22 janvier 2012

Prière à Don Bosco

Sans titre 30.jpg


Jean Bosco, tu as vécu pauvre, mais tu as combattu la pauvreté par ton travail.
Tu as voulu que tous puissent apprendre un métier et reçoivent une éducation solide.
Tu as donné du travail à beaucoup de jeunes.

Tu aurais pu devenir brigand, chef de bande.
Tu as maîtrisé ton agressivité pour la mettre au service du bien et de la justice.
Ta vitalité, tu l’as gaspillée pour les jeunes.

Don Bosco, tu as beaucoup aimé.
Ta sensibilité t’a permis de réconforter, de consoler, de comprendre les jeunes pour les guider.
Tu t’es laissé inspirer par la façon d’aimer de Jésus,
Tu as prouvé que le Père nous aime,
En étant toi-même un père.

Jean-François MEURS, sdb

 

Voir la vidéo du jour

14 janvier 2012

La prière selon Saint François de Sales (1)

Sans titre 7.jpg


1- La prière : une présence


Parce que la vie chrétienne est aux yeux de François de Sales une vie d'union à Dieu, son secret pour parvenir à la sainteté est de vivre, autant que possible, chaque instant en présence de Dieu. Il n'est donc pas étonnant que la prière soit d'abord placé sous le signe de la présence de Dieu.

A une femme qui avait l'impression de rien faire pendant l'oraison, François écrit : "Vous ne faites rien, ce me dites-vous, en l'oraison. Mais qu'est-ce que vous y voudriez faire sinon ce que vous y faites, qui est de présenter et représenter à Dieu votre néant et votre misère ? C'est la plus belle harangue que nous fasse les mendiants que d'exposer à notre vue leurs ulcères et nécessités. Mais quelquefois encore ne faites-vous rien de tout cela, comme vous me dites, mais vous demeurez là comme un fantôme et une statue. Eh bien, ce n'est pas peu que cela. Dans les palais des princes et des rois, on met des statues qui ne servent qu'à recréer la vue du prince : contentez-vous donc de servir de cela en la présence de Dieu, il animera cette statue quand il lui plaira.  Les arbres ne fructifient que par la présence du soleil, les uns plus tôt et les autres plus tard, les uns toutes les années et les autres de trois en trois, et non pas toujours également. Nous sommes bienheureux de pouvoir demeurer en la présence de Dieu, et contentons-nous qu'elle nous fera porter notre fruit ou tôt ou tard, ou tous les jours ou parfois, selon son bon plaisir auquel nous devons pleinement nous résigner (remettre ou abandonner)" 
Lettre à la Présidente Brûlart, mars 1605            

(à suivre)

  source

Et par les temps qu'il fait, vu l'état général de la société... ces comprimés de salésianité ne sauraient que nous faire du bien !  A consommer sans modération et à partager largement. 

Voir la vidéo du jour

18 décembre 2011

Cultiver la joie

Sans titre 29.jpg

Il y a bien des manières de cultiver la joie, directement et indirectement. Le jeu, par exemple ! L’enfant aime jouer ! Mais le jeu permet en outre d’intérioriser des règles, donnant à la joie une dimension publique. Pour certains divertissements, la règle n’est pas primordiale, elle n’est cependant pas absente : on ne construit pas des châteaux de sable sans tenir compte des lois du réel ! D’autres sont régulés par des codes précis et représentent un véritable apprentissage de socialisation par le plaisir. Le foot, par exemple, fait appel et à l’observance des règles et à la combativité des joueurs et à la coopération des équipes et au respect de l’adversaire.

A côté du jeu, bien d’autres activités permettent de cultiver la joie, mais aussi le sens de la gratuité et de la beauté qui réjouissent : activités de loisirs, de solidarité, d’efforts pour autrui, etc. L’éducation ne doit ni survaloriser le plaisir, ni le dévaloriser, mais lui accorder une juste place. L’écueil de l’absolutisation du plaisir laisse croire qu’un plaisir satisfait dans l’immédiat équivaut au bonheur absolu. Inversement, la dévalorisation prive l’enfant des bonnes choses de la vie. Elle aliène son désir de grandir et d’aller de l’avant. Le plaisir donne de la saveur à l’existence. Mais il n’est pas tout. Car ce que l’individu cherche, éducateur comme éduquant, c’est la joie et surtout le bonheur.

La joie est l’aliment et le fruit du désir. Elle est cadeau qui surgit quand on a réussi à faire croître l’humanité en soi-même et en autrui. Elle est nourriture qui à la fois apaise la personne et creuse davantage encore sa faim d’accomplissement de soi, sa soif de bonheur.

Le bonheur, assurément, comme l’écrit Paul Ricœur, est " une terminaison de destinée et non une terminaison de désirs singuliers ; c’est en ce sens qu’il est un tout et non une source ". En d’autres termes, il n’est pas accumulation de joies partielles, il est totalité d’accomplissement, non atteint dans l’aujourd’hui, mais néanmoins déjà présent comme ce à quoi vise tout acte humain. Il est finalité sensée indiquant tout à la fois la signification de l’existence et la direction du bonheur dans son caractère achevé. " Nul acte ne donne le bonheur, précise encore le philosophe, mais les rencontres de notre vie les plus dignes d’être appelées des " événements " indiquent la direction du bonheur. "

Les actes de la joie, selon le titre d’un ouvrage de R. Misrahi, préparent donc d’une certaine façon au bonheur, sans pouvoir néanmoins posséder celui-ci. R. Misrahi ne tient sans doute pas suffisamment compte, à mon sens, des déterminations des corps propre et social, incluant un certain non-agir. Mais il a le mérite de souligner la part active de construction de la joie. Et l’éducateur doit apprendre aux jeunes à accueillir humblement les événements heureux, à laisser place aux surprises, mais aussi à goûter la joie d’être enfant de Dieu. Il se rappellera cependant que cette possibilité de se réjouir est liée à la capacité de différer des satisfactions immédiates. Le sujet désirant ne goûtera à la joie de vivre que s’il accepte de quitter suffisamment la plénitude fusionnelle pour s’inscrire dans le champ symbolique du langage.

Enfin, si l’éducation doit cultiver la joie, l’éduquant doit aussi pouvoir découvrir qu’il donne de la joie à son éducateur, par-delà ses résultats (scolaire ou autres). Don Bosco disait que l’enfant a besoin de se savoir aimé, il a sans doute besoin aussi d’observer ou d’entendre la joie de son éducateur.

Marie-Jo Thiel, Eduquer à la Beauté, éduquer aux valeurs, Ed. don Bosco

 

Le mot d'Avent du jour :

"Dieu de tous les humains,
nous nous confions à toi,
dans un esprit de reconnaissance ...     lire la suite

 

Voir la vidéo du jour

11 décembre 2011

La vie intérieure

4.jpg

« La vie intérieure est une chose primordiale... La vie active est la conséquence de la vie intérieure et n'a de valeur que si elle en dépend. On voudrait tout faire le mieux possible, avec perfection. Mais si ce n'est pas relié à la vie intérieure, cela ne sert de rien. Toute la valeur de notre vie et de notre activité relève de la vie intérieure, la vie de l'amour de Dieu et de la Vierge Marie, l'Immaculée, pas de théories ni de douceurs, mais la pratique d'un amour qui consiste dans l'union de notre volonté à la volonté de l'Immaculée.

Avant tout et par-dessus tout, nous devons approfondir cette vie intérieure. S'il s'agit vraiment de la vie spirituelle, les moyens surnaturels sont nécessaires. La prière, la prière et seulement la prière est nécessaire pour entretenir la vie intérieure et son épanouissement; le recueillement intérieur est nécessaire.

Ne soyons pas inquiets pour des choses sans nécessité, mais doucement et dans la paix, essayons de garder le recueillement de l'esprit et d'être prêts à la grâce de Dieu. Voilà pourquoi le silence nous aide. »

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941), Entretiens spirituels inédits

 

Le mot d'Avent du jour :

"Vienne la rosée sur la terre,
Naisse l’espérance en nos coeurs,
Brille dans la nuit la lumière:
Descends vite à notre secours; . ...     lire la suite

 

Voir la vidéo du jour

 

06 novembre 2011

Grands-parents : transmettre dans la confiance et le dialogue

9.jpg

         

Ce que j’ai reçu, à mon tour je vous le transmets….

Il faudrait d’abord se poser la question des valeurs qui ont réellement compté pour nous : la foi en Dieu, mais aussi en la vie, l’espérance, la justice, l’honnêteté, la fidélité à ses engagements, le sens du travail, mais aussi la nécessité d’être heureux, car la joie est révélatrice de l’espérance.

