15 octobre 2017

S'abandonner à la vie

171012.jpg

Qui s'en remet à la vie se plonge dans la vie
et dans son mouvement.
Il ne se tient pas en retrait.
Il ne se cramponne pas convulsivement à lui-même,
mais s'abandonne au flux de la vie.
Ainsi, quelque chose en lui peut s'épanouir et devenir vivant.

S'abandonner, c'est le contraire de se retenir.
Bien des gens se cramponnent à l'image d'eux-mêmes ;
d'autres à leurs habitudes ou à leurs possessions,
à leur réputation, à leur succès.

Initions-nous plutôt à l'art de nous déprendre de nous-mêmes,
de nous en remettre à la vie, et finalement à Dieu. ...
Dans cette attitude d'abandon,
il n'y a pas seulement de la confiance,
mais aussi une grande liberté intérieure.
Si je ne me sens pas obligé de tout faire par moi-même,
alors je suis libéré de toute relation crispée au moi.

Anselm Grün

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

14 octobre 2017

L’eau et la pierre

171012.jpg

Un Père du désert disait :

La nature de l’eau est tendre, celle de la pierre est dure.

Mais si l’eau coule constamment goutte à goutte, elle creuse la pierre peu à peu, et cette dernière devient une vasque qui retient l’eau.

De même la Parole de Dieu est tendre et notre cœur est dur, mais l’homme qui entend fréquemment la Parole creuse son cœur pour accueillir la présence de Dieu.


Seigneur, trop souvent

notre cœur,
notre esprit,
notre intelligence,
sont durs comme de la pierre.

Chaque fois que nous ouvrons notre Bible
pour nous mettre à l’écoute de ta Parole,
qu’elle soit comme cette eau
qui creuse notre cœur de pierre
pour en faire un cœur de chair.

D’après Antoine Nouïs,
« La galette et la cruche »

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

11 octobre 2017

Appelés à l’excellence

171010.jpg

De toutes parts, nous sommes appelés à travailler sans repos afin d'exceller dans notre carrière.

Tout le monde n'est pas fait pour un travail spécialisé ; moins encore parviennent aux hauteurs du génie dans les arts et les sciences ; beaucoup sont appelés à être travailleurs dans les usines, les champs et les rues.

Mais il n'y a pas de travail insignifiant. Tout travail qui aide l'humanité a de la dignité et de l'importance. Il doit donc être entrepris avec une perfection qui ne recule pas devant la peine.

Celui qui est appelé à être balayeur de rues doit balayer comme Michel-Ange peignait ou comme Beethoven composait, ou comme Shakespeare écrivait. Il doit balayer les rues si parfaitement que les hôtes des cieux et de la terre s'arrêteront pour dire : "Ici vécut un grand balayeur de rues qui fit bien son travail."

C'est ce que voulait dire Douglas Malloch quand il écrivait : "Si tu ne peux être pin au sommet du coteau, sois broussaille dans la vallée. Mais sois la meilleure petite broussaille Au bord du ruisseau. Sois buisson, si tu ne peux être arbre. Si tu ne peux être route, sois sentier ; si tu ne peux être soleil, sois étoile ; ce n'est point par la taille que tu vaincras ; sois le meilleur, quoi que tu sois."

Examinez-vous sérieusement afin de découvrir ce pour quoi vous êtes faits, et alors donnez-vous avec passion à son exécution. Ce programme clair conduit à la réalisation de soi dans la longueur d'une vie d'homme.

Martin Luther King

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

10 octobre 2017

La fidélité

171009.jpg

« La vertu qui est devenue la plus rare dans les temps modernes est la fidélité. »
Charles Péguy

Les temps modernes se caractérisent par une vertigineuse accélération du temps.

La vitesse des mutations est telle aujourd’hui que l’homme doit sans cesse exprimer sa faculté d’adaptation et composer avec l’impermanence des choses.

Sa grande difficulté est de déceler, au sein du temps qui passe, le temps qui demeure. En d’autres termes, d’identifier ce qui constitue les fondements durables de sa vie qui, eux, résisteront à l’usure des jours, à la valse des modes et aux standards sans cesse renouvelés du progrès.

L’exaltation qui entoure la cuite de l’instant présent ne doit pas nous distraire de la conviction que nous sommes des êtres de mémoire (donc reliés au passé) et d’espérance (donc reliés à l’avenir).

Et seule, la fidélité est de nature à faire le lien entre ce qui fut et ce qui sera, et à nous permettre de vivre l’instant présent dans une sorte de quiétude bienheureuse qui est probablement l’une des formes les plus abouties du bonheur.

François Garagnon 
"Pensées revigorantes" - Edts Monte Cristo

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►

07 octobre 2017

"Que Dieu vous soit neuf chaque matin "

170928.jpg


Il est impossible de concevoir une religion vivante si Dieu ne nous est pas neuf chaque matin. Nous nous lassons du déjà vu, nous éprouvons constamment le besoin d’un renouvellement. Et un amour qui chaque jour ne découvre pas dans le visage aimé un trait encore inaperçu est bientôt condamné à mort.

La vie de l’Esprit est une découverte inépuisable et il est indispensable, pour que Dieu devienne pour nous un objet passionnément aimé, il est indispensable que, chaque jour, Dieu soit pour nous une découverte nouvelle […]

Tous les grands Hommes, tous les génies, tous les savants, tous ceux qui sont à la tête de la course dans l’humanité, sont des êtres qui ont su admirer et s’émerveiller. Et c’est Einstein, un des plus grands savants de tous les temps, qui a dit ce mot magnifique où il nous révèle son âme : L’homme qui a perdu la faculté de s’émerveiller et d’être frappé de respect est comme s’il était mort […]

Chacun de vous a des goûts particuliers. Chacun de vous est attiré par un certain aspect de l’univers : il y en a qui aiment les bois, il y en a qui aiment la mer, il y en a qui aiment la montagne, il y en a qui aiment la musique, d’autres la poésie ; il y en a qui aiment les mathématiques, d’autres l’astronomie – qui d’ailleurs les comprend d’une manière nécessaire – mais chacun dans cette recherche, chacun dans cet amour, chacun dans cette passion, trouve sa source, cette source que Jésus révélait à la Samaritaine au puits de Jacob, et qui nous fait entrer, tous et chacun, dans cette vie éternelle qui est le Dieu vivant au plus intime de nos cœurs.

Il ne faut donc pas penser que la prière pour nous s’épuise dans les formules que nous récitons à l’église, dans le chapelet, dans le chemin de croix, dans le Notre Père où le Je vous salue, Marie. La prière, c’est la respiration même de l’âme qui découvre, tout d’un coup, le visage imprimé dans notre cœur. 

Maurice Zundel
(extraits d’une conférence donnée le 5 février 1961)

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour ►