30 mars 2012

La table...

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Il y a des jours où la table est sacrée,
parce que le pain que l’on rompt
a le goût merveilleux
de la rencontre et de l’amour.

Ce jour-là, Dieu est au seuil de chez toi.

Il y a des jours où le vin est sacré,
parce qu’il dit l’ivresse,
non celle qui rend fou l’esprit
mais l’ivresse qui te prend au cœur.

Ce jour-là, Dieu est tout proche de toi.

Il y a des jours où l’accueil est sacré,
parce que ton frère est à la porte,
il cherche sa place,
il a faim de pain et soif de fin et peut-être plus...

Ce jour-là, Dieu pour servir est à genoux.

Il y a des jours où le peuple est sacré,
parce qu’il est appelé à partager en mémoire de Jésus...

Et, si toi aussi, tu les rejoins
pour recevoir et pour donner,
ce jour-là, Dieu, c’est sûr,
est assis à côté de toi.

(Robert Riber)

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29 mars 2012

Plus que des mots

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"Puisque les paroles, ô mon Dieu,
ne sont pas faites pour rester inertes
dans nos livres,
mais pour nous posséder
et pour courir le monde en nous,
permettez que de ce feu de joie,
allumé par vous,
jadis sur une montagne,
et de cette leçon de bonheur,
des étincelles nous atteignent
et nous mordent,
nous investissent,
nous envahissent."

Madeleine DELBRÊL

 

"Ce qui importe, c'est le degré d'amour
que vous mettrez en chacun de vos gestes...
Qui donne avec joie donne mieux."

Mère TERESA

 

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22 mars 2012

La Miséricorde divine

 

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À chaque souffle de mon être, à chaque battement de mon cœur, à chacune des pulsations du sang dans mon corps, autant de fois je désire exalter Ta miséricorde, ô Très Sainte Trinité.

Je désire me transformer tout entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, ô Seigneur; que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le prochain.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.

Aide-moi Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses peines.

Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.

Aide- moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m’enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.

C’est Toi qui m’ordonnes de m’exercer aux trois degrés de la miséricorde; Le premier: l’acte miséricordieux – quel qu’il soit; le second: la parole miséricordieuse- si je ne puis aider par l’action, j’aiderai par la parole; le troisième, c’est la prière. Si je ne peux témoigner la miséricorde ni par l’action, ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J’envoie ma prière là, où je ne puis aller physiquement.

Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout.

Sœur Faustine Kowalska
(1905-1938) béatifiée en 1993 par J.Paul II
(Extrait de son petit journal, 163)

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21 mars 2012

La résurrection nous attend

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Toi qui es Dieu et qui es devenu un pauvre homme.
Comme nous Tu as eu faim et soif,
comme nous Tu as eu peur et Tu as pleuré,
comme nous Tu es mort.
Ton pauvre corps a été mis dans la tombe,
comme le sera le nôtre,
et Tu en es sorti transfiguré,
comme nous en sortirons un jour.
Mon bien-aimé, avec Toi la mort est belle,
La Résurrection nous attend.
Merci.

Sœur Emmanuelle


Et même si hier c'était l'officiel, aujourd'hui encore on peut le dire : Vive le printemps !
Allez donc faire un tour dans la nature qui revit : voir la vidéo du jour

 

 

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18 mars 2012

Chemin de passion, chemins du monde

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Quand je pense aux pauvres, l’image qui me vient à l’esprit est celle d’hommes et de femmes marchant sur le bord du chemin, chargés de lourds fardeaux. Je les revois très tôt le matin, marchant en direction du marché ou des champs, espérant vendre ou acheter quelque chose, trouver du travail ou peut-être rencontrer quelqu’un qui leur donne assez pour survivre un jour de plus. Je me rappelle m’être senti coupable d’être bien assis dans une voiture alors que tant de gens marchaient, parfois pieds nus, parfois dans des sandales usées.

Je les ai vus marcher sur les routes poussiéreuses de Bolivie, du Pérou et du Guatemala. Avec les yeux de mon cœur, je les vois encore. Les pauvres marchent sur les routes secondaires de notre monde, transportant de très lourds fardeaux, tentant de  survivre.

Je n’ai jamais beaucoup marché. J’ai toujours pu compter sur des avions, des trains, des voitures ou des autobus pour me conduire d’un endroit à un autre. Mes pieds n’ont jamais beaucoup foulé la poussière du sol ; j’ai toujours pu compter sur des roues pour me rendre la vie plus facile. Dans mon monde, peu de gens marchent. Il est même parfois difficile de trouver une personne en bordure de la route pour demander des indications. Dans mon monde, les gens vont d’un endroit à un autre enfermés dans leur cabine roulante, écoutant leur musique préférée et, seulement à l’occasion, rencontrant d’autres personnes dans des stationnements, des supermarchés ou des comptoirs de restauration rapide.

Mais Jésus marchait, et il marche encore. Il marche de village en village et, en marchant, il rencontre les pauvres. Il rencontre les mendiants, les aveugles, les malades, les endeuillés et ceux qui ont perdu espoir. Il demeure très près de la terre. Il sent la  chaleur du jour et la fraîcheur de la nuit. Il connaît le gazon qui se fane et se flétrit, la terre rocailleuse, les arbustes épineux, les arbres stériles, les fleurs des champs et les riches récoltes. Parce qu’il marche tant, il les connaît et sent dans son corps la rigueur et la vitalité des saisons. Il écoute attentivement les personnes avec qui il marche et leur parle avec l’autorité d’un vrai compagnon de route. IL est sévère bien que miséricordieux, franc bien que très doux, exigeant bien que prêt à pardonner, inquisiteur bien que très respectueux. Il coupe profondément, mais avec les mains d’un guérisseur; il sépare, mais uniquement pour laisser pousser; il rejette, mais toujours pour permettre l’affirmation.  

Jésus est intimement lié à la terre qu’il foule. Il observe les forces de la nature; il apprend d’elles, les enseigne et révèle que le Dieu créateur est celui-là même qui l’a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, rendre la vue aux aveugles et aux prisonniers la liberté.

