22 mai 2012
Je te salue Marie ...

Je te salue, Marie, femme de foi,
première entre les disciples!
Vierge, Mère de l’Eglise,
aide-nous à rendre toujours compte de l’espérance qui est en nous,
ayant confiance en la bonté de l’homme
et en l’amour du Père.
Enseigne-nous à construire le monde, de l’intérieur:
dans la profondeur et le silence de l’oraison,
dans la joie de l’amour fraternel,
dans la fécondité irremplaçable de la Croix.
Sainte Marie, Mère des croyants,
prie pour nous.
Amen
Jean-Paul II
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21 mai 2012
Lettre à Diognète

Cette apologie, adressée sous forme de lettre à un païen de haut rang nommé Diognète,
date probablement des années 190-200. Elle fut peut-être rédigée à Alexandrie.
Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les coutumes. Car ils n’habitent pas de villes qui leur soient propres, ils n’emploient pas quelque dialecte extraordinaire, leur genre de vie n’a rien de singulier. Leur doctrine n’a pas été découverte par l’imagination ou les rêveries d’esprits inquiets; ils ne se font pas, comme tant d’autres, les champions d’une doctrine d’origine humaine.
Ils habitent les cités grecques et les cités barbares suivant le destin de chacun; ils se conforment aux usages locaux pour les vêtements, la nourriture et le reste de l’existence, tout en manifestant les lois extraordinaires et vraiment paradoxales de leur manière de vivre. Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. Ils s’acquittent de tous leurs devoirs de citoyens, et supportent toutes les charges comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère. Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n’abandonnent pas leurs nouveau-nés. Ils prennent place à une table commune, mais qui n’est pas une table ordinaire.
Ils sont dans la chair, mais ils ne vivent pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies, et leur manière de vivre est plus parfaite que les lois. Ils aiment tout le monde, et tout le monde les persécute. On ne les connaît pas, mais on les condamne; on les tue et c’est ainsi qu’ils trouvent la vie. Ils sont pauvres et font beaucoup de riches. Ils manquent de tout et ils ont tout en abondance. On les méprise et, dans ce mépris, ils trouvent leur gloire. On les calomnie, et ils y trouvent leur justification. On les insulte, et ils bénissent. On les outrage, et ils honorent. Alors qu’ils font le bien, on les punit comme des malfaiteurs. Tandis qu’on les châtie, ils se réjouissent comme s’ils naissaient à la vie. Les Juifs leur font la guerre comme à des étrangers, et les Grecs les persécutent; ceux qui les détestent ne peuvent pas dire la cause de leur hostilité.
En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L’âme est répandue dans tous les membres du corps comme les chrétiens dans les cités du monde. L’âme habite dans le corps, et pourtant elle n’appartient pas au corps, comme les chrétiens habitent dans le monde, mais n’appartiennent pas au monde. L’âme invisible est retenue prisonnière dans le corps visible; ainsi les chrétiens : on les voit vivre dans le monde, mais le culte qu’ils rendent à Dieu demeure invisible. La chair déteste l’âme et lui fait la guerre, sans que celle-ci lui ait fait du tort, mais parce qu’elle l’empêche de jouir des plaisirs; de même le monde déteste les chrétiens, sans que ceux-ci lui aient fait de tort, mais parce qu’ils s’opposent à ses plaisirs. (...)
Le poste que Dieu leur a fixé est si beau qu’il ne leur est pas permis de déserter.
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20 mai 2012
"Silence et Parole: chemin d’évangélisation."

Conseil Pontifical pour les Communications Sociales
46ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES
le 20 mai 2012
Chers Frères et Soeurs,
A l’approche de la Journée Mondiale des Communications Sociales 2012, je désire partager avec vous quelques réflexions sur un aspect qui malgré son importance, est quelquefois négligé dans le processus humain de la communication. Il s’agit du rapport entre silence et parole dont l’importance doit être particulièrement soulignée aujourd’hui. Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s'équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes. Lorsque parole et silence s'excluent mutuellement, la communication se détériore, soit parce qu’elle provoque un certain étourdissement, soit au contraire parce qu’elle crée un climat de froideur; lorsque, en revanche, ils se complètent harmonieusement, la communication acquiert valeur et cohérence.
Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister. Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes ; dans le silence, la pensée naît et s’approfondit, nous comprenons avec une plus grande clarté ce que nous voulons dire ou ce que nous attendons de l'autre, nous choisissons comment nous exprimer. Se taire permet à l'autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible. Dans le silence, par exemple, se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s'aiment : le geste, l'expression du visage, le corps comme signes qui révèlent la personne. Dans silence, la joie, les préoccupations, la souffrance parlent et trouvent vraiment en lui une forme d'expression particulièrement intense. Le silence permet donc une communication bien plus exigeante, qui met en jeu la sensibilité et cette capacité d'écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens. Là où les messages et l'information sont abondants, le silence devient essentiel pour discerner ce qui est important de ce qui est inutile ou accessoire. Une réflexion profonde nous aide à découvrir la relation existante entre des événements qui à première vue semblent indépendants les uns des autres, à évaluer, à analyser les messages ; et cela permet de partager des opinions pondérées et pertinentes, donnant vie à une connaissance authentique partagée. Il est donc nécessaire de créer une atmosphère propice, comme une sorte d'« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons.
Benoît XVI
(extraits) LIRE LA SUITE
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17 mai 2012
La musique des anges

Tu ne cesseras de faire confiance
à ce qu'il y a de meilleur en toi,
de meilleur pour toi.
Bien que le mal existe
et que le bon se fasse trop longtemps attendre,
même quand la souffrance met ta foi en péril,
et que le bonheur rime avec absence,
tu ne perdras pas patience.
Quand le soleil se cache et que la lune disparaît derrière les nuages,
au-delà des ténèbres qui te font voir la vie en noir,
tu continueras à croire,
dans le plus profond de ton âme,
à la lumière qui est et toujours sera.
En amont des cris de ton cœur,
tu écouteras la musique des anges:
c'est une chanson d'amour.
Elle est dans le cœur de chacun,
c'est son secret mais souvent il l'ignore.
La musique des anges,
Catherine BENSAID
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16 mai 2012
Recommence.

Si tu es las et que la route te paraît longue,
Si tu t’aperçois que tu t’es trompé de chemin
Ne te laisse pas couler
Au fil des jours et du temps,
… recommence.
Si ta vie te semble trop absurde,
Si tu es déçu par trop de choses et de gens,
Ne cherche pas à comprendre pourquoi
… recommence.
Notre âme attend le Seigneur,
En lui la joie de notre coeur.
Si tu as essayé d’aimer et d’être utile,
Si tu as connu ta pauvreté et tes limites
Ne laisse pas là une tâche à moitié faite,
… recommence.
Si les autres te regardent avec reproche,
S’ils sont déçus par toi, irrités,
Ne te révolte pas, ne leur demande rien,
… recommence.
Si l’arbre rebourgeonne en oubliant l’hiver,
Le rameau fleurit sans demander pourquoi,
L’oiseau fait son nid sans songer à l’automne
car la vie est espoir et recommencement.
Notre âme entend le Seigneur,
En lui la joie de notre coeur.
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et la présentation diaporama de notre prière de la semaine : Au coeur de mon coeur
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15 mai 2012
Murmures de vie.

Dans le va-et-vient incessant des vagues,
On peut entendre ces murmures à peine perceptibles…
Confie-Moi tes peines, je les transformerai en joie.
Donne-Moi la haine qui est en toi, j’en ferai de l’amour.
Déclare-Moi tes peurs, je te fournirai l’assurance.
Crie-Moi ta colère, je remplirai ton cœur de sérénité.
Remets-Moi tes souffrances,
Je les remplacerai par l’endurance et la guérison.
Appelle-Moi dans l’obscurité,
Je te rassurerai de Ma présence.
Consacre-Moi ta vie,
Et je te mènerai à la vie éternelle.
Je t’écoute, je suis là, même si tu ne me vois pas
Je suis partout, je suis en toi,
Je te connais mieux que toi-même
Je suis ce qui est et ce qui reste à venir,
Je suis l’espoir dans la détresse,
le pardon dans la rancune
Je suis l’amour dans la haine qui l’entoure,
La prospérité dans le partage.
Je suis là où l’on ne m’attend pas
pour tous et non pour toi seul,
Je suis Dieu la Vie…
Pascale WITTENDAL, de Lourdes.
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12 mai 2012
Bonne fête Maman !
Ce 13 mai, c'est la fête des Mères en Belgique.
En France, ce sera le 3 juin...
Mais au fond de notre coeur, nous le savons bien
c'est chaque jour que nous fêtons son amour.

LES MAMANS
Pour tout être sur terre,
Le mot le plus limpide est celui de « mère »
Et l’appel le plus doux celui de « maman ».
Ces menues lettres aux sublimes valeurs
Sont pétries d’espoir et d’amour
Et de tout ce qui est beau et pur
Dans le cœur de l’Homme.
La mère est tout dans la vie.
Elle est la consolation dans la tristesse,
Le secours dans la détresse,
La force dans la faiblesse.
Elle est la source de la tendresse,
De la compassion et du pardon.
Celui qui perd sa mère,
Perd un sein où poser sa tête,
Une main qui le béni et
Un regard qui le protège.
Khalil Gibran
PRIERE D’UNE MERE
Seigneur, tu le sais bien, je suis occupée,
Je manque toujours de temps,
Je suis une mère.
Je ne t’apprends rien en te disant
Que c’est très difficile d’être mère de nos jours.
Voilà pourquoi, je te demande de m’aider,
De me laisser puiser à même ta force.
Seigneur, même si je suis une mère,
Je reste encore ton enfant.
Je t’ouvre mon cœur simplement.
Donne à ma voix un peu de douceur,
Donne à mon regard et à mes gestes
Un peu de tendresse.
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Dieu m’attend

"Pour me guider dans le brouillard, il faut une antenne.
Et la prière-écoute est pour moi cette antenne.
Le plus dur est de ne rien faire, de ne rien dire et d’attendre la minute de silence-radio de Dieu. Vous savez, cette minute où l’on arrête toutes les communications radio pour entendre les S.O.S.
Une minute qui est au fond la minute la minute de la détresse de Dieu.
Car Dieu a besoin de moi pour être tout à fait lui-même. Et la mobilisation de l’attention humaine est certainement la chose la plus difficile pour Dieu. Car tout est fait pour qu’il y ait un brouillage permanent sur la ligne entre lui et l’homme.
La prière, pour moi, c’est quelques secondes d’arrêt dans l’escalier, dans le métro, n’importe où ; c’est la messe du dimanche où je vais en tâtonnant, en cherchant à comprendre ce qui s’y passe ; c’est aussi ces chapelles où j’entre parfois dans la journée. J’ai l’impression que Dieu y est seul et qu’il m’attend"
Emmanuel de la Taille, La Croix – L’Evénement
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INFOCOOP vient de paraître, vous pouvez l'ouvrir en suivant ce lien
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09 mai 2012
Tu veux devenir missionnaire ?

C'est possible.
Commence par rentrer chez toi.
Par rentrer en toi.
Tu portes des terres immenses à évangéliser.
Tu te dis croyant ? Es-tu crédible ?
Chacun de tes actes,
chacune de tes pensées,
tes désirs,
tes paroles sont-ils ceux du Christ ?
Tout t'échappe!
Pour te donner,
il faut d'abord t'appartenir.
Il faut évangéliser ton âme
et tu évangéliseras le monde.
Deviens ce que tu veux donner:
paix, joie, amour, attention aux autres.
Vis ce que tu crois et tu le transmettras.
Pour porter la lumière,
il faut devenir feu.
Pierre Dumoulin, prêtre
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et la présentation diaporama de notre prière de la semaine : Vivre l'aujourd'hui de Dieu
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08 mai 2012
TON DIEU

Chacun veut son Dieu.
Chacun veut placer Dieu dans son camp.
Chacun veut être l'unique serviteur de Dieu.
Chacun veut Dieu dans sa patrie.
Quelle redoutable puissance lorsqu'on peut agir,
parler et décider au Nom de Dieu!
Alors il est possible de mettre le monde entier à genoux.
Tout devient excusable, même l'horreur et l'exécution,
l'exclusion et l'inquisition se transforment en geste d'adoration,
on peut même entreprendre des guerres
pour purifier la terre de ses déchets diaboliques
et établir le prétendu règne de Dieu !
Quand les hommes annexent Dieu,
c'est pour justifier leur inhumanité
et leur irrépressible volonté
d'imposer un ordre qui les arrange.
C'est pour manipuler leurs frères.
Dieu n'est à personne.
Aucun groupe, aucune religion,
aucune Eglise ne peut mettre la main sur Dieu.
Dieu se dérobe toujours,
il garde ses distances afin qu'on le cherche
et qu'en le cherchant on soit lentement transfiguré à sa lumière.
Je suis «ton Dieu» n'est pas un titre de propriété privée.
C'est un mot d'amour et d'alliance
adressé pour toujours à tous les vivants de partout !
Ch SINGER - "Terres"
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07 mai 2012
Peuple ardent !

Nous voici, Seigneur, peuple ardent à croire mais si hésitant parfois à s'écorcher sur les chemins de l'Evangile, si ardent à recevoir ta Parole mais si déconcerté devant sa mise en pratique précise dans les actes et les conflits de chaque jour!
Nous voici, Seigneur, peuple ardent à aimer mais si craintif parfois devant les gestes d'amour qui pourraient exiger le don en totalité et le pardon, peuple ardent à partager mais si embarrassé parfois à se priver en faveur des frères pauvres anciens ou nouveaux!
Nous voici, Seigneur, peuple ardent à lutter pour les droits de l'homme et du monde mais si aveugle parfois devant la rigueur du devoir à l'égard des plus proches, peuple ardent à espérer en toi mais si troublé par les périls et l'absurdité des événements!
Nous sommes un peuple ardent, notre Dieu Seigneur, mais notre fragilité nous trouble, C'est pourquoi le présence de Jésus de Nazareth nous est indispensable comme l'eau à la terre aride!
Qu'il vienne se montrer à nous! Qu'il vienne éclairer notre foi ! Qu'il vienne avec son Evangile veiller au milieu de son peuple qui espère !
Ch Singer - "Terres"
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NOUVEAU
les AVE MARIA du web
(cliquez sur l'image ou sur ce lien)
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06 mai 2012
Les pauvres, ce sont ceux qui sont tristes !

