19 janvier 2018

Le petit garçon qui aimait dessiner

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Un matin, alors que le petit garçon était à l’école depuis un certain temps, la maîtresse dit : « Aujourd’hui, nous allons faire un dessin ». Il aimait faire des dessins. Il savait en faire de toutes les sortes : des lions et des tigres, des poules et des vaches, des trains et des bateaux. Et il prit sa boîte de crayons et commença à dessiner.

Mais la maîtresse dit : « Attendez ! Ce n’est pas le moment de commencer ! » et elle attendit jusqu’à ce qui tout le monde ait l’air prêt.

« Maintenant, dit la maîtresse, nous allons faire des fleurs ». Chic ! pensa le petit garçon, il aimait faire des fleurs, et il commença à en faire des magnifiques avec ses crayons rose et orange et bleu.

Mais la maîtresse dit : « Attendez ! Je vais vous montrer comment faire ». Et elle fit une fleur rouge avec une tige verte. « Voilà, dit la maîtresse, maintenant vous pouvez commencer ».

Le petit garçon regarda la fleur dessinée par la maîtresse. Puis il regarda ses fleurs à lui. Il aimait mieux ses fleurs que celle de la maîtresse mais ne le dit pas. Il retourna simplement son papier et il fit une fleur comme celle de la maîtresse. Elle était rouge avec une tige verte.

Et bientôt le petit garçon apprit à attendre, à bien regarder et à faire des choses juste comme la maîtresse. Et bientôt, il ne fit plus de choses de lui-même du tout.

Il arriva que le petit garçon et sa famille déménagèrent dans une autre maison, dans une autre ville, et le petit garçon dut aller dans une autre école.

Cette école était encore plus grande que l’autre et il n’y avait pas de porte pour aller directement de dehors dans sa classe. Il devait monter, monter des grandes marches et marcher le long d’un grand corridor pour arriver à sa classe.

Et le premier jour où il était là, la maîtresse dit : « Aujourd’hui nous allons faire un dessin ». Chic ! pensa le petit garçon et il attendit que la maîtresse dise quoi faire. Mais la maîtresse ne dit rien. Elle se promena simplement autour de la classe.

Quand elle arriva près du petit garçon, elle dit : « Tu ne veux pas faire un dessin ? ». « Si, dit le petit garçon, qu’allons-nous faire ? » « Je ne sais pas, avant que tu le fasses, dit la maîtresse ».

« Comment vais-je faire ce dessin ? », demanda le petit garçon. « Oh, vraiment comme tu veux ! », dit la maîtresse. « Et avec n’importe quelle couleur ? », dit le petit garçon. « Si tout le monde faisait le même dessin, comment saurais-je qui a fait quoi ? et lequel est à qui ? », dit la maîtresse. « Je ne sais pas », dit le petit garçon.

Et il commença à faire une fleur rouge avec une tige verte.

Helen E. Buckley

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17 janvier 2018

Le Christ revient sans cesse

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Christ revient sans cesse avec les personnes en détresse

Il fut un temps où l’on attendait le messie; il devait venir pour tout arranger, tout allait changer pour le mieux. Ce messie est venu et on ne l’a pas reconnu. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas répondu à nos attentes …

Le Christ ne cesse de venir, il ne cesse de venir jusqu’à nous, certes de manière incognito, mais pourtant tout à fait reconnaissable puisqu’il vient à nous sous la figure de l’homme et de la femme en détresse.

Le Christ est venu il y a deux mille ans pour nous apprendre qu’il ne cesse de venir en s’identifiant à celles et ceux qui manquent de nourriture, d’attention et d’amour. Il est de coutume de dire que le Christ reviendra à la fin des temps; mais cette conception est naïve et, pour tout dire, assez fausse…

Le testament du Christ ne nous demande pas de l’attendre mais de le recevoir dans la personne de celui qui souffre. Ou, s’il convient de désirer la venue du Christ, son attente n’est pas autre chose que notre vigilance à le rencontrer tous les jours, lorsque nous acceptons de fendre la cuirasse de notre égoïsme. Il faut donc le dire avec force: il n’y a pas d’autre venue du Christ à espérer que celle-là, quotidienne, en quelque sorte ordinaire.

Frère Dominique Collin

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15 janvier 2018

L'hiver, source de joie

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Le givre métamorphose les arbres et le paysage tout entier.  Il se pare d'une douce lumière qu'il réfléchit.

Je contemple le paysage enneigé les yeux grand ouverts, et mon cœur se remplit de joie. C'est la joie devant la beauté que Dieu laisse rayonner de toute part dans sa Création.

Lorsque tout est figé par le froid, lorsque plus rien ne pousse, la gloire de Dieu rayonne encore jusqu'à moi.

Dans le froid, dans l'hiver de mon âme, brille la paisible lumière de Dieu.

Quelle que soit ma disposition intérieure, elle est source de joie pour moi.

Anselm Grün 
Extrait de « Un cœur en Paix » 

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14 janvier 2018

Prier

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« Chaque jour, j'essaie de fréquenter les Évangiles et de nourrir une authentique vie de prière. À mes yeux, prier, c'est se déshabiller pour de bon, quitter un à un tous les rôles pour se tenir à l'écoute d'une transcendance et oser un abandon, une confiance totale en plus grand que soi.

Ici, les étiquettes, les représentations, les attentes volent en éclats et le moi peut s'éclipser. Il en faut du courage, pour se laisser tomber au fond du fond, oser ne rien faire, ne rien dire, ne rien vouloir et laisser Dieu s'occuper de Dieu. Prier, c'est dire oui à tout ce qui arrive, vivre sans pourquoi. Alors, nous quittent, presque malgré nous, les mécanismes de défense, les refus et cette soif de tout maîtriser.

C'est, dépouillé de tout, que l'on peut oser l'impensable : appeler Dieu, Père. Si ce chemin est difficile, aride parfois, car le moi résiste toujours, j'y trouve une joie immense, une liberté qui m'invite à me débarrasser des béquilles, pour avancer et aimer gratuitement. »

Alexandre Jollien

 

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« L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote,
et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte.
Je suis le Seigneur votre Dieu »

(Lv 19, 34).

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12 janvier 2018

La parole aimante

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La parole qui dit l'amour
n'est pas la parole qui en parle.
C'est la parole qui le donne.
Elle peut parler de tout autre chose.
Elle peut ne pas avoir l'air aimante.
Mais son fruit, pour qui l'écoute, est vie.
Voilà ce qui en signe la vérité.
On peut parler avec ses mains,
avec son regard, avec son silence,
avec la simple présence.
Et même, avec l'absence nécessaire.

Le vrai amour ne prend rien.
Il vous laisse même à votre solitude.
La bonne solitude où vous pouvez
aller par vous-même, indépendant.
Mais le vrai amour ne vous abandonne jamais.
Ainsi la parole aimante est-elle comme une demeure
Où nous pouvons habiter jusque dans l'errance.

Maurice Bellet.

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