Beaucoup de grands-parents éprouvent un sentiment d’échec, disent qu’ils n’ont pas pu transmettre leurs valeurs à leurs enfants (et tentent de se rattraper avec leurs petits-enfants). Cette souffrance s’est exprimée notamment en ce qui concerne la foi. De nombreux grands-parents souffrent en effet aujourd’hui de voir que leurs enfants ne pratiquent plus ou que leurs petits-enfants ne sont pas baptisés.

Sur les autres valeurs, le constat est plus flou, car on ne sait pas très bien ce qu’il faut transmettre d’essentiel. Les anciens nous avaient transmis des valeurs et des savoir-faire qui étaient issus d’une longue tradition et qui avaient fait leurs preuves. Aujourd’hui, on est confronté à des valeurs plus fragiles, qui ne sont pas issues d’une expérience continue, mais d’une mode passagère.

Transmettre à ses descendants des valeurs auxquelles on était attaché se faisait autrefois sans état d’âme. Désormais, c’est plus compliqué. Il est étonnant que plus il y a de transmission technique, moins il y a de transmission spirituelle. On peut joindre ses petits-enfants à des milliers de kilomètres, et en même temps l’essentiel passe moins. Comme si les techniques de communication empêchaient l’essentiel de passer. Les modes de consommation actuels imposent aussi des types de vie qui gênent la transmission des valeurs. Peut-être faudrait-il s’ interroger davantage sur le sens de la transmission.

Transmettre, ce n’est pas répéter le passé, c’est engendrer de l’avenir, ce n’est pas reproduire, c’est poursuivre un élan.

Car, il ne s’agit pas de s’arrêter au constat amer d’un échec qui ne peut susciter que l’aigreur ; il vaut mieux comprendre les obstacles qui gênent cette transmission pour les surmonter. Plutôt que de s’interroger de façon narcissique, il faudrait peut-être se mettre davantage à l’écoute des plus jeunes.

Transmettre n’est sûrement pas vouloir que l’autre reproduise à l’identique ce qu’on vit soi-même, ou alors nous serions des parents ou, pour les plus âgés, des grands-parents dictateurs.

Il ne s’agit pas de vouloir être servilement imité, et c’est sans doute dans les moments où on veut transmettre à tout prix qu’on y réussit le moins et qu’on risque au contraire de se révéler contre-productif – c’est la différence entre transmettre et vouloir transmettre. Nous témoignons de ce qui nous fonde et il s’agit d’en vivre. Mieux vaut des actes en cohérence avec des convictions que de laborieux discours moralisateurs.

Les jeunes portent cependant des valeurs qui leur sont propres et auxquelles ils tiennent mordicus. Y rester sourd, lorsqu’on prétend à la transmission, décrédibiliserait de facto tout propos éducatif. Nous ne sommes pas seuls, nous les aînés à détenir la science, que nous avons aussi à recevoir des plus jeunes des compétences, mais aussi des valeurs nouvelles. Les grands-parents ont un rôle important à jouer – d’autant plus important que les parents ont moins de temps et que leurs foyers sont souvent déchirés – à condition de créer un climat favorable au dialogue. Les grands-parents sont souvent les confidents de leurs petits-enfants : il faut savoir les écouter, respecter ce qu’ils nous disent, tout en osant affirmer nos convictions, non pas en les assénant comme un jugement, mais comme des valeurs auxquelles on croit et qui nous font vivre. Sans jamais se décourager, car on n’a jamais fini de transmettre : on transmet tout au long de notre vie et même au-delà.

Source « La-croix.com »


Voir la vidéo du jour



30 octobre 2011

Saints humbles

1.jpg

 « Ils ne font rien de particulier ou d’extraordinaire pour attirer les regards. Il faut être attentifs pour les découvrir. Quand ils sont là, il y a du respect dans l’air et de la tolérance et de l’amour et une autre tournure des esprits et des cœurs… Une autre lumière. Une joie et une espérance qui viennent de l’Evangile.

Ils ne se cachent pas. Ils n’ont pas honte mais ils sont discrets car ils savent que les grandes moissons germent dans l’obscurité de la terre et que les grandes récoltes se préparent dans les profondeurs.

Ils sont présents, discrets et humbles, comme le levain. Ils font bouger le monde. Ils existent. Il suffit d’être attentifs et on les voit, nombreux, dans les lieux de chaque jour.

D’ailleurs, au milieu de la foule indifférente, tu es peut-être de ceux-là ?... »

Ch SINGER

 

Pour vivre la Toussaint :

Coincée entre potirons et chrysanthèmes, la fête de la Toussaint nous rappelle que nous sommes tous en chemin... pour être saints. Tous saints ? Une question, cent réponses... au moins !   Et ci-dessous, quelques liens pour aller plus loin:

«Textes et prières pour faire la fête...»  
[   Tous saints ?   ]

«La vocation chrétienne est un appel à la sainteté ...»  [   Oser être saint !   ]

 

 

voir la vidéo du jour

09 octobre 2011

« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »

Sans titre 9.jpg

Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune « selon son genre » (Gn 1,11) : ainsi commanda-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu'ils produisent des fruits de dévotion, chacun selon sa qualité et vocation. La dévotion, la vie chrétienne, doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l'artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier...

Serait-il à propos que l'évêque voulût être solitaire comme les chartreux ? Et si les mariés ne voulaient rien amasser non plus que les capucins, si l'artisan était tout le jour à l'église comme le religieux, et le religieux toujours exposé à toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l'évêque ? Cela ne serait-il pas ridicule, déréglé et insupportable ?

Cette faute néanmoins arrive bien souvent...

Non, la dévotion ne gâte rien quand elle est vraie ; elle perfectionne tout... « L'abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les abîmer », les laissant entières et fraîches comme elle les a trouvées. La vraie dévotion fait encore mieux, car non seulement elle ne gâte nulle sorte de vocation ni d'affaires, mais au contraire elle les orne et embellit... Le soin de la famille en est rendu paisible, l'amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d'occupations plus suaves et amiables.

C'est non seulement une erreur mais une hérésie, de vouloir bannir la dévotion de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés... Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite.

Saint François de Sales (1567-1622), Introduction à la vie dévote, I, ch. 3

 

Voir la vidéo du jour

 

02 octobre 2011

Viens Seigneur !

 

 

 

5.jpg


« Seigneur, comment ta voix pourrait-elle parvenir jusqu’à nous ?  Notre existence est tellement remplie de soucis et de pressions et de courses auxquelles nous sommes soumis.  Est-ce pour cela, Seigneur, que notre vie, parfois, ressemble à un désert?

C’est pourquoi, Seigneur, nous venons te célébrer et prier : c’est vital pour nous!  C’est pour te préparer un chemin, c’est pour dégager le terrain, c’est pour maintenir une ouverture et respirer, c’est pour permettre à ta voix, au milieu des rumeurs et des peurs et du travail, de se frayer un chemin jusqu’à nous et de résonner dans notre vie.  Car nous le savons bien, Toi seul, ta Parole seule nous rend capables de ne pas nous dessécher!

Viens, Seigneur, nous te faisons de la place!  Viens en nos déserts tellement encombrés!  Viens et nous pourrons vivre. »

Ch. Singer, Terres.

 

Voir la vidéo du jour

« LES JEUNES VOUS ATTENDENT ET ATTENDENT TANT DE CHOSES DE VOUS… »

5.jpg

« L’Eglise, si elle veut rester fidèle à sa mission de sacrement universel de saluts doit apprendre les langages des hommes et des femmes de chaque époque, de chaque ethnie, de chaque lieu. Et nous Salésiens, d'une manière particulière, nous devons apprendre et utiliser le langage des jeunes.

Il n'y a pas de doute que dans l'Eglise d'aujourd'hui, mais aussi à l'intérieur de nos institutions, il existe un sérieux problème de langage.  Au fond, il s'agit d'un problème de communication, d'insertion de l'Evangile dans les réalités sociales et culturelles; d'un problème d'éducation à la foi pour les nouvelles générations.

Voici donc un défi et une tâche pour nous aujourd'hui ; être des éducateurs capables de communiquer avec les jeunes et de leur transmettre le grand trésor de la foi en Jésus Christ. »

 

Pères Chavez – Août 2008

 

Voir la vidéo du jour

06:00 Écrit par CoopBelSud dans Les dimanches salésiens | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

25 septembre 2011

Si nous savions écouter Dieu ...

 

 

 

 

 

2.jpg



«Si nous savions écouter Dieu, nous l’entendrions nous parler.  Dieu parle en effet. Il a parlé par son Evangile, Il parle aussi par la vie, ce nouvel évangile dont nous écrivons une page chaque jour. Mais parce que notre foi est trop faible et notre vie trop humaine, rarement nous recevons le message de Dieu…»


« Si nous savions écouter Dieu, si nous savions regarder la vie, toute la vie deviendrait prière.  Car toute la vie se déroule sous le regard de Dieu et rien ne doit être vécu sans lui être librement offert.  Les mots de chaque jour nous servent d’abord de trait d’union avec le ciel…. Ils ne sont qu’un moyen.  Mais la prière silencieuse qui s’évade des mots ne doit jamais se priver de la vie, car la vie de chaque jour est la matière première de la prière. » 

M. Quoist, Prières.

 

Voir la vidéo du jour

 

06:00 Écrit par CoopBelSud dans Les dimanches salésiens | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

18 septembre 2011

Sur Saint François de Sales

Roger Schutz, Prieur de Taizé:

4.jpg

 

Pour ma part, je porte une grande vénération au saint témoin du Christ que fut saint François de Sales et, en particulier, un aspect de sa personnalité m'a frappé. Je sais qu'il était un impétueux et un violent.  Mais, par une lente élaboration, Dieu a transfiguré en lui la violence en douceur, en humanité, en charité sereine pour nous. Dans ma vie  personnelle, comme dans la    direction spirituelle qui constitue une part essentielle de mon ministère, je me suis souvent référé à cet aspect qui a marqué la vie de saint François de Sales.

Des profondeurs de la peine des hommes monte aujourd'hui un appel. Dans notre vie quotidienne, et dans notre travail, nous sommes des êtres ordinaires; l'extraordinaire demeure caché. Le monde a besoin d'êtres d'exception par l'attention de leur charité plus que par leurs qualités naturelles. Saint François de Sales demeure alors pour nous le témoin de ce mystère de Dieu en nous: par une patiente élaboration, perceptible ou non, ce qui     demeurait obscur, inquiétant même, est traversé par la transfiguration du Christ. Lui seul atteint ces volontés rebelles qui n'accomplissent pas ce qu'elles aiment, mais un mal qui leur est contraire.

Plutôt que de nous laisser arrêter par les impossibilités et les ombres, en nous-mêmes et en tous, à nous dès lors de considérer chaque homme dans la lumière du Christ.  Avec beaucoup d'autres, je rends donc grâces à Dieu pour ce saint témoin du Christ qu'a été saint François de Sales, lui qui nous entraîne à marcher sur les traces mêmes du Christ..

 

Voir la vidéo du jour

 

06:00 Écrit par CoopBelSud dans Les dimanches salésiens | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

11 septembre 2011

Plus que 6 mois pour faire de moi un homme

 

6.jpg

Lors d’une rencontre de la Formation Permanente des Chrétiens à Bruxelles (FPC), le père Guy nous a raconté l’his­toire d’un jeune qui avait croisé sa route (nous l’appelle­rons François). Tombé dans le milieu de la prostitution, ce jeune menait une vie bien différente de la nôtre mais aussi très difficile. Malgré sa marginalité, il avait trouvé une place dans le cœur du père Guy; et le père allait s’enrichir également de cette amitié.

Ils avaient convenu d’un code et lorsqu’une nuit, la son­nerie de la porte retentit trois fois, le père sut que c’était François. Il se leva donc. Tout ébouriffé, encore moitié endormi, et un peu mécontent d’être réveillé en pleine nuit, il ouvrit la porte. Devant lui, François lui lança: “Je sais que je t’emmerde, je sais que je n’ai pas encore fait ce que tu m’as conseillé, mais je ne pouvais pas m’en­dormir sans avoir vu ton regard fraternel se poser sur moi et me rendre visage humain”.

Bouleversé, le père n’ou­blia jamais ces paroles pleines d’amour et de sagesse. Il avait eu raison de ne pas le repousser ou simplement l’ignorer, comme il arrive si souvent de le faire. A ce mo­ment-là, il avait été le pain de François. Et les paroles de celui-ci furent un cadeau pour le père.  Le père ne revit plus François pendant des mois.

Soudain, un jour, il réapparut, excité comme une puce. Que se pas­sait-il? Et de nouveau François lui lança: “Je reviens de chez le médecin, il me reste six mois à vivre et il te reste six mois pour faire de moi quelqu’un de bien”.

Ils se sont mis à l’œuvre immédiatement. Il n’y avait pas de temps à perdre. Durant six mois, le jeune homme s’est donné à fond aux autres: entre les visites des foyers et des homes, entre les courses pour les personnes âgées et les témoi­gnages, François s’est donné sans compter. 

Il vivait enfin, il rayonnait, et ce jusqu’à ses dernières forces.   

Ensuite, la maladie gagnant du terrain, il ralentit la cadence mais il était heureux. Il avait rencontré le Christ avant d’aller Le rejoindre, laissant derrière lui un rayon lumineux dans le cœur de tous ceux qui par lui se sont laissé aimer.

Lysiane
Médiatrice et Reine -03/99  

 

Voir la vidéo du jour

04 septembre 2011

JUS de SALADE

3.jpg

 

On rêve de communauté où chacun, censément, serait le tout de l'autre.
Non pas comme des pommes sur le pommier où chacune est finalement
pour soi et le soleil pour tous.

Ni comme des fruits dans une même corbeille : il y a diversité, mais juxtaposée.

Alors on invente la communauté passée dans la moulinette ou le mixer.
Tout y passe en effet... la peau, les pépins.
Il en sort un jus uniforme, plein de vitamines.
Mais chacun y a perdu de sa personnalité.
C'était, dit-on, le résultat de certains ordres religieux autrefois.

C'est peut-être aujourd'hui l'idéal de telle communauté de base
où l'on ne sait plus très bien reconnaître laïcs, religieuses, gens mariés, célibataires.

Une solution meilleure ? La salade de fruits.
Chacun reste lui-même : poire, pomme, banane, ananas.
Et chacun bénéficie du goût propre de l'autre.
Mais à une condition : accepter évangéliquement
d'être coupé en quatre, dix ou douze morceaux si l'on est un beau gros fruit.

Seuls, les très humbles restent entiers : une cerise, un grain de raisin, une groseille.

Jacques Loew
"Farandoles et Fariboles" Ed. Fayard

 

Voir la vidéo du jour

28 août 2011

Aller à la source de notre engagement ...

2.jpg

Quelle est "l'annonce salésienne" de ma vie ?
Quelle est ma réponse?
Quel oui à Qui ?
Quel oui à quoi ?
Quel oui comment ?

Ce que tu as découvert de plus beau, ce que Dieu t'a fait comprendre,
garde-le dans ton cœur, comme le faisait Marie.
Prends-le avec toi pour la route, pour y penser de temps en temps.
Alors, peu à peu, la Parole de Dieu pourra agir en toi, et elle te fera renaître.
Avec toi aussi, Dieu veut entrer en conversation, en cœur à cœur.
Il te dit: "Ne crains rien. Regarde combien je t'aime.
Partout où tu iras, je serai avec toi".

Il te dit: "Regarde Jésus, mon Fils bien-aimé.
Regarde tout ce qu'il a fait et comment il a offert sa vie pour toi.
Et souviens-toi de ce qu'il a dit: ce sont des paroles qui libèrent".

Si Dieu est "chez lui" dans ton cœur, tu pourras chanter avec Marie:
«Mon âme exalte le Seigneur, et j'exulte de joie en Dieu, mon Sauveur»

Aux nombreux carrefours de la vie,
chaque matin est un départ.

La vocation renaît chaque jour
dans les oui que l’on dit … avec Amour.

S’engager, c’est apprendre à aimer …


Bon dimanche et ... bonne réflexion !

A+

 

Voir la vidéo du jour


21 août 2011

Marie, modèle du chrétien au service du Royaume

4.jpg

Il y a deux figures sous lesquelles Marie se présente comme modèle de la spiritualité salésienne: l'immaculée et l'Auxiliatrice. La première recouvre un aspect plus personnel, la seconde un aspect plus social et ecclésial.

Immaculée. Une femme tellement libérée de tout égoïsme - le péché est substantiellement un égoïsme - qu'elle peut vivre en une donation totale, en un «oui» permanent aux appels de Dieu. L'Immaculée ne doit pas être la Vierge du  moralisme adolescent facile, mais l'expression de la disponibilité radicale aux appels du Royaume, aux exigences de l'homme nouveau.

Auxiliatrice. La Vierge, vue comme modèle de «charité pastorale» à l'intérieur d'une Eglise en lutte permanente pour la diffusion du Royaume, la Vierge comme modèle d'engagement actif. 

L'immaculée et l'Auxiliatrice sont, sous d'autres termes, la Vierge de la libération, en prenant ce mot dans toute son ampleur, historique et transcendante, dans son réalisme pédagogique, dans son espérance active.

C'est pourquoi il faut voir Marie au-delà de toute conception plus ou moins infantile, dans sa spiritualité de la responsabilité, en tant que son «oui» est la pleine disponibilité à réaliser sa vocation propre.

Et nous ajoutons qu'il faut la voir dans la spiritualité de la fête, élément essentiel de la spiritualité salésienne.  «Mon âme  magnifie le Seigneur et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur»: c'est un chant de joie et de fête, précisément parce que c'est un chant de libération :  «Il a renversé les puissants de leurs trônes et élevé les humbles. Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.»    

 R. Tonnelli - article tiré de la revue pastorale des Vocations  ECHO  n°91 Juin 88

 

Voir la vidéo du jour

 

10:31 Écrit par CoopBelSud dans Les dimanches salésiens | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

14 août 2011

Salésien: un style de vie inspiré par Marie

1.jpg


La spiritualité salésienne est une spiritualité qui a une empreinte mariale originale.  Marie est une figure centrale dans l'œuvre éducatrice de Don Bosco.
La récupération de la spiritualité mariale libérée de certaines formes du XVIIIe siècle qui ne sont plus accordées à notre sensibilité, s'appuie sur deux supports:

1. Le mystère de la résurrection, par lequel nous sommes certains que les réalités ultimes travaillent déjà aujourd'hui dans l'histoire. « Marie est ressuscitée et vit avec le Christ Seigneur pour intervenir dans l'histoire du salut.  La dévotion mariale nous met en contact avec une personne vivante et maternellement active dans les engagements de notre mission.» (Don Vigano)

2. Marie est la plus grande contemplative de tous les siècles : sa vie intérieure est typique pour tous.  Elle est aussi la plus simple.  Sans livres, sans élucubrations, sans mécanismes  cérébraux, mais avec la plus fine intuition du cœur, l'intuition liée à une féminité profonde et libre de tout égoïsme.

Il y a un lien intime entre «maternité et évangélisation», entre Marie-Eglise et action apostolique.  Chez Don Bosco, la «piété mariale» se relie profondément avec le «sens de l'Eglise» en une forme d'inséparabilité mutuelle et de croissance commune.  Marie se situe comme la première médiatrice de la rencontre du Christ dans la communauté ecclésiale dont Elle est le signe, le modèle et la mère.

 

voir la vidéo du jour

 

 

07 août 2011

COMMENT ILS L’ONT RECONNU A LA FRACTION DU PAIN…

 

1.jpg

Et après ! Après ?  
 ........ Lisez ce qui suit !

 

« -Est-ce que vous n’étiez pas trois, tout à l’heure ? demande l’aubergiste en déposant sur la table un plat de concombre et du sel.

  -Si, confirme Cléophas. Mais comme tu vois, il est parti…

Il désigne la banquette vide. A la place où se tenait Jésus, il y a quelques miettes qui sont tombées quand il a rompu le pain.

  -Votre ami n’est pas malade, au moins ?  S’inquiète l’aubergiste.

Jésus malade ? Et pourquoi pas mort, tant qu’on y est ? Cléophas et son compagnon ont du mal à réprimer une envie de rire.

 Si tu savais, aubergiste !

 Mais comment lui expliquer, à ce brave homme ? Vous nous voyez lui déclarer tranquillement :

-« Cet homme qui était avec nous, cet homme à notre table, c’est Jésus de Nazareth. Si, si, le Jésus de Nazareth, celui-là même qui a été crucifié à Jérusalem. Tu as bien dû en entendre parler, non ? Comment dis-tu ? Tu pensais qu’il était mort ? Mais il l’était, aubergiste, il l’était ! Seulement voilà, il ne l’est plus. Il est vivant comme toi et nous. Infiniment plus vivant que toi et nous-mêmes. Enfin, vivant d’une autre vie. Une vie sans fin. Tu n’y comprends rien ? Oh, alors-là, rassure-toi, tu n’es pas le seul… »

-« Comme Jésus est vivant ! » pensent-ils. Alors, pour dénouer leur gorge serrée par excès du bonheur, Pierre et les autres rient. Ils n’ont plus peur… Ils n’auront jamais plus peur…

Et après ? Après ? 

...... Quelque temps après, Jésus quitta ce monde pour l’autre. 

De cet autre monde, il n’a rien dit qui permette de s’en faire une image. Il ne l’a jamais décrit. Ce n’est pas tant que les mots lui manquaient, mais personne n’aurait compris. L’aptitude de l’homme à la joie est tellement limitée. On ne peut que pressentir.

Deviner que c’est un endroit où le bonheur existe enfin et sans fin.

Là–bas, à la Maison, sauf à supposer qu’en traversant la mort nous perdions cette façon simple et belle d’exprimer notre ravissement, nous rirons d’avoir trop pleuré !

                                           

Extrait de Jésus qui riait- Didier DECOIN

 

Voir la vidéo du jour

 

Un affaire de coeur

2.jpg

Jean Bosco sait regarder et voir et entendre. Qualités exceptionnelles de l’éducateur qui lui font comprendre sans arrêter la marche avec l’autre ; aimer l’autre sans le forcer ou le retenir dans quelque piège. Don Bosco, on le sait, a depuis longtemps cette perspicacité qui lui donne un certain ascendant naturel sur les autres. Mais il y a bien plus ici. Le jeune prêtre et éducateur est et possède cette corde précieuse qui vibre à la joie comme à la douceur de l’autre, secrète ou exprimée.

L’éducation est vraiment une affaire de cœur. On a tôt fait de la déclarer ; il y faut une vie, celle de chacun, pour en pratiquer la voie. Parce qu’il est libre, Jean Bosco peut aimer l’autre puisqu’il n’a pas besoin de lui pour exister ou se « confirmer » lui-même.

Don Bosco réalise ici qu’évangéliser c’est conscientiser. Si l’accueil est profond et vrai, si la rencontre a lieu, si la parole est dite qui devance l’appel et dénoue les peurs ou les nœuds, alors l’autre se met debout et se prend en main.

Don Bosco découvre que pour évangéliser il faut entrer en relation. Respecter l’autre, apprendre sa langue et découvrir de l’intérieur ce qui le meut ou le laisse inerte. Don Bosco découvre qu’en éducation, comme pour évangéliser, le porte-greffe est aussi important que le greffon. Que seul l’autre peut-être l’agent de son propre développement.


Extrait de « Un homme et un saint » Edition Don Bosco

 

Voir la vidéo du jour

 

31 juillet 2011

Chantez pour Dieu !

5.jpg

« Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes. Chantez-lui le cantique nouveau. » Dépouillez ce qui est vieux, vous qui connaissez le cantique nouveau. Homme nouveau, testament nouveau, cantique nouveau. Le cantique nouveau ne concerne pas les hommes anciens. Les hommes nouveaux sont les seuls à l'apprendre, car ils sont renouvelés par la grâce loin de leur ancien état, et ils appartiennent désormais au testament nouveau, qui est le Royaume des Cieux. C'est pour lui que soupire tout notre amour, et qu'il chante le cantique nouveau. Chantons le cantique nouveau non par notre bouche mais par notre vie.

« Chantez-lui le cantique nouveau, chantez bien. »  Chacun se demande comment chanter pour Dieu. Chante pour lui, mais évite de chanter mal. Il ne faut pas blesser ses oreilles. Chantez bien, mes frères. Lorsque l'on te dit, devant un auditeur bon musicien: Chante pour lui plaire, si tu ignores la musique, tu redoutes de chanter et de déplaire à l'artiste. Car ce que l'auditeur incompétent ne remarque pas, l'artiste te le reproche. Qui se proposerait pour chanter à Dieu, lui qui juge le chanteur, lui à qui rien n'échappe, qui entend tout ? Quand peux-tu offrir une telle perfection dans ton chant que tu ne déplaises en rien à des oreilles si délicates ?