Les pauvres qui marchent sur les routes et à travers les déserts et les endroits sauvages de ce monde m’appellent à l’humilité – du mot latin humus, qui signifie terre. Je dois rester proche de la terre. J’ai souvent la tête dans les nuages, rêvant d’un monde meilleur. Mais jamais mes rêves ne porteront fruit si je ne garde les yeux tournés vers la terre et vers ces gens qui marchent sur leurs routes longues et pénibles, et qui m’invitent à les accompagner. Mais que signifie marcher avec les pauvres ? Cela signifie reconnaître ma propre pauvreté: ma profonde blessure intérieure, ma fatigue, mon impuissance, ma finitude. C’est là que je suis en lien avec la terre, là que je suis vraiment humble. Oui, c’est là que je deviens solidaire de tous ceux et celles qui marchent sur la terre. C’est là que je découvre que je suis, moi aussi, aimé, personne fragile et chère.

Avant d’entrer dans sa passion, « sachant qu’il est sorti de Dieu et qu’il va vers Dieu, Jésus prend un linge et commence à laver les pieds des disciples » (Jn 13, 3-5). Le Verbe s’est fait chair pour laver mes pieds fatigués. Il me touche précisément là où je touche le sol, là où la terre est liée à mon corps tendu vers le ciel. Il s’agenouille, prends mes pieds dans ses mains et les lave. Puis il me regarde et, quand nos yeux se croisent, il dit : « comprends-tu ce que j’ai fait pour toi ? si je t’ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, tu dois laver les pieds de tes frères et sœurs » (Jn 13, 13-14).

Pendant que je marche sur cette route longue et difficile qui conduit à la croix, je dois m’arrêter en chemin pour laver les pieds de mes compagnons. En m’agenouillant devant mes frères et sœurs, en leur lavant les pieds et en les regardant dans les yeux, je découvre que c’est à mes frères et sœurs qui marchent à mes côtés que je dois de pouvoir moi-même marcher.

Henri J.M Nouwen. Chemin de passion, chemins du monde
publié chez Novalis 
Source : www.spiritualite2000.com

Né aux Pays-Bas, Henri J.M. Nouwen a connu une brillante carrière universitaire aux Etats-Unis avant de devenir aumônier d’une communauté de l’Arche, au nord de Toronto. Conférencier réputé et apprécié, il était également l’auteur de nombreux volumes publiés en plusieurs langues. Il est décédé subitement en septembre 1996.

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14 mars 2012

MOURIR ET RESSUSCITER AVEC TOI

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Seigneur crucifié et ressuscité
Apprends-nous à affronter
Les luttes de la vie quotidienne,
Afin que nous vivions
Dans une plus grande plénitude.
Tu as humblement et patiemment accueilli
Les échecs de la vie humaine,
Comme les souffrances de ta crucifixion.
Alors les peines et les luttes
Que nous apporte chaque journée,
Aide-nous à les vivre
Comme des occasions de grandir
Et de mieux Te ressembler.
Rends-nous capables de les affronter
Patiemment et bravement,
Pleins de confiance dans ton soutien.
Fais-nous comprendre
Que nous n’arrivons à la plénitude de la vie
Qu’en mourant sans cesse à nous-mêmes
Et à nos désirs égoïstes.
Car c’est seulement en mourant avec Toi
Que nous pouvons ressusciter avec Toi.
Que rien, désormais,
Ne nous fasse souffrir ou pleurer
Au point d’en oublier la joie de ta résurrection !
Tu es le soleil éclaté de l’Amour du Père.
Tu es l’espérance du bonheur éternisé,
Tu es le feu de l’amour embrasé.
Que la joie de Jésus soit force en nous
Et qu’elle soit, entre nous, lien de paix,
D’unité et d’amour.

MERE TERESA

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13 mars 2012

ATTENTE DE PAQUES …

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- Ah ! Seigneur, pardonne mon retard mais, franchement, je n’avais pas très envie de venir…
- Nous sommes samedi saint, tout de même ! Des soucis ?
- Oh ! Pas pire que d’habitude. Une question surtout.
- Urgente, ta question ?
- Comment dire…urgente et… « éternelle » à la fois !
- Vas-y raconte.
- Euh…C’est que c’est difficile à dire…Surtout à toi Seigneur
- Parle en confiance, je saurai me taire.
- Justement, Seigneur, c’est bien là le problème !
- Explique-moi.
- Eh bien, tu l’as dit Seigneur : tu sais te taire ! et sauf ton Respect, c’est même ce que tu fais de mieux ! S’il y avait Un Nobel du silence tu décrocherais la palme !
- … ?
- C’est vrai, quoi, Seigneur ! Ton silence est parfois si… « Assourdissant » que je me demande si tu m’écoutes.
- … ?
- Peut-être même que si tu te tais tant, c’est que tu n’es pas vraiment là !
- Douterais-tu de moi ?
- Disons que je m’interroge…toute cette fureur sur la planète, Ces guerres, ces haines, ces flots de larmes… Et le cancer, Seigneur ? Mais que fais-tu donc, là-haut Dans ton ciel ?
- Je vais te confier un secret…
- A moi ? !
- Oui. A vrai dire, je n’y habite pas tant que cela…
- Tu n’habites pas où Seigneur ?
- Eh bien au ciel !
- Quoi !!!
- Ne t’emballe pas : je vais t’expliquer. Le « ciel », c’est un Joli mot que les artistes, les peintres, les poètes, les prêtres utilisent pour essayer de décrire ce lieu mystérieux où je vis. Par respect, ils ont cherché l’adresse la plus haute possible. Aimable de leur part et symboliquement bien vu. Mais cela ne veut pas dire que je suis dans les nuages !
- En gros, tu es en train de me dire que tu as déménagé !!!
- Disons qu’avec ma résurrection, les choses ont été un peu chamboulées : le ciel sur la terre et la terre au ciel, si tu vois ce que je veux dire…
- Pas vraiment…
- L’homme avait du mal à grimper pour venir me voir, alors je suis descendu à sa rencontre.
- Tu vois où cela t’a mené !
- Au Golgotha, je sais… Tiens, regarde mes mains, mes pieds et mon côté : j’ai encore les cicatrices ! Tout  « ressuscité » que je suis, impossible de les faire disparaître !  Et sais-tu pourquoi ?  Parce que ces blessures-là, ce sont celles de toute l’humanité. Je les porte chaque seconde de mon éternité, comme j’ai porté cette maudite croix.
- Mais, pourquoi ne pas le dire, Seigneur ? Pourquoi un tel silence ?
- Qu’as-tu fait hier après-midi ?
- Vendredi ? Je suis allé à l’hôpital. Des amis ont un fils qui s’est fait gravement renversé par une voiture…
- Tu sais, dans cette chambre d’hôpital, j’étais là moi aussi !
- Toi ? Mais donc où étais-tu ?
- Juste devant toi, sous les draps trempés de fièvre, dans ce lit d’hôpital, l’âme triste à en mourir, mais le cœur chaviré d’espérance. Excuse-moi de ne pas t’avoir parlé…J’avais si mal ! Mais as-tu remarqué que j’ai essayé de te sourire ?
- Oh Seigneur !
- Tu sais, ta visite m’a fait du bien. C’est bon de croire en l’homme…



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12 mars 2012

Que l’Esprit Saint suscite de vrai témoins

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C’est une évidence, jamais un raisonnement intellectuel ne convertira quelqu’un.  Non pas que l’intelligence soit sans importance, mais elle ne suffit pas.  Ce ne sont pas tant les discours de saint Pierre et des autres qui ont converti les premiers chrétiens, mais leurs convictions et la manière dont ils vivaient : ils étaient de vrais témoins.

Aujourd’hui, il y a une multitude de théories, de religions ésotériques et de systèmes philosophiques qui circulent.  Et pourtant, tout le monde s’accorde à dire que l’Occident a perdu ses points de repère.

Ce qui manque, ce sont des hommes et des femmes qui vivent quelque-chose, qui vont au bout de leur humanité.  L’époque est peut-être difficile, mais ne l’ont-elles pas toutes été ?

Il y a eu plus d’une période sombre dans l’histoire de l’Eglise, mais chaque fois, Dieu a suscité des saints, de vrais témoins.  Ils sont comme le fil d’or qui traverse toute la tapisserie.  Aujourd’hui, ils sont peut-être plus nécessaires que jamais.

Mais n’est-ce pas à moi qu’est posée la question ?  Me laisserai-je faire par l’Esprit ?  Serai-je un saint, un vrai témoin ? 

Revue Fidélité


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11 mars 2012

Si tu ouvrais ta fenêtre sur le monde…

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Si tu ouvrais ta fenêtre sur le monde,
celui qui est là, juste à portée de voix,
juste à portée de cœur.

Si tu ouvrais ta fenêtre sur l’attente des jeunes,
ceux que chaque jour tu rencontres sur ta route
et qu’il t’arrive de voir sans regarder,
d’écouter sans même entendre.

Si tu ouvrais ta fenêtre sur l’amour,
cet amour dont on parle tant,
cet amour que l’on cherche tant
et qui nous fait si soif que nos lèvres s’en fendent.

Alors toi, si tu tendais les mains pour l’accueillir en fontaine,
 si tu ouvrais ton cœur pour parler au-delà des mots,
il y aurait peut-être une place pour l’accueil et le partage.

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10 mars 2012

Voici l’autre devant moi.

 

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Voici l’autre devant moi, Seigneur, je dois le regarder « lui »

Au-delà de ma sympathie ou de mon antipathie, au-delà de mes idées ou de ses idées, de mon comportement et de son comportement.

Je dois « lui » permettre d’exister devant moi, tel qu’il est en son être profond et non pas l’obliger à l’attaque, à la défensive, à la comédie.

Je dois le respecter, autre que moi, et non pas le saisir pour moi, le gagner à mes idées, l’entraîner à ma suite.

Je dois être pauvre devant « lui », ne pas l’écraser ou l’humilier ni l’obliger à la reconnaissance.

Car il est l’unique, Seigneur et donc riche d’une richesse que je ne possède pas, et c’est moi le pauvre, qui me tiens à sa porte, nu, dépouillé, pour apercevoir, au fond de son cœur, ton visage, o Christ ressuscité, qui m’invites et me souris.

Michel QUOIST .

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09 mars 2012

Demandes de pardon.

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Le soir, je relis, avec le Seigneur, ma journée, laissant remonter dans ma mémoire l’un ou l’autre événement heureux. Je commence par rendre grâce, non pas d’abord ce que j’ai fait pour Lui, mais ce qu’Il a fait pour moi. Dans sa grâce j’ai pu me rapprocher de telle personne, tenir bon dans un moment difficile, mieux prier, être plus patient. Merci Seigneur pour le souffle de ton Esprit que je discerne dans mes démarches de ce jour.

Confitemini Domino, quoniam bonus
Confitemini Domino, Alleluia.

Peut-être n’ai-je pas bien répondu à ton Amour, pardon pour cette rancune entretenue, pour ce mot blessant, cet activisme sans frein, cette tristesse qui m’enferme.  Sous ton regard je repère mes peurs et mes replis, apaise en moi les discordances, les flots inquiets, les tourbillons de vanité ! Rends-moi la joie d’être sauvé.

Confitemini  Domino, quoniam bonus
Confitemini Domino Alleluia.

Renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit en accueillant ton pardon, Seigneur je retrouve la confiance, des chemins s’ouvrent, un avenir tout neuf m’est rendu.  Donne-moi, Seigneur, ta Lumière et ta Force pour demain. Donne-moi le sens de ta Volonté et la capacité de l’accomplir entièrement dans les circonstances de ma vie.

Confitemini Domino quoniam bonus
Confitemini Domino Alleluia.

Claude FLIPO,  Jésuite.

 

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08 mars 2012

Lumière pour l'homme aujourd'hui

 

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Lumière pour l'homme aujourd'hui
qui viens depuis que sur la terre
il est un pauvre qui t'espère,
atteins jusqu'à l'aveugle en moi :
touche mes yeux afin qu'ils voient
de quel amour tu me poursuis.
Comment savoir d'où vient le jour
si je ne reconnais ma nuit ?

Parole de Dieu dans ma chair
qui dis le monde et son histoire
afin que l'homme puisse croire,
suscite une réponse en moi :
ouvre ma bouche à cette voix
qui retentit dans le désert.
Comment savoir quel mot tu dis
si je ne tiens mon cœur ouvert ?

Semence éternelle en mon corps
vivante en moi plus que moi-même
depuis le temps de mon baptême,
féconde mes terrains nouveaux :
germe dans l'ombre de mes os
car je ne suis que cendre encore
Comment savoir quelle est ta vie
si je n'accepte pas ma mort ?