De Maurice Zundel, « Ton visage, ma lumière », « Evangile et joie ».
Une petite fille de 4 ans avait fait sa prière ; et elle énumérait des intentions qu’elle voulait proposer à l’Amour du Seigneur, et en particulier elle priait pour les pauvres.
Sa tante qui se trouvait auprès d’elle, et qui n’avait pas souvent l’occasion d’assister à la prière de sa petite nièce, lui dit : « Mais, qui sont les pauvres ? »
Et la petite fille répondit : « Ce sont ceux qui sont tristes. »
Le mot de pauvre aurait pu être un mot banal, répété par psittacisme (= répétition automatique, formule toute faite,...), un mot entendu, un mot sans résonance, et voilà une traduction inattendue et merveilleuse, dans la bouche d’un enfant de quatre ans :
« Les pauvres, les pauvres ce sont ceux qui sont tristes ! » …
Il semble bien que la Joie soit le critère même de la vie ; la vie ne peut défaillir devant elle ; pour les hommes la vie ne peut persister que dans une atmosphère de Joie.
La Joie tonifie, la Joie est force, la Joie nous illumine, la Joie nourrit la conscience, la Joie d’être une présence.
...
Alors, main dans la main avec Marie,
notre maman spirituelle,
disons ensemble notre joie d’être aimé.
Prions ensemble :
SEIGNEUR,
Dans ton amour,
Tu m'avais déjà élu pour être avec Toi,
dès le ventre de ma mère !
Aujourd'hui plus qu'hier,
je veux me tourner vers Toi
car chaque jour me rapproche de ce grand jour
où Tu Te révéleras à moi pour me faire passer
de cette vie à Ton Eternité de délices !
Aujourd'hui plus qu'hier, je sais que Tu connais tout
quand je me lève, quand je m'assois, quand je dors.
Dans Ta Tendresse, Tu es toujours là, auprès de moi !
Mais c'est moi qui parfois ne suis pas avec Toi !
Aujourd'hui plus qu'hier,
je sais que Tu m'aimes d'un amour inépuisable,
qui ne passera jamais !
Car Tu as donné ta vie pour que j'entre dans ta Vie.
J'entends Marie Madeleine
crier en rentrant du tombeau :
IL EST VIVANT ! IL EST VIVANT !…
Celui que vous cherchez : IL EST VIVANT !…
IL VOUS AIME INFINIMENT… infiniment, infiniment !
J'exulte de joie à cause de JESUS, mon SAUVEUR,
car ainsi qu’aimait le dire le curé d’Ars,
« Notre unique bonheur sur la terre est d'aimer DIEU
et de nous savoir aimés par LUI »
Amen.
Marie en MAI : NOUVEAU
les AVE MARIA du web
(cliquez sur l'image ou sur ce lien)
Voir la vidéo du jour : à l'occasion de sa fête, en ce dimanche 6 mai, nous vous proposons de découvrir un dessin animé retraçant la vie de Saint Dominique SAVIO.
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05 mai 2012
« Que votre lumière brille devant les hommes »

Les chrétiens sont comme de la lumière pour les autres, pour tous les hommes du monde entier. Si nous sommes chrétiens nous devons ressembler au Christ.
Si vous voulez l'apprendre, l'art de la prévenance vous fera ressembler de plus en plus au Christ, car son coeur était humble et il était toujours attentif aux besoins des hommes. Une grande sainteté commence par cette attention aux autres ; pour être belle, notre vocation doit être toute remplie de cette attention. Là où Jésus a passé, il a fait du bien. Et la Vierge Marie à Cana n'a pensé qu'aux besoins d'autrui et à les communiquer à Jésus.
Un chrétien est un tabernacle du Dieu vivant. Il m'a créée, il m'a choisie, il est venu habiter en moi, parce qu'il avait besoin de moi. Maintenant que vous avez appris combien Dieu vous aime, quoi de plus naturel pour vous que de passer le reste de votre vie à rayonner de cet amour ? Être vraiment chrétien, c'est accueillir vraiment le Christ et devenir un autre Christ. C'est aimer comme nous sommes aimés, comme le Christ nous a aimés sur la croix.
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997),
fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
La joie du don, Seuil 1975, p.31)
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03 mai 2012
COMME TON PERE T’A ENVOYE

Comme ton Père t’a envoyé, toi aussi tu nous envoies.
Tu n’as pas hésité, tu as accepté avec courage ta vocation de sauveur.
Trop souvent, nous choisissons notre confort et nous nous rendons sourds à ton appel.
Trop souvent, nous pensons que nous ne sommes pas capables de répondre à cet appel,
montrant ainsi bien peu de confiance en ton choix.
« Faire confiance », « Oser » sont peut-être les mots clés d’une réponse à ton appel.
L’oisillon hésite à se jeter hors du nid pour son premier envol et pourtant, quelle ivresse de liberté une fois qu’il a osé.
Il en est de même pour nous. Nous sommes capables de beaucoup plus que nous ne l’imaginons.
Contentons-nous de dire « oui » et puis faisons confiance à l’Esprit du Seigneur.
Il saura nous guider et nous inspirer les mots, les gestes, les phrases
qui pourront témoigner de la joie de vivre avec le Seigneur.

Marie en Mai ...
des liens pour cheminer :
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Vivre en acceptant et surtout en intégrant les différences.