Eh bien, il te donne cette méthode de chant: ne cherche pas des paroles, comme si tu pouvais expliquer ce qui plaît à Dieu. Chante par des cris de jubilation. Bien chanter pour Dieu, c'est chanter par des cris de jubilation. En quoi cela consiste-t-il ? C'est comprendre qu'on ne peut pas expliquer par des paroles ce que l'on chante dans son cœur. En effet, ceux qui chantent, en faisant la moisson, ou les vendanges, ou n'importe quel travail enthousiasmant, lorsqu'ils se mettent à exulter de joie par les paroles de leurs chants, sont comme gonflés d'une telle joie qu'ils ne peuvent pas la détailler par des paroles, ils renoncent à articuler des mots, et ils éclatent en cris de jubilation.

Ce cri est un son manifestant que le cœur enfante des sentiments qu'il ne peut exprimer. Et à qui cela convient-il mieux qu'au Dieu inexprimable ? Il est inexprimable, en effet, celui que tu ne peux traduire dans le langage. Et si tu ne peux parler, mais que tu n'aies pas le droit de te taire, qu'est-ce qui te reste, sinon de chanter en cris de jubilation ? Que ton cœur se réjouisse sans prononcer de paroles et que l'infinité de tes joies ne soit pas limitée par des syllabes. « Chantez bien, avec des cris de joie. »

 

Saint Augustin
Liturgie des Heures Tome IV, p.1147.

source : http://www.spiritualite2000.com/

 

voir la vidéo du jour

 

 

06:00 Écrit par CoopBelSud dans Les dimanches salésiens | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24 juillet 2011

Cultiver la joie

2.jpg

 

Il y a bien des manières de cultiver la joie, directement et indirectement. Le jeu, par exemple ! L’enfant aime jouer ! Mais le jeu permet en outre d’intérioriser des règles, donnant à la joie une dimension publique. [...]

A côté du jeu, bien d’autres activités permettent de cultiver la joie, mais aussi le sens de la gratuité et de la beauté qui réjouissent : activités de loisirs, de solidarité, d’efforts pour autrui, etc. L’éducation ne doit ni survaloriser le plaisir, ni le dévaloriser, mais lui accorder une juste place. L’écueil de l’absolutisation du plaisir laisse croire qu’un plaisir satisfait dans l’immédiat équivaut au bonheur absolu. Inversement, la dévalorisation prive l’enfant des bonnes choses de la vie. Elle aliène son désir de grandir et d’aller de l’avant. Le plaisir donne de la saveur à l’existence. Mais il n’est pas tout. Car ce que l’individu cherche, éducateur comme éduquant, c’est la joie et surtout le bonheur.

La joie est l’aliment et le fruit du désir. Elle est cadeau qui surgit quand on a réussi à faire croître l’humanité en soi-même et en autrui. Elle est nourriture qui à la fois apaise la personne et creuse davantage encore sa faim d’accomplissement de soi, sa soif de bonheur. [...]

Enfin, si l’éducation doit cultiver la joie, l’éduquant doit aussi pouvoir découvrir qu’il donne de la joie à son éducateur, par-delà ses résultats (scolaire ou autres). Don Bosco disait que l’enfant a besoin de se savoir aimé, il a sans doute besoin aussi d’observer ou d’entendre la joie de son éducateur.


Marie-Jo Thiel,

Eduquer à la Beauté, éduquer aux valeurs,
Ed. don Bosco

 

Voir la vidéo du jour

 

17 juillet 2011

La Sainte Trinité

... expliquée aux petits : une leçon de caté, pour nous aussi !

 

1.jpg


 

Trois personnes…  qui forment un Dieu unique, tout amour et bonté, c’est assez difficile à imaginer, à  comprendre avec notre cerveau et notre cœur humains.

Dieu est unique, nous le savons : on nous l’a dit et nous le croyons.  Mais nous avons appris aussi qu’il y a 3 personnes : le Père qui nous a créés, le Fils qui est venu sur terre pour nous sauver et l’Esprit Saint qui nous guide. Qu’ils vivent tous les trois en communion, dans un même amour.

Alors, prenons une image : le pain.  Il est composé de plusieurs éléments bien différents qui, mis ensemble forment un tout. La Trinité, c’est un peu ça.

Dans le pain, il y a la farine, l’élément de base. C’est elle qui donne au pain sa couleur, sa consistance, sa saveur. C’est le Père.

Il y a l’eau, le liant qui forme un tout avec la farine et l’empêche de se dessécher. C’est le Fils.

Et puis il y le levain, la levure qui fait monter la pâte, lui donne sa légèreté. C’est l’Esprit.

Chaque élément existe seul mais ce n’est que mis ensemble et cuits au feu qu’ils deviennent pain.  Ce feu, c’est l’Amour.  Père, Fils et Esprit, en communion d’amour forment cette Trinité qui nous aime, nous nourrit, nous guide et nous fortifie.

Le pain, c’est la nourriture indispensable à la vie. Pour avoir des forces, nous devons manger.

Jésus a dit : « Je suis le pain du Ciel, celui qui me mange vivra pour toujours. »

A la messe, à l’offertoire, avec le prêtre l’assemblée offre à Dieu le pain « fruit de la terre et du travail des hommes ».  Il a fallu la terre, le grain, la pluie, le soleil, le fermier, le meunier, le boulanger, les ouvriers qui ont fait les machines pour cultiver, pétrir, cuire, transporter…

Jésus a choisi un simple morceau de pain pour en faire son Corps.

Au moment de la communion, la petite hostie,  le morceau de pain que je reçois, uni à Dieu et à tous mes frères, c’est le Pain Vivant: le Corps du Christ qui nourrit mon âme.

Les mots « copain », «compagnon »,  désignent à l’origine ceux avec qui on partage le pain, ceux avec qui on vit.  Alors, être copains, c’est vivre en communion, en « commune union » avec les autres.

Ce serait chouette si dans mes relations avec les autres je pouvais être aussi uni(e)  que le Père, le Fils et l’Esprit, que la farine, l’eau et le levain !

 

Je cherche dans l’évangile de Jean les passages où Jésus

- parle de ses liens avec son Père (chapitre 3, 6 et 10)
- dit qu’il est le pain vivant descendu du ciel (chapitre 6)
- dit qu’il est l’eau vive (chapitre4 et 7)
- parle de l’Esprit Saint que le Père enverra (chapitre 14)

 

M-H

 

Voir la vidéo du jour


10 juillet 2011

Apprends-nous à prier

 

9.jpg

Seigneur Jésus,
toi le Ressuscité qui vis dans l’intimité du Père,
toi le grand priant, toi le maître de la prière,
nous t’implorons : apprends-nous à prier.

Emmène-nous avec toi à l’écart
sur la montagne ou au désert,
pour être cœur à cœur avec Toi
et avec le Père, dans l’unité de l’Esprit.

Toi qui as toujours prié
dans les moments décisifs de ton existence,
lorsque tu quittas Nazareth,
lorsque tu choisis tes disciples,
lorsque tu décidas de monter à Jérusalem
pour y affronter l’Adversaire,
lorsque l’angoisse te submergea au Jardin des Oliviers :
« Père, que ce calice s’éloigne de moi »
et que tu ajoutas : « Non pas ma volonté mais la tienne »,
toi dont toute la vie fut prière,
nous t’implorons : apprends-nous à prier,
toi qui es vivant dans la gloire.

Fais grandir notre foi, Seigneur.
Que ni la peur, ni l’intérêt sournois,
ni la vaine satisfaction de soi,
ni le mensonge ni l’hypocrisie,
n’habitent notre cœur, tandis que nous prions.
Que notre prière soit réellement sincère.
qu’elle dise la vérité de notre cœur.

Nous avons confiance : notre prière sera exaucée
car elle s’adresse au Père de toute bonté,
dont la tendresse ne saurait rien nous refuser.

…Et que l’Esprit nous emplisse et prie pour nous.
Afin que nous puissions t’accueillir,
toi, le Vivant, toi le Seigneur qui viens dans la gloire du Père

Amen.

Philippe Warnier
Prières pour le temps pascal,
Prier, Desclée de Brouwer,1993

 

 

Voir la vidéo du jour : Je suis un être humain, un texte à entendre ...

 

03 juillet 2011

DANS LA FIDELITÉ

 

3.jpg

Ce soir-là, quand le Christ brise le pain, verse le vin et se met à genoux pour laver les pieds des apôtres, il accomplit des gestes prophétiques: il ouvre sur une réalité nouvelle, il livre le sens de sa vie et il la mène jusqu'au bout de la fidélité. Il accepte d'être déchiqueté et d'être écrasé afin d'éveiller la terre à un autre Esprit. Il se met à genoux afin d'inverser les fondements et l'ordre du monde. Il donne sa vie pour que la Bonne Nouvelle annoncée depuis le commencement, continue de résonner dans le cœur des hommes.

Cette Bonne Nouvelle dit : que Dieu ne contrôle pas les hommes, mais leur ouvre les bras, comme un Père ou une Mère, que les choses importantes se passent dans le secret, à l'intérieur, que l'homme est plus important que la Loi, qu'aucune Loi ne mérite qu'on lui sacrifie un homme, que le pardon finit par vaincre toute violence, que la miséricorde est la clé du bonheur, que la douceur est une béatitude, qu'aucun péché ne souille définitivement, qu'aucune exclusion n'est justifiée, que la grandeur consiste à se courber pour être à la hauteur des plus petits, que le service est l'unique façon d'être grand devant Dieu, que Dieu ne demeure dans aucune église ni cathédrale mais qu'il marche sur la terre des hommes, qu'il n'y a pas de pain ni de richesses qui ne doivent être partagés!

Quand le Christ dit: Prenez et mangez ce pain, mon corps, prenez et buvez ce vin, mon sang, il dit à ses amis: Prenez ma façon de vivre! Accueillez ma Bonne Nouvelle! Laissez-la nourrir votre vie. Vivez de mon Évangile. Mangez ma Parole, qu'elle soit votre force. A votre tour soyez des Christ!

Célébrer l'Eucharistie en vérité entraîne en nous une réelle transformation de l'être. À condition que nous le voulions, bien sûr!

Car, comment pourrions-nous manger et boire la présence réelle du Christ Sauveur sans faire transparaître l'amour du Christ dans des actes et des paroles qui sauvent nos frères?

Comment pourrions-nous manger et boire la vie réelle du Christ sans que notre existence soit définitivement retournée vers le don et le service ?

A moins de faire de l'Eucharistie un rite répété et vide, à moins de vivre dans l'hypocrisie, il n'est pas possible de faire mémoire du Christ dans l'Eucharistie,  sans grandir dans la fidélité renouvelée à son Évangile.

Et la fidélité, nous le savons par expérience, peut nous amener à être déchiré, nous aussi.

 

Ch SINGER "Terres" (Edt du Signe)

 

Voir la vidéo du jour

26 juin 2011

Prière pour les vocations :

6.jpg

           

SEIGNEUR,

Tu nous appelles à vivre avec Toi une relation personnelle dans la grâce de notre baptême et de notre confirmation; Tu invites chacun de nous à  devenir un chrétien engagé et Tu ne cesses de solliciter le cœur de tous, jeunes et moins jeunes, à vivre cette grâce au centre même des réalités quotidiennes.

- Eveille en nous ce désir de nous dépasser: aux uns fais saisir la grandeur de l'appel à la vie sacerdotale,  religieuse ou engagée dans le monde; et, chez nous qui te prions, le sens, la grandeur et l'exigence d'une vie de témoins de ta ten­dresse;

- Engage notre enthousiasme vers une disponibilité généreuse et sensible aux  attentes de ton Peuple;

- Ouvre notre cœur aux cris des jeunes et des pauvres qui réclament: paix et solidarité, amour et vérité;

- Ravive en nous l'audace pastorale de Jean Bosco, de Marie-Dominique et de tous ceux et celles que nous vénérons, pour que reverdisse en nous cette confiance dans les jeunes.

Avec pour guide et maîtresse de vie, Marie,  l'Auxiliatrice et Mère de l'Eglise, nous pourrons répondre “oui” généreusement à ton appel et être pleinement des bâtisseurs de ton Royaume.     

AMEN

 

Voir la vidéo du jour

19 juin 2011

Trinité ...

 

 

Béni sois-tu, ô Père !
Pour la lumière du jour et le soleil qui réchauffe,
Pour la pluie et le vent et le torrent qui gronde,
Pour les fleurs et tous les animaux du monde,
Pour nous avoir faits grands à ton image,
Pour avoir mis en nous un cœur qui aime !
Béni sois-tu, ô Père.

Béni sois-tu, ô Fils !
Pour ta venue sur notre terre,
Pour ce petit enfant devenu notre frère,
Pour les paroles de vie, de pardon et de paix,
Pour ton dépouillement, par amour pour chacun de nous,
Pour la vie, jaillie à jamais de la mort !
Béni sois-tu, ô Fils !

Béni sois-tu, ô Esprit !
Pour cet élan de confiance qui nous pousse en avant,
Pour le souffle qui gonfle nos voiles sur l'océan de notre vie,
Pour le feu qui brûle en nous et chasse au loin nos peurs,
Pour la paix déposée en nos cœurs comme un trésor,
Pour l'audace et le courage de vivre de ton amour !
Béni sois-tu, ô Esprit !

 

 

La Trinité n'est pas une énigme !
Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris

 

"le mystère de la Trinité n’est pas d’abord une énigme philosophique mais un profond mystère de l’amour". Voici ce qu´affirme le Cardinal André en ce jour où l'Eglise célèbre le Dieu Unique en trois personnes.


Si nous abordons le mystère de la Sainte Trinité à partir de l’énigme que représente la foi au Dieu unique en trois Personnes distinctes, il ne faut pas nous étonner qu’il soit difficile de croire à la Trinité de Dieu non seulement pour ceux qui sont en dehors de la foi mais même pour ceux qui sont chrétiens et essaient de l’être.   
[ lire la suite ]

 

 

Voir la vidéo du jour

Et par chez moi, c'est L'DOUDOU... pour en savoir plus, cliquez et venez !

12 juin 2011

Prendre la mer

Bonne fête de Pentecôte et bon vent !

3.jpg

 

Prendre l'écriture comme on prendrait la mer,
Dans les flots noirs de l'encrier,
Avec pour toute voile, le châle bariolé
De ma jeune maîtresse d'école,
Et le vent pour faire voler
Les feuilles de mon cahier d'écolier.

Prendre l'écriture
Comme on prendrait la mer.


Prendre le savoir comme on prendrait la mer,
Avec pour professeurs des génies troubadours et de savants poètes.
Ecouter avec eux la sagesse des fous
Et la folie des sages.
Et savoir dire parfois
Tu vois, je ne sais pas...

Prendre le savoir
Comme on prendrait la mer.


Prendre la parole comme on prendrait la mer.
Se laisser emporter par la houle des cris,
La vague des clameurs et l'écume des sons
Et s'en aller ravi dans le mi-dit des mots.
Laisser le bavardage mourir en clapotis,
Oui, prendre la parole,
Embraser le ciel et enflammer la terre...

Prendre la parole
Comme on prendrait la mer.


Prendre le Bon Dieu comme on prendrait la mer.
Se battre avec les vents qui déchirent les voiles.
Même, crier de rage aux portes du blasphème
Quand l'homme est écrasé et l'enfant torturé.
Et puis trouver ta croix plantée dans nos jardins,
Toi qui viens nous apprendre au détour de l'humain
Que Dieu s'apprend en l'homme...

Prendre le Bon Dieu
Comme on prendrait la mer.

 

Robert Riber

 

Voir la vidéo du jour

05 juin 2011

Augmente notre foi

3.jpg


 

À force de le fréquenter, les disciples et les apôtres ont perçu l'unité de la personne de Jésus toute centrée sur sa relation avec le Père. Il n'est pas surprenant qu'ils aient cherché lui ressembler et lui demander de leur apprendre à prier et d'augmenter leur foi, autrement dit de les faire grandir à sa hauteur.  Leurs demandes sont aussi les nôtres. Qui n'a pas formulé un jour ou l'autre cette demande: Seigneur, augmente en nous la foi. Car nous le savons bien, notre foi nous paraît parfois petite par rapport à nos aspirations.

Une telle demande en sous-entend d'autres: aide-nous à mieux te connaître; garde-nous fidèles dans notre relation avec Dieu; fortifie-nous dans les moments difficiles; éclaire-nous lorsque nous doutons; assiste-nous afin que nous puissions mieux comprendre ce que tu attends de nous. Toutes ces demandes sont légitimes, car la foi se trouve là où nous ne trouvons pas d'explications rationnelles à nos questions ou de solutions satisfaisantes aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Nous n'avons pas à déprécier notre foi lorsqu'elle nous apparaît fragile, car elle exprime notre désir de nous frayer un chemin à travers les limites de notre condition humaine. Que nous demandions au Seigneur de l'augmenter, c'est tout naturel.