Didier Rimaud, "Les arbres dans la mer",
Paris, Desclée, 1975

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06 mars 2012

Je t'ai cherché

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« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende. » 
Matthieu 11, 15

J'ai cherché longtemps le bonheur,
parfois comme un fou, comme un insensé,
avec passion, avec avidité:
l'argent, le pouvoir, la puissance...
J'ai un peu goûté à tout,
mais, Seigneur, je n'ai pas trouvé la joie.

J'ai cherché le bonheur dans la sagesse,
celle que le monde propose:
le savoir, la science, la renommée,
tout savoir du cœur de l'homme,
tout connaître du destin du monde,
mais là encore, je n'ai rien trouvé.

J'ai cherché aussi, mon Dieu, à réussir
dans ma vie, ma profession, ma famille,
être le premier partout, être entendu de tous,
être reconnu par tous, mais je n'ai rien rencontré.

Aujourd'hui Seigneur, tu m'invites à t'écouter.
Tu n'attends de moi ni exploits, ni réussites.
Tu m'attends, mon Dieu, au cœur de ma vie,
ma vie d'homme toute simple, toute petite.
Et c'est là où tu te révèles et qu'enfin
je découvre en ta présence le sens de ma vie.

Robert Riber

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04 mars 2012

La vie de l'homme est une corvée

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La vie de l'homme est une corvée,
dit Job au Seigneur
C'est toi, Dieu, qui nous fait parler ainsi ?
Cela m'étonne.
Ou plutôt, j'admire que tu proposes une prière
pour les jours d'amertume.

Aujourd'hui donc, je viens te dire
mes lassitudes, mon ennui.
Et je t'amène aussi tous ceux pour qui vivre est une corvée :
les honteux, dégoûtés, paumés, candidats au suicide...
Ecoute, Seigneur, nos cris muets !
Change notre corvée en danse !

Tu es santé : GUERIS-NOUS !
Tu es chemin : GUIDE-NOUS !
Tu es liberté : COUPE NOS ENTRAVES !
Tu es horizon : ELARGIS-NOUS !
Tu es lumière : EBLOUIS-NOUS !
Tu es courage : RELEVE-NOUS !
Avec Toi, plus jamais de corvée:
ta présence est caresse et feu !

Seigneur,
quand tu guéris quelqu'un,
tu le guéris tout entier.
Guéris donc mon cœur en le remplissant
d'une profonde miséricorde
envers tous ceux qui me font du mal.
Guéris aussi mon corps en lui donnant la santé
pour que je puisse te chanter longtemps,
toi et ta miséricorde,
toi et ton infinie miséricorde !


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et pour ALLER AU DESERT ...


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03 mars 2012

Le lavement des pieds

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"J'ai cherché mon âme, je n'ai pu la voir.
J'ai cherché mon Dieu, il m'a échappé.
J'ai cherché mon frère et je les ai trouvés tous les trois"
F. THOMSON

"Quand Jésus lave les pieds des apôtres le soir du Jeudi Saint, il lesregarde de bas en haut et c'est à ce moment-là qu'il nous dit qu'il est Dieu.

Nous cherchons Dieu dans la lune alors qu'il est en train de nous laver les pieds.

Le lavement des pieds est une leçon d'amour fraternel, bien entendu, mais, plus profondément, il est une révélation, un dévoilement de ce qu'est Dieu."

Père François VARILLON
"Joie de croire, joie de vivre" - CENTURION.


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02 mars 2012

La liberté

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« Qui que tu sois, quelles que soient tes blessures et ton passé douloureux, n'oublie jamais, dans ta mémoire meurtrie, que t'attend une éternité d'amour
Tim Guénard -"Plus fort que la haine" - Presses de la Renaissance.

 

"La Liberté dans l'Esprit n'est pas de dire:
"je fais ce que je veux, ce qui me plaît".
Ce n'est pas la loi du moindre effort.
Choisir la liberté, c'est choisir la vie,
c'est elle qui permettra d'aller plus haut.
Le marin n'invente pas le vent,
mais il tend sa voile pour avancer.

La liberté c'est dire à Dieu:
"Je te préfère à mon égoïsme, à mes instincts".
Je n'ai pas envie de pardonner, mais je pardonne.
Je n'ai pas envie de sourire, mais je souris.

La foi en Dieu oblige.
Le plus libre est celui qui accepte
des obligations en faveur de ceux qu'il aime."

Stan ROUGIER

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... et celle d'hier pour chanter la B.I.B.L.E

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29 février 2012

Ascèse et mortification

 

 

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La perfection, ce n'est pas  de faire quelque chose de grand et de beau,
mais de faire ce que l'on fait  avec grandeur et beauté

Swami Prajñanpad

 

 

 

Je crois que l'ascèse est une des choses principales pour le développement de l'être humain et que l'ascèse est nécessaire à la construction d'un art quel qu'il soit. L'ascèse consiste à choisir perpétuellement l'essentiel.

C'est en ne gardant que l'essentiel et le nécessaire que l'on trouve tout à coup les forces de la vitalité et de la vérité.

Je crois que la mortification est nuisible parce qu'elle a toujours un côté de répression et qu'elle a toujours un côté qui facilite la débauche inverse... L'épanouissement doit être une ascèse, un dépouillement qui n'est pas une contrainte négative comme la mortification. Les ascètes peuvent vivre d'une façon encore plus frugale qu'une personne qui se mortifie, mais les ascètes le prennent comme une espèce de décontraction totale, alors que la mortification implique toujours l'obligation.

L'ascèse, c'est se contenter du verre d'eau et du morceau de pain, et c'est la savourer avec délice, parce qu'au fond vous avez l'essence de la vie qui est l'eau et le pain et que vous n'avez pas besoin d'autre chose. Mais si l'eau et le pain sont une mortification, vous êtes condamnés au pain sec et à l'eau : c'est une punition. Au fond l'ascèse, c'est la joie, c'est une chose qu'on découvre petit à petit.

Le corps doit être profondément travaillé pour trouver sa liberté. Cette liberté est au-delà de la discipline. Pour que le corps participe à cette joie et à cette liberté totale, il doit passer à travers différentes étapes purificatrices.

Pour parler simplement du métier de danseur, un danseur est un être qui a commencé entre dix et quatorze ans à faire une série d'exercices chaque matin, et ils les fait toute sa vie, sans aucun jour d'interruption, tous les matins. Il s'impose une espèce de discipline au départ, qui lui permet de trouver sa plus grande liberté.

Finalement, quand on me dit: "Qu'est-ce que la danse ?", je réponds: à l'échelon des gens qui ne savent pas, c'est se mettre debout et faire n'importe quoi ; à l'échelon des très bons danseurs, c'est avoir une discipline de dix ans ou de quinze ans et faire des choses très codifiées ; à l'échelon du véritable danseur, c'est se mettre debout et faire n'importe quoi, mais après avoir passé vingt ans d'ascèse... C'est retrouver l'innocence et la liberté, mais avec un travail préliminaire.

Le danseur idéal, ce serait un être libéré loin de notre civilisation. Je crois qu'actuellement le drame de l'époque consiste à faire croire aux gens qu'en multipliant leurs besoins on augmente leur joie. En réalité, on augmente alors leurs attaches... La seule issue pour le monde actuel, c'est non la privation, je n'aime pas ce mot-là, mais c'est la joie dans le dépouillement.

Maurice Bejart
L'Art sacré n°1, ler trim. 1969.

 


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Vient paraître : INFOCoopBelsud - FERVRIER 2012

 

 

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28 février 2012

Tentations

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Des tentations nous en avons toutes et tous. Parfois nous succombons, parfois nous résistons. Tout simplement parce que, au plus intime de nous-mêmes, nous savons que les tentations peuvent nous apporter soit le bonheur, soit le malheur.

Elles sont donc bien de deux ordres, c’est pourquoi il n’y a pas lieu de les rejeter toutes en bloc. Si on vous propose un délicieux morceau de gâteau, vous ne diriez certainement pas non et cela vous donnerait du baume au cœur. Pourquoi s’en priver ? Mais il existe également des tentations, qui, lorsque nous succombons, peuvent nous faire souffrir, abîmer notre intégrité, notre dignité.

Ces tentations-là sont bien évidemment à éviter même si parfois nous passons par des temps d’errance plus ou moins longs.

Le carême est une occasion unique qui nous est donné pour nous repositionner vis-à-vis de toutes ces tentations qui marquent nos vies.

Les tentations de Jésus au désert, quant à elles, sont un bel exemple de se laisser aller à demander des moyens qui facilitent la vie par des puissances magiques.

Nos prières peuvent être parsemées de « Seigneur, fais que… » ou encore « Que ceci se passe Seigneur et alors je m’engage à… »

              
Dans l’Evangile de Luc » il est dit de ne pas tenter le Seigneur ».

Tenter Dieu, écrit André Sève, c’est attendre de lui des choses qui, fausseraient tout : ce qu’il est, ce que nous sommes et la vie qu’il nous donne. Nos vies sont traversées d’angoisses, de peurs, de moments difficiles et de souffrances et nous ne les comprenons pas toujours. Tant de pourquoi restent en nous sans réponse et nous aimerions bien parfois vivre une vie faite uniquement de bonheurs et de joies.

A quoi notre foi peut-elle bien servir ? Elle n’apporte pas des moyens et des solutions pour rendre notre vie plus facile. La foi est la possibilité qui nous est offerte de vivre à fond des moments faciles mais également les moments difficiles de nos existences.

Nous ne sommes sur terre ni pour souffrir, ni pour vivre facilement mais pour vivre intensément, en abondance. Pour ce faire nous n’avons pas besoin de magie et de coup d’éclat, juste de l’amour pour ne jamais échapper à l’effort de vivre.

Que l’esprit de Dieu nous accompagne durant ce temps de carême pour que nous vivions de manière plus intense possible cette vie donnée avec pour seul objectif celui d’aimer.

Philippe Cochinaux


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25 février 2012

Heureux qui espère et qui dort

 

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Je n'aime pas celui qui ne dort pas, dit Dieu.
Le sommeil est l'ami de l'homme.
Le sommeil est l'ami de Dieu.
Le sommeil est peut-être ma plus belle création.
Et moi-même je me suis reposé le septième jour.
Celui qui a le cœur pur, dort,
Et celui qui dort a le cœur pur.
C'est le grand secret d'être infatigable comme un enfant.
D'avoir comme un enfant cette force dans les jarrets.
Ces jarrets neufs, ces âmes neuves.
Et de recommencer tous les matins, toujours neuf,
Comme la jeune, comme la neuve Espérance.
Or on me dit qu il y a des hommes
Qui travaillent bien et qui dorment mal.
Qui ne dorment pas.
Quel manque de confiance en moi.
C'est presque plus grave que s'ils travaillaient mal mais dormaient bien.
Que s'ils ne travaillaient pas mais dormaient, car la paresse
N'est pas un plus grand péché que l'inquiétude.
Et même c'est un moins grand péché que l'inquiétude.
Et que le désespoir et le manque de confiance en moi.
Je ne parle pas, dit Dieu, de ces hommes
Qui ne travaillent pas et qui ne dorment pas.
Ceux-là sont des pécheurs, c'est entendu.
C'est bien fait pour eux.
Des grands pécheurs.
Ils n'ont qu'à travailler.
Je parle de ceux qui travaillent et qui ne dorment pas.
Je les plains.
Je parle de ceux qui travaillent, et qui ainsi
En ceci suivent les commandements, les pauvres enfants
Et d'autre part n'ont pas le courage,
N'ont pas la confiance, ne dorment pas.
Je les plains.
Je leur en veux.
Un peu.
Ils ne me font pas confiance.
Comme l'enfant se couche innocent dans les bras de sa mère
Ainsi ils ne se couchent point.
Innocents dans les bras de ma Providence.
Ils ont le courage de travailler.
Ils n'ont pas le courage de ne rien faire.
Ils ont la vertu de travailler.
Ils n'ont pas la vertu de ne rien faire.
De se détendre.
De se reposer.
De dormir.
Les malheureux ils ne savent pas ce qui est bon.
Ils gouvernent très bien leurs affaires pendant le jour.
Mais ils ne veulent pas m'en confier le gouvernement pendant la nuit.
Comme si je n'étais pas capable d'en assurer
Le gouvernement pendant une nuit.
Celui qui ne dort pas est infidèle à l'Espérance.

Charles PEGUY

 

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MONTEE VERS PÂQUES

Le Père Paul Belboom nous propose pour accompagner notre cheminement de carême, trois pistes chaque jour sur le blog http://vertesfeuilles.blogspot.com/


D’abord, POUR MEDITER : un texte court.
Et des citations de Mère Teresa.

Ensuite, POUR REFLECHIR : quelques réflexions de François Cheng, de l’Académie française
Enfin, POUR PRIER : à partir de l’Evangile du jour…

BONNE MONTEE VERS PÂQUES !


 

 


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22 février 2012

CARÊME !

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POUR NOUS TOUS QUI TOURNONS EN ROND : CAREME !
LE CHRIST VIENT SORTIR NOTRE EXISTENCE DE L’USURE ET DU DELABREMENT

Pour nous tous
Qui sommes tellement habitués à tout,
À l’amour, à la foi, à la solidarité,
A Dieu et aux autres
Et que plus rien ne surprend:
CARÊME !

Pour nous tous
Qui pensons tout savoir
Et n’avoir plus rien à recevoir
Parce que nous avons fait
Le tour de toutes choses:
CARÊME !

Pour nous tous
Qui avons établi le catalogue
Des gens à aimer
Et des autres à mépriser:
CARÊME !

Pour nous tous
Qui avons dressé la liste
Des gestes à faire, des rites à opérer
Et des paroles à prononcer
Pour être un chrétien de bon ton:
CARÊME !

Avec Lui, sur un chemin de 40 jours,
L’Evangile résonne
Comme une parole neuve,
Une nouvelle qui brise
Les vieilles croûtes
De nos comportements.

En Lui, sur un chemin de 40 jours,
Le visage de Dieu nous apparaît
Et aussi, mystère,
Le visage que l’homme
Est appelé à revêtir.

Par lui, sur un chemin de 40 jours,
Une relation est créée
Entre Dieu et nous,
Toute d’alliance étroite.

Grâce à Lui, sur un chemin de 40 jours
L’amour de Dieu est révélé
À notre admiration.

Au bout de 40 jours,
Il faut s’y attendre, tout est renouvelé.
Nous ne pouvons plus vivre autrement
Qu’en mettant en pratique
Ce que le Christ, notre frère quotidien
Nous aura enseigné
Par sa vie, par sa mort, par son amour.

En fait, le chemin des 40 jours
Marque le début de la Résurrection
Puisque commence pour nous
Notre deuxième naissance !       

 

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Et notre prière de la semaine :  Les couleurs de Dieu

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19 février 2012

Des Cendres

Pour préparer le temps du Carême qui s’ouvre devant nous nous vous proposons des Cendres ... et quelques liens pour faire de cette préparation un chemin de prières et de partages, un chemin vers la Joie de Pâques.

Même les cendres et les résidus gardent la puissance de germer.
Aussi me lèverai-je aujourd'hui, je prendrai mes cendres
Et je les convertirai en terre à semailles.
Car mes cendres sont la terre nouvelle
Qu'il m'appartient de créer et d'habiter.
Mes cendres fertilisées par ta grâce seront ma terre renouvelée
Où l‘Evangile étendra ses racines largement.

(source : www.prier.be)

 

 

 

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08 avril 2011

Conversion.

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La conversion consiste à se retourner vers le Christ et son Evangile, de la même manière que l’on se retourne vers quelqu’un d’aimé que l’on a oublié et délaissé pour un temps.

Les chrétiens se tournent vers le Christ parce qu’ils savent, même s’ils l’ont oublié pour un temps, qu’auprès de lui se cueillent les paroles permettant de vivre.

Ils reprennent conscience de la fidélité les liant au Christ dont ils portent le nom.

Ils se rendent compte que loin de l’Evangile les chemins de leur existence s’égarent et, surtout, s’éloignent de la joie.

Cette conversion dépasse largement le temps du Carême !

Grâce à elle toutes les régions secrètes où chacun brûle de désirs, prépare ses projets et ses actions, élabore ses jugements et ses paroles, seront renouvelées.

Ceux qui acceptent cette conversion-là peuvent en être certains : longuement, patiemment, de façon répétée, leur être tout entier sera transformé. Tourné vers la lumière. Ressuscité.


Charles SINGER

 

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30 mars 2011

LA MARQUE DE CROISSANCE

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Course

Notre vie est étrange.  Et pleine de contradictions.  Nous n'arrêtons pas de courir. Nous brassons les soucis.  Nous déployons des trésors d'imagination pour équilibrer la gestion de notre vie familiale, de notre vie professionnelle, de notre vie personnelle.  Tout bouge sans arrêt.  Tout est pris.


Vide

D'où vient alors cette impression que rien n'advient ? Comme si tout tournait autour d'un noyau vide?  L'impression que rien ne se passe? Que tout reste en l'état?  Que le baromètre est fixé sur «médiocre»?  Que notre terre est stérile et qu'il n'en sort que des moissons moyennes?  Comme si à l'intérieur de nous-mêmes plus rien ne grandissait, mais se contentait de vivoter, larvaire. Comme si notre petite musique intérieure ne pouvait plus être jouée ou entendue dans l'affairement quotidien.


Réduction

L'amour est toujours là, mais il est réduit à la présence par habitude. La tendresse est toujours là, mais elle est réduite à un sourire usé.  La foi est toujours là, mais elle est réduite à une vague façon de penser.  Dieu est toujours là, mais il est réduit à une relation sans chaleur. L'attention aux enfants est toujours là, mais elle est réduite à la surveillance des résultats scolaires. Les engagements qu'on a pris existent toujours, mais ils sont réduits à des gestes sans conviction. L'Église est toujours là, mais elle est réduite à une société d'appartenance. La solidarité est toujours là, mais elle est réduite à de simples paroles de commisération.  Tout est là. Mais c'est petit. En réduction.


Décision

On peut vivre ainsi, sous prétexte que c'est la loi de la vie, qu'on a pas le temps, qu'il faut parer au plus pressé.  On peut vivre ainsi, réduit à la plus petite taille. Mais on peut décider aussi de vivre à pleine mesure!  C'est pourquoi, chaque année, les 40 jours de carême nous sont nécessaires pour sortir de nos positions de repli ratatiné et pour lutter contre l'usure.  Le carême est le temps où le Christ nous appelle à grandir, à déployer, à élargir notre vie dans tout sa dimension. A croître.


