27 novembre 2017

Seigneur, pourquoi ?

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« Seigneur, pourquoi m’avez vous dit d’aimer tous mes frères, les hommes ? J’ai essayé, mais vers vous, je reviens, effrayé…

Seigneur, j’étais si tranquille chez moi, je m’étais organisé, je m’étais installé. Seul, j’étais d’accord avec moi même, à l’abri du vent, de la pluie ...

Mais vous m’avez forcé à entrouvrir la porte. Comme une rafale de pluie en pleine face, le cri des hommes m’a réveillé.

Alors, j’ai laissé une porte entrouverte, imprudent que j’étais.

Dehors, les hommes me guettaient. Ils étaient nombreux. Ils m’ont envahi sans crier gare, il a fallu faire de la place chez moi.

Seigneur, ils me font mal, ils sont envahissants, je ne peux plus rien faire. Plus ils poussent la porte et plus la porte s’ouvre. Ah Seigneur, il n’y a plus de place pour moi chez moi ! »

«Ne crains rien » dit Dieu, «Tu as tout gagné. Car, tandis que ces hommes entraient chez toi, moi, ton Père, moi, ton Dieu, je me suis glissé parmi eux.»

Michel QUOIST

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26 novembre 2017

Accueillir le Christ

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De chacun, le Christ attend un accueil.
Si tu ne parviens pas à lui donner de réponse,
il respecte ton silence.
Quand tu l'accueilles, par l'Esprit Saint,
il crée au-dedans de toi une communion intime avec Lui.
Dans l'étonnement d'une communion,
au tréfonds de ton âme, il se loge.
Sa présence est aussi claire que ta propre existence.
Il t'arrive d'en douter ?
Se creuserait-il en toi comme des trous d'incrédulité ?
Tu n'es pas sans fidélité pour autant.
Le doute parfois, n'est qu'un revers de la foi.

Frère Roger de Taizé

et bonne fête du Christ Roi !

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25 novembre 2017

Au foyer chaleureux du Valdocco

En union avec Michelle Cornet, du Centre Local de Farnières Notre-Dame au Bois, qui fait sa promesse de Salésienne Coopératrice en ce jour où nous fêtons Maman Marguerite, la maman de Don Bosco !

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CREDO DE LA FAMILLE SALÉSIENNE

Je crois en Dieu, Père,
qui est à l'origine de notre vie,
qui nous invite chaque jour à être des pères et des mères pour les jeunes
et des gardiens attentifs et bienveillants de la création.

Je crois en Jésus Bon Pasteur
que je rencontre dans les jeunes pauvres et dans le besoin,
qui m'appelle à vivre la joie de l'Evangile et la charité
apostolique
dans la mission éducative.

Je crois en l’Esprit Saint
Souffle de la vie et amour, présent dans chaque personne,
qui continuellement renouvelle en moi l'enthousiasme
de servir et d’aimer tout le monde sans exception.

Je crois en l'Eglise
communauté des enfants de Dieu,
se reconnaissant frères et sœurs,
qui annonce la Bonne Nouvelle et témoigne
la joie du Ressuscité en commençant par les derniers.

Je crois en un monde
où la paix est possible
et à construire ensemble,
dans le dialogue, le pardon et la communion
sous la houlette de Marie, notre mère et maîtresse.

Je crois en la famille,
berceau de la vie et de l'amour,
lieu privilégié de notre prière,
de la confiance et de l’engagement,
en vue d’un témoignage joyeux dans notre milieu de vie

Je crois en les enfants et les jeunes
reflets de la bonté et de la tendresse de Dieu,
dons à accueillir et accompagner sur le chemin de la sainteté
par des témoins crédibles,
qui vivent leur vocation dans une passion éducative.

Je crois en la Famille Salésienne
qui docile au Saint-Esprit
dans l'unité et la diversité des vocations
se forme, pense, travaille et prie ensemble
pour le salut des jeunes.

 

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Marguerite Ochienna, (1788-1856)
déclarée Vénérable le 23 octobre 2006

une femme simple, pleine de bon sens, aux pieds bien sur terre, confrontée aux dures réalités de la vie mais à la foi indéfectible, aimant profondément ses enfants et soucieuse de leur éducation matérielle et spirituelle...

Par sa bonté entreprenante, elle devient l'élément maternel du système préventif. Elle est, sans le savoir, la « cofondatrice » de la Famille salésienne...

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24 novembre 2017

Repères

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Il existe quelques repères qui peuvent nous servir d’index pour savoir si le chemin qu’on a pris est bien le bon.

Au moins trois angles d’attaque s’ouvrent ici:
-  La confiance augmente-t-elle?
-  Qu’en est-il de notre capacité d’émerveillement?
-  La gratitude est-elle bien réelle?

Si je ne trouve pas la moindre gratitude dans mon cœur, que la source de l’étonnement soit à sec ou que la confiance s’essouffle, il est grand temps de s’arrêter radicalement et de se demander quel est ce chemin qu’on est en train de parcourir.

Gratitude, émerveillement et confiance: trois signes d’une vie spirituelle en bonne santé. En général, ils opèrent de concert. Savoir rendre grâces, c’est aussi avoir confiance et se montrer capable de s’étonner sans cesse. 

Benoît Standaert, moine 

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23 novembre 2017

Comme des perles

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A Paul, à Franz ...
et à toutes les personnes qui par leur présence allument des étoiles d'espérance...


La première année de mon service d’aumônier de prison, Serge, un jeune détenu, m’a confié un petit poème qu’il avait griffonné la nuit dans sa cellule :  

« Ici, nous sommes comme les perles des huîtres ; nous sortirons de nos coquilles le jour où l’on viendra nous arracher de nos écrins. Si le monde ne s’était pas mis d’accord pour dire que la perle valait la peine d’être pêchée, elle serait toujours au fond des mers… Nous sommes pareils à ces perles, nous valons la peine d’être sauvés, de vivre une autre vie…  Mais y aura-t-il des pêcheurs ? »

Il est vrai que le pêcheur de perle doit être rudement entraîné pour descendre, en apnée, remuer la boue du fond obscur des océans avant de connaître la joie de remonter la perle éclatante de lumière.

Il est tout aussi vrai que la quête des ressources humaines merveilleuses, dans la vie de la prison, demande parfois de prolonger un fameux effort dans une atmosphère irrespirable. Violence absurde, logique de la drogue, infantilisation, déresponsabilisation, froideur arbitraire, victimisation, autant de noms à donner à cette boue des profondeurs du carcéral à remuer quotidiennement !

De même que je suis convaincu de l’éclat de la perle arrachée au fond des mers, je connais la passion lumineuse qui peut me saisir, lorsque j’ai le privilège d’accompagner une personne détenue et sa famille dans leur lutte pour s’arracher aux forces du rejet, pour remonter à la surface, en nous surprenant par l’audace d’un nouveau recommencement.


Philippe Landen  - Aumônier de prison
Extrait de « Résister en prison » 

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