Mais la foi n'est pas un objet que l'on possède en plus ou moins grande quantité, que l'on peut comparer à celle des autres, trouvant la leur plus grande que la nôtre comme l'herbe qui est plus verte dans le jardin du voisin. La foi se situe d'abord et avant tout dans l'ordre d'une relation vivante et personnelle avec Dieu. Grâce à elle, nous pressentons l'infini sans que pour autant celui-ci se laisse circonscrire. Par la foi, nous sommes de la ligne de tous les croyants pour qui l'infini n'est pas quelque chose de vaporeux, mais Quelqu'un, un être personnel certes différent de nous mais qui nous appelle à entrer en relation avec lui. Car Dieu se communique aux êtres humains pour être pleinement lui-même. Il n'est pas étonnant, si nous vivons une telle relation avec Dieu, que nous fassions nôtre la demande des apôtres : Seigneur, augmente en nous la foi, fais-nous grandir dans cette communion toujours plus intime avec toi-même.

La réponse de Jésus demeure toujours aussi déroutante: même si votre foi est aussi petite comme une graine de semence, elle est douée d'une puissance que vous soupçonnez à peine, elle est aussi féconde et puissante que la vie enfermée dans cette semence. Il ne faut pas dédaigner la foi que nous avons, car elle porte en elle l'amour infini de Dieu pour chacun et chacune de nous, un amour qui ne demande qu'une réponse généreuse de notre part, comme l'humus offre à la semence la nourriture dont elle a besoin pour porter du fruit.

La foi ne nous fera pas déplacer les arbres et les montagnes selon notre fantaisie; elle ne fera pas disparaître les difficultés de la vie comme par enchantement. La puissance de la foi ne vient pas de la personne qui croit, mais de Dieu en qui l'on croit. Croire en Dieu, c'est nous laisser envahir et déranger par son amour; c'est recevoir avec humilité son projet de salut, c'est accepter librement que notre vie soit transformée de l'intérieur. La puissance de la foi se manifestera alors par la fécondité et la croissance des fruits de l'Esprit dans notre vie:  « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi » (Galates 5, 22 ). Petite, notre foi! peut-être, mais elle n'est pas stérile pour autant, car elle renferme la puissance de l'amour de Dieu qui n'attend que notre réponse et notre disponibilité.

Yves Guillemette                                                                                                          
source www.interbible.org

 

Voir la vidéo du jour

06:00 Écrit par CoopBelSud dans Les dimanches salésiens | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29 mai 2011

« Honnête citoyen et bon chrétien. »

" Allez donc plein de courage, faire ce à quoi vous êtes appelés ; mais allez en simplicité ; si vous avez des appréhensions, dites à votre âme :le Seigneur vous pourvoira !"
St François de Sales

 

6.jpg

Extrait de la CHARTE DE LA MISSION SALESIENNE,  (cliquer pour télécharger)

Voici une présentation de ce que l’on présente souvent comme un résumé de  la mission à la suite de don Bosco.  A lire pour y (re)découvrir l’aujourd’hui de notre propre mission à l’heure où la foi se vit au pluriel des choix d’une société de plus en plus sécularisée et où la laïcité est de plus en plus présentée comme l’unique modèle de liberté humaine.


« Honnête citoyen et bon chrétien. »

Souvent utilisée par don Bosco pour définir la signification de son œuvre dans l'Eglise et dans la société, cette formule a franchi les limites de son temps et de l'expérience du Valdocco.

« Honnête citoyen et bon chrétien » a des contenus traditionnels et nouveaux.

Elle exprime le désir de collaborer à l'ordre nouveau de la société naissante à cette époque, et introduit dans les processus de changement les valeurs permanentes de la vie et de l'action morales.  Elle reconnaît, avec une certaine empathie, la valeur de l'ordre nouveau qui se révèle dans la société.  Elle reconnaît la richesse de la culture nouvelle qui se fait jour et les efforts pour donner à l'humanité un bien-être plus large et plus sûr.  Elle reconnaît la force contenue dans la religiosité qui se rénove à la lumière des problèmes et des attentes des gens, en particulier des personnes les plus nécessiteuses.

Elle résume donc le manifeste éducatif de notre Père.

La synthèse n'est pas à chercher dans la seule brièveté de la formule, mais aussi et avant tout dans la capacité de ne pas diviser ce qui, dans la vie, est uni.  Nous sommes tous, à la fois, citoyens et croyants.   L'idée de don Bosco était de montrer que les deux concepts se tiennent. L'honnêteté du citoyen conduit à la fidélité aux valeurs de l'Evangile. La vie du bon chrétien est un fondement pour l'honnêteté sociale du citoyen.


L'humanisme salésien.

Le contenu immédiat qui se perçoit dans cette parole de don Bosco est l'accueil de tout ce qui est intégralement humain.  Avant tout, chercher à être honnête citoyen et bon chrétien, c'est souligner la dignité de la personne humaine.

Dans sa constitution pastorale sur l'Eglise dans le monde contemporain, le Concile Vatican II affirme avec clarté : « Croyants et incroyants sont généralement d'accord sur ce point : tout sur terre doit être ordonné à l'homme comme à son centre et à son sommet » (Gaudïum et Spes n° 12)

Les éducateurs et les apôtres ont pour tâche de réveiller et de mobiliser toutes les ressources des jeunes : leurs facultés de connaissance et de raison ; leur riche patrimoine affectif ; leur volonté fortifiée par leur liberté.

En outre, l'humanisme salésien considère les réalités quotidiennes : le travail et la culture, la joie de l'amitié et l'engagement civil, la nature où nous sommes plongés et l'éducation personnelle et sociale ; la compétence professionnelle et l'honnêteté morale du comportement et des options ; tous ces points constituent la vie et des valeurs à défendre et à développer dans l'expérience universelle.  Dans l'histoire salésienne, le travail de promotion humaine estime fortement les petites choses qui constituent les expériences personnelles.

Ensuite, l'humanisme salésien vise à donner un sens à la vie de chaque jour.

L'éducation de don Bosco par la raison, la religion et le cœur tend à remplir d'espérance et d'avenir l'histoire des personnes.  L'engagement apostolique salésien de tous les groupes de la Famille se définit par l'éducation comme contenu de sa mission, par la façon d'intervenir pour être efficace, et par l'option spirituelle pour ceux qui y travaillent.

Enfin, l'humanisme salésien se fixe comme but d'aider chacun à trouver la place qui lui convient dans la société et dans l'Eglise. La vocation de chacun est le point le plus important de la vie. Nous sommes placés dans le monde non pour nous, mais pour les autres, engagés dans une mission spécifique pour servir des frères.

Il rappelle la nécessité de travailler, en tout et toujours, avec une charité évangélique. Les croyants, adultes et jeunes, consacrés et laïcs, hommes et femmes, exercent sous mille formes le don de la charité : certains par l'aumône, d'autres par l'activité éducative, d'autres encore par le travail d'évangélisation, jusqu'à se donner aux missions


S'engager pour la personne humaine aujourd'hui.

L'objectif de la mission de la Famille salésienne, dans la simplicité de sa formule « honnête citoyen et bon chrétien », est devenu complexe et difficile dans le contexte social et religieux d'aujourd'hui. Des motivations historiques, culturelles et religieuses ne facilitent pas l'activité apostolique.

La lettre encyclique de Jean Paul II, La mission du Rédempteur, répond à beaucoup de questions de l'apôtre.  La Famille salésienne qui travaille dans les différentes régions du monde est donc invitée à lire avec attention ce document de l'Eglise et à l'approfondir en fonction des diverses situations.

Don Bosco rappelait à ses collaborateurs de travailler avec une charité exercée « selon les besoins du temps ». Ce sont en fait ces besoins qui rendent concrets les objectifs de la mission.

 

 

Voir la vidéo du jour

22 mai 2011

La prière salésienne: une célébration contemplative du présent

2.jpg

Nous assistons en notre temps, à un entremêlement ou à une succession de divers modèles de prière : un modèle traditionnel, dans lequel les «pratiques de piété» sont peut-être trop soulignées au détriment de la «piété» en soi; un modèle des mouvements de type charismatique qui tend à une raréfaction et à une transcendance anhistorique de la louange, de la glorification, de la jubilation dans l'Esprit; un modèle idéologico-politique fortement aimanté par les événements historico-politiques et dont le risque est de s'évanouir dans «l'engagement pour la révolution»: prier c'est «lire le journal» ou faire un collectif politique.


Une prière pétrie de quotidien

Le modèle salésien est différent : c'est la «prière dans le quotidien». Et il s'insère de fait dans cette «spiritualité du quotidien» comme lieu d'expérience de Dieu que nous avons mise comme premier point de la spiritualité juvénile salésienne.