Croissance

Cette croissance commence à l'intérieur de nous-mêmes, dans le secret.  Cette croissance se réalise par la pratique de l'Évangile.  Car l'Évangile nous amène, nous entraîne plus loin que nous-mêmes.  L'Évangile emporte notre amour, notre solidarité, nos engagements à des dimensions que nous n'osions pas espérer, à des dimensions que nous n'aurions pas eu le courage ni la possibilité d'atteindre avec nos seuls moyens.


La marque de la croissance

L'Evangile est le chemin ouvert à chacun pour se grandir, se déployer dans toute sa taille d'enfant de Dieu et d'enfant des hommes.  C'est un chemin redoutable sur lequel on avance, en se dépassant, à la suite du Christ.  Les Cendres sont la marque de croissance de ceux qui, avec leur faiblesse, décident de grandir en plantant dans leur vie l'Evangile du Christ.           

 

Ch Singer  "Terres"

 

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23 mars 2011

TROIS PETITS « S »

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Quel drôle de titre comme sujet de réflexions et de prières de Carême ! C’est vrai et pourtant ces trois petits « S » représentent des réalités tellement importantes dans notre vie qu’il vaut bien la peine de s’y attarder un peu durant cette période privilégiée de l’année liturgique.

« S » comme silence. Nous vivons trop souvent dans le bruit, extérieur et intérieur. Pourtant le silence nous fait tant de bien ! Et souvent le Seigneur se trouve en son beau milieu.

« S » comme solitude. Mais solitude n’est pas isolement. C’est plutôt recul pour mieux se retrouver avec Dieu et avec nos frères et sœurs.

« S » comme secret. C’est dans le secret de notre cœur que le Seigneur se manifeste souvent et c’est au cœur de leur amour que les amoureux se disent leurs plus beaux secrets. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi dans nos rapports avec Dieu ?

Durant ce carême, je vous invite à pratiquer ces trois " S."

Une petite technique nous y aidera : après la réflexion de chaque jour, juste avant la prière finale, assoyons-nous dans un endroit calme, fermons les yeux et ouvrons-nous au Seigneur, quinze secondes au début, puis quinze de plus  par semaine. Cette méthode simple et quotidienne nous aidera à entrer dans l’intimité de Dieu et à vivre un excellent carême.

En route donc !


Jules, prêtre

 

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22 mars 2011

Vivre avec l'Evangile

 

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"Les actes que nous impose notre vocation deviennent pour nous les plus sanctifiants.  Les devoirs d'état qu'elle crée sont pour nous le chemin unique de la sainteté."   Agir dans l'Esprit – page 322

 

On ne peut être à la fois pour l'Évangile et pour le fanatisme.

On ne peut se prétendre du Christ et défendre la ségrégation raciale.

On ne peut affirmer: Dieu est unique et  entretenir division et  séparation.

On ne peut se situer dans l'Évangile qui met les petits à côté de Dieu et se ranger résolument du côté des puissants.

On ne peut se nommer serviteur à la façon de Jésus de Nazareth et se comporter comme un seigneur.

On ne peut inviter à  l'humilité du Fils et, en même temps, exiger la première place.

On ne peut chanter une Église joyeuse et ouverte à tous et inventer des conditions de pureté telles que plus personne ne désire y entrer.

On ne peut annoncer un Sauveur venu d'abord pour les pécheurs et les brebis perdues et accueillir seulement les purs et les dignes et les conformes.  Qui oserait décider du «casier» des hommes et des femmes à la quête de Dieu?

On ne peut crier que l'Évangile détient la puissance d'inventer le monde à l'image créatrice de Dieu et se contenter de reproduire les coutumières structures du passé.

Seigneur, où trouverai-je la grâce de vivre en logique avec l'Évangile du Christ?                                            

Ch. SINGER "Terres"-edts du Signe

 

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17 mars 2011

Dénouement

 

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Il est des jours ou j’ai l’impression d’être enchaîné, noué.
Il est des chaînes qui m’empêchent de me déplacer vers Toi mon Dieu.
Des chaînes qui me lient corps et âme.
Je suis enchaîné dans une image que j’ai de Dieu,
Dans une image que je me fais de Dieu.
Je fais de Dieu, un Dieu qui me ressemble,
Un Dieu façonné à ma propre image.

Le Dieu que je porte en moi n’est-il pas un Dieu jaloux?
Jaloux comme moi, jaloux comme moi je peux être jaloux...
Le Dieu que je porte en moi n’est-il pas l’image d’un Dieu vengeur?
Qui se vengerait,  comme moi-même je suis capable de me venger...
Un Dieu, oeil pour oeil, dent pour dent.
Un Dieu que je dis bon et que je pense méchant.

Qu’ai-je fait de Toi mon Dieu?

Je suis enchaîné dans ma prière.
Souvent ma prière est une prière intéressée et du coup,
Le Dieu que j’invoque est un Dieu « bouche trou »
Parce que j’ai peur des « manques »
Je remplis ces manques par Dieu.
Ma prière est une prière qui ressemble à un contrat,
Où Dieu s’engagerait à une garantie de tous les dangers,
De tous les malheurs, de toutes les maladies, de tous les soucis...

Qu’ai je fait de Toi mon Dieu?

Je suis enchaîné dans mes idoles de Dieu.
Mon Dieu n’est-il pas un Dieu « gri-gri »,
Un Dieu porte-bonheur, un Dieu amulette sacrée?
Souvent les images de mon Dieu sont en or, en argent...
Bijoux que je porte sur ma poitrine, en médaillon, en camée.
Un Dieu idole que je place sur un piédestal, mais un Dieu impassible,
Un Dieu qui n’entend pas, un Dieu qui ne voit pas,
Un Dieu qui ne marche pas, un Dieu qui ne vit pas.

Mais Toi mon Dieu,
Tu as pris les risques de l’homme,
Tu as pris les risques de la croix,
Tu as pris les risques de la vie et de la mort.

Qu’ai je fait de Toi mon Dieu?


Robert Riber 
"fenêtres ouvertes"

 

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11 mars 2011

Les béatitudes des visages


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Bienheureux celui qui sait se taire
Pour regarder un visage
Et pour le rencontrer:
Bienheureux!