Souvent, il nous faut des mois pour entrer en contact avec les jeunes, tant est grande leur méfiance, tant est solide leur système bien compréhensible de défense. Par notre présence quotidienne, discrète, par notre absence de questions, par notre acceptation de ce qu’ils sont, la relation se crée à l’étonnement des jeunes et de nous-mêmes. Ce n’est pas avec un jeune délinquant , un jeune toxicomane que je parle, que je mange, que je bois un coup ou que j’invite à une fête entre amis, c’est à Pierre, Paul, Alim.
Ces actes éducatifs peuvent paraître simples quand on parle à l’heure actuelle de réinsertion, travail, de cette normalité, but suprême à atteindre dans notre société. Mais ces actes éducatifs simples sont primordiaux, ils sont là avant le reste ( par exemple l’entrée dans un dispositif de réinsertion ) et garantissent peut-être sa réussite.
Ce travail éducatif simple, c’est le partage vécu, la création de souvenirs positifs, bêtement heureux, la constitution d’une autre histoire qui ne sera pas faite que d’échecs. C’est la valorisation des capacités du jeune, surtout celles les plus endormies. Il s’agit de casser les barrières faites de peur et de méfiance, souvent légitimes, ne serait-ce qu’en montrant qu’un adulte " normal " peut casser les siennes pour aller au devant de lui sans s’arrêter aux étiquettes qui jalonnent le discours du travail social.
Notre présence active c’est la reconnaissance de l’autre, c’est ce qui fait grandir un être qu’il ait douze ou trente ans. Il faut aller au devant d’eux, se mettre en situation difficile de déséquilibre, de violence d’où surgira la réflexion à deux, adulte et jeune. Cette reconnaissance intégrale des jeunes, je la vis au quotidien depuis plus de 36 ans. Elle devrait régner partout où les relations humaines semblent amputées par des tabous, des silences malsains, des situations inextricables de ressentis etc...
Elle n’est pas la spécialisation officielle de l’éducateur. Cette reconnaissance de l’autre est une façon de vivre en acceptant et surtout en intégrant les différences. Toutes les différences qui pourraient gêner notre bonne conscience.
Demain sera la société du rejet ou de l’acceptation inconditionnelle de l’autre à la seule condition que cette relation soit basée sur le respect. Accepter ne signifie pas tout accepter mais se mobiliser pour que la tolérance ne demeure point un vain mot dans un vieux dictionnaire. Nous sommes responsables des relations que nous entretenons avec autrui et notamment les jeunes. Lorsque nous aurons compris cela, nous aurons tout compris ! Les éducateurs n’ont pas le monopole de la prise en considération des jeunes, c’est l’affaire de tous, là où nous vivons, de porter un autre regard sur leur réalité et leur univers afin de mieux nous intégrer. Oui, il s’agit de nous intégrer à leurs paradigmes sinon, nous sommes les inadaptés sociaux qu’ils n’attendent plus et qu’ils ne veulent pas reconnaître.
L’insertion n’est pas toujours là où on l’attend puisqu’il s’agit aux adultes de faire le premier pas pour leur accorder de la reconnaissance. Car être reconnu sans condition, c’est commencer à exister !
Bruno LEROY.
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30 avril 2012
La cithare du bonheur

C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité. Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait assuré qu'il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu : « C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au cœur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »
La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son cœur lui dit très fort : « C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! » Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.
La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.
A cet instant, il connut l'éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie.
Conte soufi
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29 avril 2012
Ne t’inquiète pas…

Ne t’inquiète pas de la valeur de ta vie, de ses anomalies, de ses déceptions, de son amour plus ou moins obscur et sombre. Tu fais ce que Dieu veut.
Tu lui offres au milieu de tes inquiétudes et de tes insatisfactions le sacrifice d’une âme humiliée qui s’incline malgré tout devant une Providence austère. Peu importe que, dans l’intimité de toi-même, tu sentes, comme un poids naturel, la tendance à te replier sur tes tristesses et tes défauts. Peu importe que, humainement, tu te trouves " raté(e)" si Dieu, lui, te trouve réussi (e) à son goût. Petit à petit, notre Seigneur te conquiert et te prend pour Lui.
Je t’en prie, quand tu te sentiras, adore et confie-toi. Adore en offrant à Dieu ton existence qui te paraît abîmée par les circonstances ; quel hommage plus beau que ce renoncement à ce qu’on aurait pu être. Confie-toi ! Perds-toi aveuglément dans la confiance en Dieu qui veut te rendre digne de Lui, même si tu restes dans le noir jusqu’au bout pourvu que tu tiennes sa main toujours, d’autant p)lu !s que tu es plus déçu(e), plus attristé(e).
Sois heureux(se) fondamentalement. Ne t’étonne de rien, ni de ta fatigue physique, ni de tes faiblesses morales.
Fais naître et garde toujours sur ton visage le sourire, reflet de celui de Notre Seigneur qui veut agir pour toi et, pour cela, se substituer toujours plus en toi.
Au fond de ton cœur, place avant tout immuable, comme base de toute activité, comme critère de la valeur, de la vérité es pensées qui t’envahissent, la paix de Dieu.
Tout ce qui te rétrécit et t’agite est faux au nom des lois de la vie, au nom des promesses de Dieu.
Quand tu te sentiras triste, adore et confie-toi.
Dis-toi :
- Que personne ne me quitte sans avoir souri.
- Tu es triste : souris. Tu es gai(e) : souris. Tu n’es ni gai ni triste : souris.
- Tu es fatigué : repose-toi.
- Tu es à bout : prends dans tes réserves.
- Tu as tout donné : prépare-toi à redonner.
- Dieu va bien ! Confiance, tout va bien.
- C’est beau ? Cherche plus beau.
- Sois patient : l’occasion se présentera. Attends-la de Celui qui prépare tout.
(Texte extrait de la correspondance de Pierre Teilhard de Chardin, paru dans le périodique "Monastère invisible.")
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27 avril 2012
Cette sérénité que nous cherchons tant sur terre.
"Aujourd'hui, quelque part, un trésor vous attend.
Ce peut être un sourire, ce peut être une grande conquête, peu importe.
La vie est faite de petits et de grands miracles.
Rien n'est ennuyeux, car tout change constamment.
L'ennui n'est pas dans le monde, mais dans la manière dont nous voyons le monde."
[Maktub - Paulo Coelho]

La prière est cette rencontre mystérieuse avec Dieu qui nous répond par des signes quotidiens. La prière est cette certitude que l'Amour détruit toutes les forces de mort qui nous habitent. Cette respiration de l'âme est aussi nécessaire que le besoin de manger. L'Esprit ne peut apporter Ses fruits que si, nous Lui demandons dans un total abandon. La prière est effectivement la part importante de la personnalité du chrétien. C'est ce qui le différencie du païen qui ne croit qu'en ses propres forces. Regardons autour de nous, certaines personnes semblent habitées par un rayonnement dont nous savons la provenance et que nous envions secrètement. La joie est le fruit délicieux de leur présence. Une joie que nul ne pourrait ravir tant elle demeure ancrée dans les tréfonds de leur âme.
Prier, n'est pas anodin, c'est la recharge en énergie divine de l'individu fatigué. A condition de remettre son destin entre les mains de Dieu-Amour. Cela, ne veut pas dire ne plus rien faire et attendre que Dieu agisse à notre place. Cela veut dire que Dieu nous donne Tout Son Amour et Sa force pour que nous transformions le monde. Cependant, il est des situations, je pense aux terribles maladies, où notre action demeure vaine, Dieu intervient alors silencieusement pour nous dicter les gestes et attitudes à faire.
Je fus confronté à cette terrible situation, ma mère étant très malade, je priais pour demander à Dieu la Force de tenir pour l'accompagner vers la demeure du Père. Sa mort à 50 ans fut ressentie par la plupart des membres de la famille, telle une défaite. Je l'ai accompagnée durant un mois, jour et nuit, et j'ai répondu qu'elle était entrée dans la Paix.
Cette sérénité que nous cherchons tant sur terre, elle l'a retrouvée dans cette communion avec Dieu. Souvent, nous en voulons à Dieu de nous enlever des êtres chers. Et pourtant, Dieu-Amour nous accompagne dans nos détresses. Notre aveuglement face à la souffrance est compréhensible mais, le chrétien sait que Dieu Lui tend la main.
Chaque jour, dès que le soleil se lève, je dis à Christ : Je t'Aime et cette journée est la tienne pour te servir !. Quelle joie m'envahit lorsque je lis la Bible et tombe sur un passage qui me fait entrer en prière. Sans la prière, notre vie n'aurait aucune saveur, elle n'aurait point le parfum subtil de Dieu à nos côtés. Les premiers chrétiens, tel que Paul, l'avaient bien compris. Frères et Sœurs que nos vies soient un hymne de prières et de grâces. Un indicible Témoignage de Joie et de Force vécues dans le cœur de Christ.
L'Amour doit toujours guider nos pas vers l'Éternel, ainsi notre existence aura la beauté d'une symphonie dont on ne peut se lasser d'écouter les harmonies. Oui ! s'abîmer dans la prière c'est se construire, chaque jour dans l'Amour.
Bruno LEROY.
Source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com
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25 avril 2012
La prière est la lumière de l'âme"

Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de paroles", nous avertit Saint Jean Chrysostome dans cette homélie du Ve siècle. Cette "lumière de l'âme" est "un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes" et dont l'Apôtre parle ainsi : "Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables".
Le bien suprême, c'est la prière, l'entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand ils voient la lumière, ainsi l'âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n'est donc pas l'effet d'une attitude extérieure, mais elle vient du coeur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.
En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu'elle s'applique à la prière; il faut aussi, même lorsqu'elle est absorbée par d'autres occupations - comme le soin des pauvres ou d'autres soucis de bienfaisance -, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l'amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l'univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.
La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes.
Par elle, l'âme s'élève vers le ciel, et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable; assoiffée du lait divin, comme un nourrisson, elle crie avec larmes vers sa mère. Elle exprime ses volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la nature visible.
Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l'âme.
Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l'Apôtre parle ainsi: Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.
Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu'un, est pour lui une richesse inaliénable, un aliment céleste qui rassasie l'âme. Celui qui l'a goûté est saisi pour le Seigneur d'un désir éternel, comme d'un feu dévorant qui embrase son coeur.
Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d'humilité, illumine-la par la justice; orne-la de bonnes actions comme d'un revêtement précieux; décore ta maison, au lieu de pierres de taille et de mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l'édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l'y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possèdes déjà dans le temple de ton âme.
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et la prière de la semaine ... à Notre Dame des tâches monotones
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24 avril 2012
La logique de l'Evangile

On ne peut être à la fois pour l'Évangile et pour le fanatisme.
On ne peut se prétendre du Christ et défendre la ségrégation raciale.
On ne peut affirmer: Dieu est unique et entretenir division et séparation.
On ne peut se situer dans l'Évangile qui met les petits à côté de Dieu et se ranger résolument du côté des puissants.
On ne peut se nommer serviteur à la façon de Jésus de Nazareth et se comporter comme un seigneur.
On ne peut inviter à l'humilité du Fils et, en même temps, exiger la première place.
On ne peut chanter une Église joyeuse et ouverte à tous et inventer des conditions de pureté telles que plus personne ne désire y entrer.
On ne peut annoncer un Sauveur venu d'abord pour les pécheurs et les brebis perdues et accueillir seulement les purs et les dignes et les conformes. Qui oserait décider du «casier» des hommes et des femmes à la quête de Dieu?
On ne peut crier que l'Évangile détient la puissance d'inventer le monde à l'image créatrice de Dieu et se contenter de reproduire les coutumières structures du passé.
Seigneur, où trouverai-je la grâce de vivre en logique avec l'Évangile du Christ?
Ch. SINGER "Terres"-edts du Signe
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21 avril 2012
Le courage d'oser la résistance contre tout ce qui nous handicape.

Vivre la résurrection au quotidien signifie pour moi se lever du tombeau de ma peur et de mon obscurité, sortir du tombeau de ma résignation, de mon désespoir.
La pierre de mon tombeau, cette pierre qui bloque mes énergies, qui me coince dans le corset du doute, qui me tient dans l'insécurité, la voilà roulée sur le côté par la puissance de Dieu triomphante de la mort, victorieuse de toutes les douleurs.
C'est le signe que je peux me lever pour une vie nouvelle, plus libre, plus ample. Alors, les liens qui me retenaient prisonnier se mettent à craquer. C'est pourquoi la résurrection a aussi une dimension politique.
Elle donne le courage d'oser la résistance contre tout ce qui handicape notre vie, de nous battre pour les gens qui n'ont aucun statut dans notre société, et pour redresser tous ceux qui sont à terre.
Bruno LEROY.
Pour aller plus loin et le rejoindre sur les trottoirs de sa "banlieue": Blog de Bruno Leroy éducateur écrivain
ainsi qu'une très belle médiation à (re)découvrir ICI.
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20 avril 2012
UN REGARD NEUF

Chaque être porte en lui-même une part de résurrection.
Chaque être peut nous enrichir,
À condition de plonger en lui
Dans ce qu’il y a de beau, de meilleur,
De lumineux, de divin.
Malheureusement, nous épluchons
D’abord les ténèbres de l’autre.
Et nous en restons là.
Le Christ est là, dans chaque être,
Enfoui, prêt à se faire reconnaître,
Et nous passons sans le voir.
Nous manquons la rencontre souvent,
Pris par notre égoïsme, nos refus,
Nos barrières, nos intolérances, nos rejets.
Nous avons besoin de demander
Dans notre prière le regard du Christ.
Il plongeait dans les êtres avec une telle intensité,
Que personne n’oubliait jamais plus ce regard.
Et en vivait.
Le Christ ressuscité a besoin de notre regard
De tendresse et de miséricorde
Pour aborder chaque être.
Plonger dans ce que chaque personne a de meilleur,
C’est recevoir une parcelle de la lumière du Ressuscité.
Guy Gilbert
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18 avril 2012
« Etre riche en vue de Dieu »

Frères, examinez avec soin vos demeures intérieures, ouvrez les yeux et considérez votre capital d'amour, et puis augmentez la somme que vous aurez découvert en vous-mêmes. Veillez sur ce trésor afin d'être riches intérieurement.
On dit chers les biens qui ont un grand prix et avec raison... Mais quoi de plus cher que l'amour, mes frères ?
A votre avis, quel en est le prix ? Et comment le payer ? Le prix d'une terre, celui du blé, c'est ton argent ; le prix d'une perle, c'est ton or ; mais le prix de ton amour, c'est toi-même.
Si tu veux acheter un champ, un bijou, une bête, tu cherches les fonds nécessaires, tu regardes autour de toi. Mais si tu désires posséder l'amour, ne cherche que toi-même, c'est toi-même qu'il faut trouver.
Que crains-tu en te donnant ? De te perdre ? Au contraire c'est en refusant de te donner que tu te perds. L'Amour lui-même s'exprime par la bouche de la Sagesse et apaise d'un mot le désarroi où te jetait cette parole : «Donne-toi toi-même!»
Si quelqu'un voulait te vendre un terrain, il te dirait : « Donne-moi ton argent » ou pour autre chose : « Donne-moi ta monnaie ». Ecoute ce que te dit l'Amour, par la bouche de la Sagesse : « Mon enfant, donne-moi ton cœur » (Pr 23,26). Ton cœur était mal quand il était à toi, quand il était en toi ; tu étais la proie de futilités, voire de passions mauvaises. Ote-le de là ! Où le porter ? Où l'offrir ? « Mon fils, donne-moi ton cœur ! » dit la Sagesse. Qu'il soit à moi, et tu ne le perdras pas...
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » (Mt 22,37)...
Celui qui t'a créé te veut tout entier.
St Augustin
Sermon 34 : sur le Ps 149
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et la prière de cette semaine
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17 avril 2012
Un regard sur les jeunes français d’aujourd’hui

RMG – Projet Europe: la jeunesse en France
Aujourd'hui, on parle de crise. Mais voilà quarante ans qu'on en parle. Une crise qui dure, ce n'est pas une crise, mais une mutation. Jean-Marie Petitclerc nous offre un cadre qui réclame des interventions immédiates.
Tous les auteurs, qu’ils soient sociologues ou journalistes, en conviennent. La Jeunesse, avec un grand J, n’existe pas. « La jeunesse n’est qu’un mot », comme l’affirmait Pierre Bourdieu dans « ses questions de sociologie ». Et ce mot est piégé : il fonctionne comme un fourre-tout, commode mais trompeur.
Les jeunes sont très diversifiés, et le risque est grand de parler de la Jeunesse à partir des jeunes que nous rencontrons. C’est aujourd’hui un risque majeur pour l’Eglise de France. Elle a tendance à parler de la jeunesse à partir des jeunes qui ont participé aux JMJ de Madrid. Mais une enquête sociologique, réalisée par l’hebdomadaire La Vie, montre qu’il s’agit essentiellement de jeunes issus de milieux favorisés, et dont la grande majorité compte parmi la petite minorité qui va à la messe de manière régulière ! Ces jeunes sont loin d’être représentatifs de la jeunesse de France !
Les jeunes sont bien différents entre eux … mais ils ont en commun de vivre le passage de l’âge de l’enfance à l’âge adulte, dans le contexte de notre société actuelle. On parle aujourd’hui de crise. Mais voici plus de quarante ans qu’on parle de crise. Une crise qui dure, ce n’est pas une crise, c’est une mutation. Vivre sa jeunesse dans un tel contexte n’est pas chose facile. Ce ne sont pas les jeunes qui brusquement ont changé, c’est le contexte dans lequel ils vivent et la manière dont les adultes les accompagnent.
Le primat de l’affectif sur l’institutionnel
Ce qui fonctionne aujourd’hui, ce sont soient les petits groupes de 4 ou 5 - parce que dans de tels petits groupes, on camoufle ce qui est différent, et on conforte son « moi je » - soient les groupes de 1 000, 2 000, 10 000… Alors là, il suffit de placer au centre une bonne vedette, et se diffuse une grande chaleur fusionnelle de 10 000 « moi je » qui vibrent ensemble. Par contre, le groupe de 15-30, où l’on est obligé de se confronter à la différence de l’autre, de se répartir des rôles, constitue une expérience plus difficile à vivre.
Ce primat de l’affectif génère une difficulté pour le jeune d’aujourd’hui de reconnaître le rôle positif des diverses institutions.
De plus, le rapport à l’autorité est de moins en moins statutaire ; l’autorité liée à une fonction institutionnelle est aujourd’hui contestée par bon nombre de jeunes ; elle est de plus en plus relationnelle, liée à la qualité de la relation adulte/jeune.
Le primat de la culture de l’entre-jeunes sur l’intergénérationnel
Une grande difficulté des jeunes d’aujourd’hui réside dans le fait que tous les jeunes circulent dans trois lieux : la famille, l’école et la cité. Chacun de ces lieux est marqué par une culture : la culture familiale, imprégnée des traditions d’origine, la culture scolaire, imprégnée de la tradition républicaine et la culture de la cité, qui est fondamentalement devenue une culture de l’entre-pairs, autrement dit de l’entre-jeunes, les adultes ayant un peu déserté l’espace public.
Une grande évolution réside, aujourd’hui, dans le fait que cette culture de l’entre-pairs a tendance à devenir de plus en plus prégnante. Elle a tendance à envahir l’école, (surtout lorsque celle-ci est située au cœur du quartier), et à renvoyer la famille à la marge. Les parents arrivent tant bien que mal à gérer l’espace familial, mais sont de moins en moins à l’aise pour intervenir dans les autres champs de vie de leur enfant, tant ils se sentent décalés face aux codes de communication utilisés, si différents des leurs.
Le développement de l’Internet favorise un tel primat. Des jeunes qui, physiquement sont dans la sphère familiale, mais qui, mentalement, peuvent rester dans la sphère de l’entre-pairs, avec lesquels ils ne cessent de communiquer via les réseaux sociaux (twitter, facebook).
Enfermés dans ces codes de l’entre-pairs, les jeunes ont alors de plus en plus de mal à intégrer le monde du travail. Et le plus grand obstacle que rencontrent aujourd’hui les jeunes dans l’insertion dans le monde de l’entreprise réside parfois moins dans leur absence de qualification, que dans l’écart de comportement entre celui véhiculé dans la cité et celui attendu dans l’entreprise.
Le primat de l’instant sur la durée
La raison principale du mal-être de la jeunesse française réside dans le regard négatif que les adultes portent sur demain. Un tel climat engendre chez les jeunes français une crise de confiance en l’avenir, qui possède de grandes incidences sur leurs comportements dans le présent. Nous assistons chez eux à un développement des conduites de l’instant, de ce « tout, tout de suite » qui caractérise tant de discours et de comportements adolescents et qui est si générateur de violence.
Une société qui ne permet pas à une frange importante de sa jeunesse de se projeter dans l’avenir est une société qui, en quelque sorte, fabrique de la délinquance !
Cette perte de confiance dans l’avenir est également synonyme d’une montée de la déprime, qui est la pathologie la plus fréquemment rencontrée chez les adolescents d’aujourd’hui. Nous savons combien le problème du suicide est devenu préoccupant en France qui compte parmi les cinq pays occidentaux où le taux est le plus élevé chez les jeunes.
Le problème du suicide des jeunes devient crucial. D’autant que bon nombre d’adolescents, même s’ils ne passent pas à l’acte, sont habités par des idées suicidaires. Une enquête de l’INSERM, menée auprès d’une population âgée de 15 à 19 ans, montrait que plus de 10% des adolescents interrogés étaient habités par des idées suicidaires.
Tel est l’état moral de notre jeunesse. Il est grand temps aujourd’hui en France de prendre la mesure du problème.
Jean-Marie PETITCLERC, sdb
source: ANS (Agence Info Salésienne - 03042012)
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15 avril 2012
Vivre ensemble et seul dans l’intimité du Christ ressuscité

