17 août 2017

Mes jours sages

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M'éveiller chaque matin avec un sourire
pour illuminer mon visage,
saluer le jour avec respect
pour les possibilités qu'il contient,
aborder mon travail avec un esprit clair,
garder présent,
même dans l'accomplissement des petites choses,
l'objectif ultime pour lequel je travaille,
rencontrer des hommes et des femmes
avec le rire aux lèvres et l'amour au cœur,
être aimable, gentil et courtois à chaque instant,
aborder la nuit avec la fatigue
qui courtise toujours le sommeil
et la joie qui provient du travail bien fait,
telle est la façon dont je désire user
sagement mes jours.

Thomas Dekker

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16 août 2017

Qui sont les pauvres ?

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Une petite fille de 4 ans avait fait sa prière ; et elle énumérait des intentions qu’elle voulait proposer à l’Amour du Seigneur, et en particulier elle priait pour les pauvres.

Sa tante qui se trouvait auprès d’elle, et qui n’avait pas souvent l’occasion d’assister à la prière de sa petite nièce, lui dit : « Mais, qui sont les pauvres ? »

Et la petite fille répondit : « Ce sont ceux qui sont tristes. »

Le mot de pauvre aurait pu être un mot banal, répété par psittacisme, un mot entendu, un mot sans résonance, et voilà une traduction inattendue et merveilleuse, dans la bouche d’un enfant de quatre ans:
« Les pauvres, les pauvres ce sont ceux qui sont tristes ! »

Maurice Zundel, « Ton visage, ma lumière »

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13 août 2017

Bonne route vers votre pôle intérieur

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Une réflexion de Jean-Louis Etienne.

Entre juillet 1989 et mars 1990, il est co-leader avec l'Américain Will Steger de l'Expédition internationale Transantarctica et réussit en traîneaux à chiens la plus longue traversée polaire jamais réalisée : 6300 km.

(…) J’ai cru que la réponse essentielle à la question que je me posais et que nous nous posons tous sur la raison de notre existence, j’allais la trouver à l’autre bout de la planète ; en choisissant volontairement de me mettre dans des situations extrêmes. Il m’a fallu beaucoup de temps pour commencer à percevoir que la réponse n’est ni sur la banquise ni au sommet de l’Himalaya, mais en soi….

Plus que le pôle Nord, c’est effectivement sur son pôle intérieur qu’on a commencé à lever le voile. On part un peu pour la gloire et ce qu’on trouve, en fait, c’est l’humilité.

A mon retour du pôle Nord, la presse m’a interrogé sur le froid, sur ce que j’ai mangé, le poids de mon traîneau… toutes choses dont je me moquais éperdument. Je savais que le vrai voyage était intérieur, une confrontation sans fard et brutale avec moi-même au travers de ce projet terriblement ambitieux et totalement fou.

Le pôle Nord m’avait mis vraiment en face de moi-même, la notoriété qui a suivi m’a sans doute mené à un cul-de-sac. Je me suis interrogé : à quoi bon faire le héros face à des gens qui, sûrement, ont un héroïsme au quotidien plus compliqué que le mien. L’intéressant n’est pas le héros, mais l’humain qui se cache derrière lui et derrière tous nos masques. Ce que je pouvais apporter aux autres, ce n’était pas une image de réussite sur papier glacé, mais une expérience humaine avec ses misères, ses grandeurs et surtout ses interrogations fondamentales sur la vie.

Notre vérité, notre désir le plus profond sont sans cesse « zappés » par la vie que nous menons, par le métier, la course à la réussite, les médias, qui nous offrent sans cesse des moyens de plus en plus puissants de nous fuir, d’oublier le rendez-vous que nous devons avoir avec nous-même.

Nous ne prenons plus le temps de l’arrêt, de l’apaisement, du temps de la solitude choisie où, enfin, nous pouvons nous interroger, nous poser la question de savoir si nous sommes sur la bonne voie, si la vie que nous menons est véritablement en accord avec ce que nous sommes et si elle est bien accrochée à l’essentiel.

Retrouver sa propre fragilité est une richesse humaine. L’accepter, c’est je crois, une ouverture du cœur. Si je me sais fragile, je me mets en position de pouvoir rencontrer l’autre et l’aimer.

La question de l’existence de Dieu est devenue pour moi incontournable. Je cherche sa trace, je crois qu’elle est comme une empreinte dans nos vies. Mon chemin escarpé et non balisé vers Dieu passe aujourd’hui par la nécessité de faire en moi silence. Car je crois que Dieu ne parle bien que si nous savons réellement nous taire pour l’écouter.

Je crois aussi que de notre silence intérieur dépend l’apaisement du chaos du monde : notre paix intérieure peut être contagieuse. Sans doute notre monde contemporain déboussolé a-t-il un énorme besoin de suivre la lanterne que portent dans leurs dos, pour nous éclairer le chemin, les aventuriers de l’âme. Des hommes et des femmes qui viennent redonner du relief à l’essentiel.

L’aventure est devenue pour moi intérieure. C’est mon chemin vers le bonheur et vers l’amour.

Bonne route vers votre pôle intérieur !

Jean-Louis Etienne

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12 août 2017

Aujourd'hui, Tu nous envoies

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Comme ton Père t'a envoyé, toi aussi tu nous envoies.

Tu n'as pas hésité,tu as accepté avec courage ta vocation de sauveur.

Trop souvent, nous choisissons notre confort et nous nous rendons sourds à ton appel.

Trop souvent, nous pensons que nous ne sommes pas capables de répondre à cet appel, montrant ainsi bien peu de confiance en ton choix.

« Faire confiance », « Oser » sont peut-être les mots clés d'une réponse à ton appel.

L'oisillon hésite à se jeter hors du nid pour son premier envol et pourtant, quelle ivresse de liberté une fois qu'il a osé.

Il en est de même pour nous.  Nous sommes capables de beaucoup plus que nous ne l'imaginons.

Contentons-nous de dire « oui » et puis faisons confiance à l'Esprit du Seigneur.

Il saura nous guider et nous inspirer les mots, les gestes, les phrases qui pourront témoigner de la joie de vivre avec le Seigneur.

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07 août 2017

Dialogue

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- Il faut essayer de se connaître mutuellement.
Mais qu'est-ce que c'est, connaître un autre ? dit Niels.

- Connaître l'autre c'est avoir saisi le rêve intérieur qu'il fait de lui-même, pas seulement avoir vu qui il se figure être, mais savoir qui il aspire à devenir, dit Marina.

- Mais on parle trop pour voir ces choses invisibles, dit Estelle.

- On ne parle pas trop, on parle mal.
On se parle mal.
Ce que je vais dire est-il vrai, utile et bienveillant ?

Voilà la bonne question, dit Théo.

Alice Ferney - « Les Autres »

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