoir été enfermé dans une atmosphère irrespirable. »

« Ne juge pas trop vite
Sois à la fois exigeant et plein d’amour
Fais le bien et passe ton chemin. »

François Garagnon,
extrait du livre Jade et les clins-Dieu de M. Saint Esprit

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19 octobre 2017

L' Abandon à la Providence Divine

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Marchons en paix dans les petits devoirs de notre fidélité active, sans aspirer aux grands ; car Dieu ne veut pas se donner par nos soins.

Nous serons les saints de Dieu, de sa grâce et de sa providence spéciale ; il sait le rang qu’il veut nous donner, laissons-le faire ; et sans nous former désormais de fausses idées et de vains systèmes de sainteté, contentons-nous de l’aimer sans cesse en marchant avec simplicité dans la route qu’il nous a tracée et où tout est si petit à nos yeux et aux yeux du monde.

Le moment présent est toujours plein de trésors infinis, il contient plus que vous n’avez de capacité. La foi est la mesure, vous y trouverez autant que vous croyez ; l’amour est aussi la mesure, plus votre cœur aime, plus il désire, et plus il croit trouver, plus il trouve. La volonté de Dieu se présente à chaque instant comme une mer immense, que votre cœur ne peut épuiser ; il n’en reçoit qu’autant qu’il s’étend par la foi, par la confiance et par l’amour.

Jean-Pierre de Caussade s.j. (1675- 1751),
extraits de « L’Abandon à la Providence divine »

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15 octobre 2017

S'abandonner à la vie

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Qui s'en remet à la vie se plonge dans la vie
et dans son mouvement.
Il ne se tient pas en retrait.
Il ne se cramponne pas convulsivement à lui-même,
mais s'abandonne au flux de la vie.
Ainsi, quelque chose en lui peut s'épanouir et devenir vivant.

S'abandonner, c'est le contraire de se retenir.
Bien des gens se cramponnent à l'image d'eux-mêmes ;
d'autres à leurs habitudes ou à leurs possessions,
à leur réputation, à leur succès.

Initions-nous plutôt à l'art de nous déprendre de nous-mêmes,
de nous en remettre à la vie, et finalement à Dieu. ...
Dans cette attitude d'abandon,
il n'y a pas seulement de la confiance,
mais aussi une grande liberté intérieure.
Si je ne me sens pas obligé de tout faire par moi-même,
alors je suis libéré de toute relation crispée au moi.

Anselm Grün

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14 octobre 2017

L’eau et la pierre

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Un Père du désert disait :

La nature de l’eau est tendre, celle de la pierre est dure.

Mais si l’eau coule constamment goutte à goutte, elle creuse la pierre peu à peu, et cette dernière devient une vasque qui retient l’eau.

De même la Parole de Dieu est tendre et notre cœur est dur, mais l’homme qui entend fréquemment la Parole creuse son cœur pour accueillir la présence de Dieu.


Seigneur, trop souvent

notre cœur,
notre esprit,
notre intelligence,
sont durs comme de la pierre.

Chaque fois que nous ouvrons notre Bible
pour nous mettre à l’écoute de ta Parole,
qu’elle soit comme cette eau
qui creuse notre cœur de pierre
pour en faire un cœur de chair.

D’après Antoine Nouïs,
« La galette et la cruche »

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