Jésus ressuscité entre dans la gloire de son Père. Il remonte vers le Père, comme il le dit à Marie-Madeleine. Il remonte vers le Père pour nous communiquer cette gloire qu'il avait avant que le monde fût.
Et quelle est cette gloire qui va transfigurer notre vie et lui donner une valeur incomparable? Cette gloire, c'est l'Esprit Saint qu'il va répandre dans nos cœurs. Cette gloire, c'est la présence de Dieu, son habitation au plus intime de nous. Voilà que le ciel vient en nous, et que Dieu nous habite, que notre vie est identifiée avec la sienne : « Le ciel, dit le pape saint Grégoire, c'est l'âme du juste. »
II nous arrive souvent de nous demander quelle est la valeur de notre vie. Nous voulons tous être uniques et donner un sens à notre vie. Et au terme de notre existence, nous ne voulons pas avoir vécu en vain. Mais comment notre vie pourrait-elle être unique sans faire tort aux autres ? Sans nous retrancher de la communion humaine ?
Et voilà le miracle et le mystère: en Dieu, le secret de chacun, son unicité et son universalité se confondent parce que toute grâce est une mission, parce que celui qui reçoit Dieu voit son cœur s'ouvrir à l'infini et devient une présence à tous les hommes. Voilà le mystère merveilleux que l'Église réalise d'une manière unique: la possibilité de relier les deux pôles de la vie commune et de la vie sociale : «ensemble et seul». On ne peut pas former une communauté sans vivre ensemble, mais on ne peut pas former une communauté véritablement humaine sans que sa propre solitude soit reconnue et respectée, car la communauté vaut ce que vaut la solitude de chacun.
Voyez le communisme, qui a envahi une partie du monde et qui n'a pas cessé d'offrir ses pièges en promettant un paradis à brève échéance. Le communisme se trompe, non pas parce qu'il préconise la communauté de biens — qui peut être acceptable et même admirable, qui est du reste le régime de la vie monastique —, mais parce qu'il ignore ou méconnaît la solitude. Il perd de vue que le bien suprême, c'est le bien qui s'accomplit au plus intime de chacun et que, si chacun est vraiment présent à la Lumière et totalement offert à la présence divine, chacun devient alors un bien commun, universel. C'est là le véritable universel, que l'on confond toujours avec le général. L'universel, c'est ce trésor confié à chaque conscience, c'est ce bien divin, le seul bien véritablement commun.
Lors d'un concert, si les artistes sont dignes de la musique qu'ils présentent, si toute la salle est unanime à écouter, si elle est une seule respiration, une seule aspiration vers la beauté, chacun éprouve alors cette beauté d'autant plus profondément que le silence est total. Cette beauté, chacun l'éprouvera comme le secret le plus intime de son cœur.
C'est là l'image d'une société parfaite et véritablement humaine: ensemble et seul. On communie ensemble à un bien suprême, un bien qui est intérieur à chacun et qui est le secret le plus intime de sa personne. Et c'est cette gloire que Jésus veut nous communiquer quand il répand son Esprit dans nos cœurs, cette gloire en laquelle nous nous enracinons dans la mesure où nous vivons le mystère de l’Église. Car l'Église a ses assises dans la conscience de chacun, et chacun de nous doit devenir toute l'Église. Sans doute n'avons-nous pas tous la même fonction dans cette Église, mais nous avons tous la même mission d'être les porteurs de Dieu, les porteurs du Christ. Par notre vie même, nous avons à témoigner de sa présence en le communiquant.
C'est cela qui nous remplit de joie en voyant le Christ ressuscité et remonté vers son Père devenir le dispensateur de la gloire divine qui est répandue dans nos cœurs par l'Esprit qu'il nous donne. Car, dès cet instant, chacun d'entre nous peut alors entrer dans une grandeur infinie et recevoir une mission universelle. Dès lors, même la vie la plus humble, la plus cachée, peut rayonner sur le monde entier et lui apporter la vie éternelle,
II faut retenir ce message, il faut garder avec le plus grand amour ce trésor confié à chacun de nous. Il faut que chacun de nous prenne conscience que l'Église, c'est notre affaire. Le salut du monde, chacun de nous en a la charge, et le sens même de chacune de nos vies, c'est de porter tout l'univers pour en faire à Dieu une offrande de lumière et d'amour.
Quel honneur si chacun de nous peut découvrir dans le silence de son cœur cette présence du Seigneur ressuscité, et si chacun de nous se sent promu, élevé et magnifié par ce don de Dieu, si chacun de nous acquiert par là un plus grand respect de sa vie et prend cette admirable résolution d'être digne de cette mission et d'apporter partout où il va ce merveilleux secret — sans le dire, mais dans l'amour même du Dieu qu'il porte en lui-même — en traitant l'autre avec un respect tel qu'il puisse découvrir au fond de son âme ce Christ qui est le Christ de tous, ce Christ qui est aussi le Christ de chacun, ce Christ qui nous appelle chacun par notre nom, ce Christ qui nous fait à la fois uniques et universels.
Oui, ce bien commun, c'est vous ; le bien commun de toute l'humanité, c'est chacune de nos âmes dans la mesure où nous laissons Dieu vivre en nous et susciter en nous cet espace illimité où toute la création puisse se sentir accueillie.
Avec quel bonheur nous allons rendre grâce au Seigneur qui nous appelle à une telle dignité et qui nous envoie dans le monde pour être un Évangile vivant, pour porter la paix et la joie, afin que chacun se sente infiniment aimé par le Christ, notre frère et notre Dieu !
Maurice Zundel,
Beyrouth, le 2 avril 1972
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14 avril 2012
Ecouter

Le premier service
dont nous sommes redevables aux autres,
c'est de les écouter.
De même que le commencement
de notre amour pour Dieu
consiste à écouter sa Parole,
de même le commencement
de l'amour du prochain
consiste à apprendre à l'écouter.
Celui qui estime son temps trop précieux
pour pouvoir le perdre à écouter les autres
n'aura en fait jamais de temps
pour écouter Dieu et le prochain;
il n'aura plus de temps que pour lui-même.…
Dietrich Bonhoeffer, pasteur
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13 avril 2012
Justice et solidarité

Le Christ ressuscité montre des chemins d'espérance,
pour que nous y avancions ensemble
vers un monde plus juste et plus solidaire,
où l'égoïsme aveugle de quelques-uns
ne l'emporte pas sur le cri de douleur d'un grand nombre,
réduisant des populations entières
à des conditions de misère avilissante.
Que le message de vie, dont l'ange
près de la pierre roulée du sépulcre se fait l'écho,
l'emporte sur la dureté des cœurs,
conduise au dépassement des barrières injustifiées
et favorise une rencontre féconde
entre les peuples et entre les cultures.
Que l'image de l'homme nouveau,
qui resplendit sur le visage du Christ,
pousse tous les hommes à reconnaître
la valeur intangible de la vie humaine;
qu'elle suscite des réponses appropriées
à l'exigence toujours plus profonde
de justice et de chances égales
dans les différents domaines de la vie sociale;
qu'elle engage les individus et les États
au plein respect des droits essentiels et authentiques,
fondés sur la nature même de l'être humain.
Jean Paul II
27 mars 2005
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12 avril 2012
REPAS ORDINAIRE... INFINIMENT !

(Théologie pour piétons selon l’Evangile de Jean chap. 21 v. 1-14)
Mais non...
... ce n’était pas dimanche puisqu’ils étaient partis à la pêche !
Comme nous, lundi matin, quand nous reprenons le travail :
vous au bureau, lui au chantier et moi… à mes casseroles !
... pas forcément dimanche où, selon Sa Parole :
« Prenez et mangez ! Prenez et buvez ! »
ils avaient partagé comme nous, infiniment,
le pain et le vin de la Cène.
Repas que, soit-dit-en passant nous nommons
Son dernier mais… l’était-ce vraiment car là :
... ce devait être un de ces jours ordinaires
d’hommes et de femmes de bonne volonté pour lesquels non !
... ça n’est pas tous les jours dimanche !
Et voilà qu’à l’aurore, après une nuit de labeur,
ils Le voient, « toujours déjà là » sur la plage et,
à Ses pieds, disposés sur la braise, du poisson et du pain…
Ainsi tout était prêt !
Tout prêt pour eux puisqu’Il leur dit :
« Eh les enfants ! Venez déjeuner ! »
Je n’sais pas vous mais moi, ça me fait un bien fou de penser que Son :
« Je suis avec vous tous les jours… »
se conjugue sans cesse au présent et, le plus souvent, autour d’un repas :
sur une plage, à l’église, chez vous, chez moi où,
à Son invite :
« Eh les enfants ! Venez, car tout est prêt ! »
je puis, à la suite de Louis Evely,
répondre avec confiance :
« Notre Père, Tu es avec nous !
Tu nous as si bien partagé Ton pain
que Tu nous donnes l’idée,
l’envie et parfois le courage de partager aussi le nôtre… »
… courage qu’a eu peut-être Pierre avec
le trop-plein de son filet
... et après ce petit déj. d’une aube ordinaire et
divine… infiniment !
Marie-Claude Pellerin
Sur la toile, parfois on pêche des étoiles ...
Sur la toile des mots parfois se mettent à danser sous une poète plume qui écrit au gré des jours, sa Foi
et c'est alors que l'on se laisse surprendre et que l'âme s'enchante...
Nous vous invitons à découvrir ce très beau recueil où les mots tracent un chemin de Parole où se "pauser" l'espace d'un instant... cliquer ici pour la ballade
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07 avril 2012
Le coeur léger

Si on avait demandé à François ce qu'est précisément le cœur léger, il n'aurait certainement pas répondu pas une réponse abstraite. Il vivait, il chantait et il allait d'un pas si léger qu'il ne soulevait même pas la poussière du chemin. Et sa réponse aurait eu la légèreté de son cœur:
«Tu me demandes ce qu’est le cœur léger ?
Ecoute :
Un oiseau chante dans le jardin. Ne le dérange pas. Fais-toi le plus petit possible, le plus effacé, le plus silencieux. Ecoute-le. Ne cherche pas à l’attraper, à l’apprivoiser. C’est la création qui chante. Et son chant est celui de son Créateur.
Des roses s’épanouissent dans le jardin. Laisse-les fleurir. Ne tends pas la main pour les cueillir. Réjouis-toi de les voir si belles, si fraîches. C’est le sourire du Créateur.
Et surtout, surtout, si Dieu vient à fleurir dans ton jardin, ne cherche pas à le ramener à toi. Laisse Dieu être Dieu. Réjouis-toi seulement de ce qu’il est Dieu. Qu’il fleurisse dans ton jardin ou dans celui du voisin, peu importe. Il est Dieu, cela suffit.
Et si tu rencontres un misérable, un être douloureux ou désespéré, tais-toi, écoute-le. Emplis tes yeux de sa présence, de son existence, jusqu’à ce qu’il découvre lui-même dans ton regard qu’il existe vraiment et que tu es son frère. Alors, tu trouveras les gestes et les mots qui conviennent. Et peut-être qu’il n’y aura rien à dire ou à faire ? Il existe. Tu l’as fait exister. Tu as été Dieu pour ton frère.
Alors, tu entendras toi aussi le chant de la flûte neuve. Tu ne seras pas un violent, un conquérant, un rapace. Tu connaîtras la joie divine d’exister. Tu auras le cœur léger.»
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05 avril 2012
J'ai vu la nouvelle Jérusalem

Le 27 février dernier, le temps de quelques minutes, j'ai cru voir la nouvelle Jérusalem. Les mots de Jean de Patmos me sont revenus à l'esprit : « Je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle. Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu; elle s'est faite belle, comme une jeune mariée pour son époux. J'entendis alors une voix clamer, du trône: "Voici la demeure de Dieu avec les hommes".» (Apocalypse 21, 1-3)
Mais qu'on se rassure, je n'ai connu ni extase ni transport au septième ciel. Nul phénomène surnaturel n'était en cause. Non. C'était simplement à travers les mots du coeur de frères et de soeurs dans la foi.
C'était à Sherbrooke, au sous-sol de la cathédrale Saint-Michel. On m'avait invité comme conférencier pour une journée diocésaine de formation sur le thème « Communiquer avec le monde d'aujourd'hui: tout un défi à relever en Église ». Une centaine de personnes y étaient, toutes impliquées d'une façon ou d'une autre en pastorale.
J'avais intitulé l'exposé de l'après-midi : « Église, que dis-tu de toi-même... dans cette culture des communications ? ». Je voulais faire porter la réflexion sur la différence entre, d'une part, la conception de l'Église que nous portons en nous-mêmes et, d'autre part, l'image que nous en transmettons par nos façons de faire, image que nous reflètent souvent les médias. Au tout début de la journée, j'avais donc posé une question aux participants, leur demandant d'y répondre en quelques mots par écrit : « Au fond de votre coeur, quelle est votre définition de l'Église? Qu'est-ce que l'Église pour vous? »
Et ce fut très beau. Une vraie vision de la Jérusalem céleste.
Le portrait de l'Église qui se dessinait sous mes yeux était fait de foi partagée, d'amour de Dieu, de prière commune, de communauté fraternelle rassemblée autour du Christ, de témoignage, de service des autres et d'engagement. Pourtant, ce n'était pas une assemblée de personnes naïves, sans expérience concrète de la vie de l'Église. Au contraire. Je suis certain que tous et chacun avaient un lot d'histoires de difficultés, de contrariétés, de déceptions et qu'ils auraient pu faire un bilan autrement plus sombre de leur connaissance de l'Église.
« Vous rendez-vous compte de ce que nous venons d'entendre, de vivre ? » ai-je demandé quand fut venu le temps de la synthèse finale. C'était comme un cadeau. Une grâce.
J'ai compris comment les auteurs du Nouveau Testament - les Paul, Luc, Jean de Pathmos et autres - ont pu décrire l'Église en termes idéaux tout en vivant les tiraillements, les tensions et les ruptures de la jeune communauté. Ce n'étaient ni des rêveurs ni des menteurs. Mais comme mes frères et sœurs de Sherbrooke, ils ont su voir ce qui était en train de naître sous leurs yeux. C'était déjà, malgré les « douleurs de l'enfantement », la Jérusalem céleste où, dans les mots de l'Apocalypse, « Dieu aura sa demeure avec eux; ils seront son peuple et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu ».
Cette image de l'Église habite notre cœur. Elle nous fait rêver et elle nous donne du courage quand tout n'est pas à la hauteur du rêve. N'est-ce pas la vision que nous devrions communiquer autour de nous?
Bertrand Ouellet
Source: http://www.interbible.org
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06:00 Écrit par CoopBelSud dans Réflexion | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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