Bienheureux celui qui sait reconnaître
Tout ce qu’il a reçu
De paix, de présence innombrable, de force,
D’un visage qu’il ne voit plus
Bienheureux!

Bienheureux celui dont le visage
Peut libérer l’homme
Prisonnier de lui-même
Bienheureux!

Bienheureux les visages brisés
Qui ont quitté les faux-semblants
Et les retranchements
Pour partager une espérance,
Pour partager une lumière.

Bienheureux ton visage, Jésus
Sur la croix perdu,
Qui donne dans la mort même
Une transparence de ce que nous sommes
Et que nous n’avons pas reconnu.

Bienheureux ton visage, Jésus,
Parmi les hommes venu
Comme la seule image
De ce qu’on ne sait pas dire.

Bienheureux ton visage, Jésus,
Visage qui ne se ferme plus
Image de tout l’homme et de tout son mystère,
lmage parfaite de la Vie
Puisqu’Il est Image du Père.


Louis de La Bouillerie
In Recueil de textes non bibliques
«Le pardon » éd de l’Atelier, p.97

 

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10 mars 2011

Dieu de tendresse et de bonté

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Dieu de tendresse et de bonté,
Ouvre largement la porte de mon cœur
pour que j'y laisse pénétrer ton Esprit.

Que sa Lumière
éclaire les coins sombres de ma vie:
mes doutes, mes égoïsmes et mes refus.

Que son Souffle
vienne balayer mes habitudes et mes péchés
pour me rendre libre dans la vérité.

Qu'il soit la Vie
qui ranime ma foi, rajeunit mon espérance
et réchauffe mon amour.

Qu'il soit la Voix
qui te prie en moi
et qui me fasse parler ton langage.

Qu'il entre comme un Printemps
dans mon cœur et dans la communauté chrétienne
pour recréer et renouveler toutes choses.

Seigneur Dieu, ouvre ma porte
pour le don et pour le pardon,
pour l'accueil et le partage.

Donne à tous tes enfants
de vivre ce temps de réconciliation
comme une joie et une mission :
celle de reproduire le visage de ton Fils,
Jésus, le Christ, Notre Seigneur.  

AMEN

 

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09 mars 2011

Carême, chemin, de guérison

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Le mercredi des Cendres donne le ton, nous invitant au partage, au jeûne, à la prière.

Ces pratiques, complémentaires dans la tradition spirituelle, concernent plus spécifiquement notre rapport à autrui, à nous-mêmes et à Dieu, tout en mobilisant notre esprit et notre corps.

Nous le retrouvons le 3èmedimanche de Carême, évoquées comme un don de la miséricorde de Dieu, un remède en vue de la restauration de notre être authentique, nous qui avons été créés pour être mais de Dieu et amis des hommes.

Des pratiques qu’il nous est peut-être difficile de considérer comme source de guérison, si nous négligeons d’y persévérer et de relire notre expérience.  Or, il n’y a pas d’autre moyen pour découvrir leur capacité à nous tourner vers Dieu, tout en nous libérant par la connaissance de nous-mêmes et le renversement de  priorités.  En effet, elles nous conduisent à renouer avec notre faim de Dieu, avec notre désir profond de dialoguer avec lui et de laisser l’amour ainsi vécu rejaillir sur nos semblables.

Cela étant, elles éveillent immanquablement des résistances qui viennent de nos peurs de manquer, de nos besoins parfois tyranniques de « nourritures terrestres » sous forme, entre autres, de biens de consommation ou de distractions (selon la nature du jeûne auquel nous nous livrons) et surtout de la difficulté à nous retrouver seuls avec nous-mêmes en présence de Dieu.  Il nous reste alors à crier vers lui depuis ces « profondeurs » que nous pouvons désormais nommer, conscients jusque dans notre chair que lui seul peut nous relever, ce qui nous rend plus aptes à coopérer.

La prière, le partage et le jeûne nous conduisent à renouer avec notre faim de Dieu.

Rien de tel donc, pour nous guérir de cette suffisance qui nous isole de Dieu et nous maintient souvent insatisfaits à la surface e la vei.  Rien de tel non plus pour nous donner d’accueillir avec gratitude le salut de Dieu, qui œuvre tout à la fois à notre humanisation et à notre divinisation.

Sr Emmanuelle Billoteau, ermite bénédictine
(Prions en Eglise)


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03 mars 2011

Esprit de prière.

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Les témoignages sont nombreux sur la vie d’union à Dieu que saint Jean Bosco était parvenu peu à peu à mener au travers de ses multiples activités.

En Don Bosco, très grande était l’union avec Dieu, même au milieu de son activité extérieure. A première vue, à considérer ses innombrables occupations où l’engageaient les devoirs de charité et de religion, on serait tenté de croire qu’il était tout entier un homme de calcul et d’action et se contentait des prières obligatoires ; « Au contraire, nous dit le professeur Maranzana, qui fut son élève, je l’ai toujours vu recueilli en lui-même, avec une âme si paisible et si tranquille qu’il semblait être dans une contemplation continuelle des choses célestes. Il demeurait sur terre pour faire le bien, mais son esprit était dans l’autre vie » Et sa vie était Jésus-Christ.

Ses secrétaires l’ont toujours vu commencer son travail par une intense élévation de son esprit vers Dieu. Aussi longtemps qu’il le put et que ses forces le lui permirent, il récitait avec les enfants les prières du soir, soit debout, soit à genoux sur le pavé des portiques. S’il apercevait un garçon faisant négligemment le signe de la croix, il ne manquait pas de lui en faire la remarque. Même les brèves prières avant et après le repas, il les récitait avec grand recueillement. « Bien des fois, écrit Don Rua, je l’ai surpris recueilli dans la prière en ces courts moments où, ayant besoin de prendre haleine, il se trouvait dans la solitude. » Il dit lui-même à un confrère dans lequel il avait une grande confiance : «  Parfois je ne puis assister à la lecture spirituelle de règle, alors, avant de me mettre au lit, je m’agenouille par terre et je relis, ou au moins me remémore posément, quelques versets de l’Imitation de Jésus-Christ ».

En somme, l’esprit et le cœur fixés en Jésus au Saint Sacrement, il vivait dans une prière continuelle.



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