«Je m'imagine comment la pensée de Don Bosco priant devait être pleine de Dieu, mais pour cela aussi pleine de ses enfants, des personnes, des problèmes qu'il avait. Et il faut aussi affirmer la contrepartie : c'est-à-dire que le travail, les dialogues, les discussions, les jeux, la promenade, la classe, sa présence parmi les jeunes, l'écriture, l'engagement en tant d'entreprises, la fatigue de Don Bosco étaient comme une extase de sa contemplation, de son amour. L'extase de l'action, comme dirait Don Rinaldi, reprenant la pensée de saint François de Sales,» (Don Vigano)

Don Bosco est-il un saint qui a peu prié ? C'est un saint qui dit plus «travaillons» que «prions». Pourtant, Don Bosco priait tout le temps et il est en même temps le prophète d'une prière non sophistiquée, ni élitaire ni idéologique, mais d'une prière à la portée de tous.  Don Ceria affirmait : «La différence spécifique de la piété salésienne consiste à faire du travail une prière.»  «Nous ne prions pas pour sanctifier le travail, comme si la sainteté était seulement dans la prière et non dans le travail apostolique; nous prions et nous travaillons, nous sommes plongés dans l'action et nous contemplons Dieu parce que, de l'intérieur, nous meut une même charité pastorale qui est l'âme de la prière et de l'action apostolique. Voilà le centre de notre vie intérieure, le lieu théologique où nous devons nous exercer, le matériel stratégique sur lequel il nous faut faire nos évaluations, nos examens, les recherches, les projets, les corrections, les propositions.» (Don Vigano)


D'où naît la prière salésienne

Notre prière est donc tout ensemble contemplation du quotidien et célébration du quotidien et se relie à cette «sacramentalité diffuse» dans le quotidien, dont nous avons parlé précédemment.

Le sens profond de la prière pour Don Bosco naît de son «anxiété pastorale» qui le pousse à «invoquer» et à «remercier»: et il fait de la prière un instrument éducatif de premier plan. Qu'il suffise de penser à la sainteté de Dominique Savio et à sa prière qui a atteint des sommets contemplatifs au sens strict.

Ce que fait observer Don Rinaldi est éclairant «Don Bosco a allié avec la plus grande perfection son activité extérieure, indéfectible, absorbante, très vaste à une vie intérieure qui prend sa source dans le sentiment de la présence de Dieu et qui devient actuelle, persistante et vive au point de devenir une union à Dieu parfaite. De cette façon, il a réalisé en lui-même l'état le plus parfait qui est la contemplation agissante, l'extase de l'action, dans laquelle il s'est consumé jusqu'à la fin, avec une sérénité extatique, pour le salut des âmes.»

Ici s'insèrent les caractéristiques de la prière salésienne: le salésien ne se sent pas «arraché» à la prière quand il doit passer à l'action, parce que même dans l'action il fait l'expérience de Dieu; sa prière est d'abord profondément personnelle pour être avec fécondité communautaire; c'est une prière imprégnée et pénétrée de quotidienneté et, pour cela, «populaire»; elle fait alors une grande part à la prière de «demande» comme expression de cette anxiété éducative de croître et de construire le Royaume ; elle est une prière simple, sobre, pauvre, joyeuse, sans éclats ni apparence : ainsi de fait prient les pauvres, les simples, le peuple. C'est une prière faite d'humilité, d'abandon à la présence et aux dons de l'Esprit. Elle est équilibrée dans le ton et dans la durée, elle est ouverte au corporel.

Plus qu'à faire prier les jeunes, le salésien tend à prier avec les jeunes et à donner du large à l'initiation juvénile, en éduquant les jeunes à gérer leur prière.

A la base de cette prière, il y a certaines valeurs humaines à recueillir et à approfondir et dont il faut faire faire l'expérience aux jeunes : le sens du mystère, le sens de la gratuité, la capacité d'étonnement devant les «merveilles» de Dieu ; le sens du silence et de la contemplation, le sens de la participation et du partage.

Dans ce cadre, la prière salésienne ne se refuse pas à se laisser provoquer par les autres spiritualités et les autres modèles de prière : l'important est que la synthèse qui en dérive soit organique et non une juxtaposition simpliste d'expériences diverses, sans une âme qui les assume et les englobe dans une réalité unitaire

 

 

Voir la vidéo du jour

15 mai 2011

« La Foi nourrit la prière et la prière nourrit la Foi.»

 

Sans titre 1.jpg

 

Dans la tradition de l’Eglise il n’y a jamais eu d’homme (de femme) de Dieu qui n’ait été en même temps homme (femme) de prière.  Il n’y a jamais personne qui ait fait quelque chose de valable pour le Royaume de Dieu sans être en même temps homme de prière.  Si Jésus Lui-Même et les apôtres ont éprouvé le besoin de prier souvent ( «ils étaient assidus à la prière» dit l’Ecriture), nous devons l’éprouver nous aussi.  D’ailleurs, lorsqu’il y a vraie prière, il y a transformation de vie, de comportement.  Avez-vous déjà fait cette expérience ?

                Mais quand on parle de prière, on parle d’abord d’une mentalité de prière, d’un esprit de prière, c’est-à-dire le sentiment profond que Dieu ne nous quitte pas, qu’Il est constamment présent dans notre vie et que nous pouvons sans cesse renouer le contact avec Lui. 

                Puisque la vie avec Dieu est un choix que l’on doit faire à contre courant de ce qui se vit habituellement aujourd’hui dans notre monde contemporain, il faut s’organiser pour permettre à cette vie avec Dieu d’avoir son univers, sa possibilité de grandir.  Il faut, comme le dit Monseigneur Danneels, se construire sa propre abbaye intérieure, son propre sanctuaire intérieur.  La vie mouvementée, préoccupée qui est souvent la nôtre résiste à cette construction et pourtant, si nous voulons parler de Dieu aux autres, il faut d’abord apprendre à être son intime.  Avant d’être apôtre de Jésus, apprenons d’abord à être ses disciples qui, comme St Jean, pouvaient dire : «Ce que nous avons vu, ce que nous avons connu et touché, nous vous l’annonçons.»

                Il faut aussi tenter d’avoir dans nos journées de brefs relais de prière – quelques instants dans les moments creux de nos horaires ou de nos déplacements – pour penser à Dieu, pour penser devant Lui… comme de petits coups de téléphone (de G.S.M.) à quelqu’un que l’on aime bien et que l’on sait toujours être au bout du fil.

                Mais on reconnaîtra que cela ne suffit pas.  Pour que ces petits relais de prière soient possibles et denses, il faut avoir des relais plus longs de temps en temps… des relais qui sont dégagés de toute autre préoccupation… un temps que l’on donne totalement à Dieu : un rendez-vous privilégié, un moment de gratuité pour Dieu.  Et même si ce temps donné apparaît comme vide, un temps où l’on risque, le cas échéant, de tourner en rond et de s’ennuyer, qu’on ne se dépêche surtout pas de le combler soi-même ou de le fuir sous n’importe quel prétexte.  C’est un temps où notre prière, notre oraison peut aller pour ainsi dire jusqu’au bout d’elle-même, un temps qui n’a qu’un sens : exprimer notre besoin de Dieu, d’absolu.  Laisser ce besoin se creuser en nous… Charles de Foucauld disait : «Je Te donne du temps, vu que je ne peux rien Te donner d’autre finalement.  Je coupe le courant, j’éteins la lampe et je dis à Dieu.»

                François de Sales nous dit à ce sujet : «Vous ne faites rien, dites-vous, en oraison.  Mais que voudriez-vous faire sinon ce que vous faites qui est de présenter à Dieu votre néant et votre misère.  Mais quelquefois, vous ne faites rien de tout cela, me dites-vous, mais vous demeurez là comme un fantôme et une statue.  Eh bien, ce n’est pas peu que cela.  Contentez-vous donc de cela en la présence de Dieu.  Il animera cette statue quand il Lui plaira

 

Michel Doutreluigne, sdb
(w-e coop Farnières 2006)

 

Le dimanche 15 mai, quatrième dimanche de Pâques, les communautés chrétiennes du monde entier sont invitées à prier pour les vocations dans l'Eglise. Afin ''que le Maître de la moisson envoie des ouvriers pour sa moisson'' (Mt 9, 36-38). Cette année, l'accent est mis tout particulièrement sur la vie consacrée.

Les «oui» de la Famille salésienne : cliquer ICI

 

 

voir la vidéo du jour