11 octobre 2017

Appelés à l’excellence

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De toutes parts, nous sommes appelés à travailler sans repos afin d'exceller dans notre carrière.

Tout le monde n'est pas fait pour un travail spécialisé ; moins encore parviennent aux hauteurs du génie dans les arts et les sciences ; beaucoup sont appelés à être travailleurs dans les usines, les champs et les rues.

Mais il n'y a pas de travail insignifiant. Tout travail qui aide l'humanité a de la dignité et de l'importance. Il doit donc être entrepris avec une perfection qui ne recule pas devant la peine.

Celui qui est appelé à être balayeur de rues doit balayer comme Michel-Ange peignait ou comme Beethoven composait, ou comme Shakespeare écrivait. Il doit balayer les rues si parfaitement que les hôtes des cieux et de la terre s'arrêteront pour dire : "Ici vécut un grand balayeur de rues qui fit bien son travail."

C'est ce que voulait dire Douglas Malloch quand il écrivait : "Si tu ne peux être pin au sommet du coteau, sois broussaille dans la vallée. Mais sois la meilleure petite broussaille Au bord du ruisseau. Sois buisson, si tu ne peux être arbre. Si tu ne peux être route, sois sentier ; si tu ne peux être soleil, sois étoile ; ce n'est point par la taille que tu vaincras ; sois le meilleur, quoi que tu sois."

Examinez-vous sérieusement afin de découvrir ce pour quoi vous êtes faits, et alors donnez-vous avec passion à son exécution. Ce programme clair conduit à la réalisation de soi dans la longueur d'une vie d'homme.

Martin Luther King

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10 octobre 2017

La fidélité

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« La vertu qui est devenue la plus rare dans les temps modernes est la fidélité. »
Charles Péguy

Les temps modernes se caractérisent par une vertigineuse accélération du temps.

La vitesse des mutations est telle aujourd’hui que l’homme doit sans cesse exprimer sa faculté d’adaptation et composer avec l’impermanence des choses.

Sa grande difficulté est de déceler, au sein du temps qui passe, le temps qui demeure. En d’autres termes, d’identifier ce qui constitue les fondements durables de sa vie qui, eux, résisteront à l’usure des jours, à la valse des modes et aux standards sans cesse renouvelés du progrès.

L’exaltation qui entoure la cuite de l’instant présent ne doit pas nous distraire de la conviction que nous sommes des êtres de mémoire (donc reliés au passé) et d’espérance (donc reliés à l’avenir).

Et seule, la fidélité est de nature à faire le lien entre ce qui fut et ce qui sera, et à nous permettre de vivre l’instant présent dans une sorte de quiétude bienheureuse qui est probablement l’une des formes les plus abouties du bonheur.

François Garagnon 
"Pensées revigorantes" - Edts Monte Cristo

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07 octobre 2017

"Que Dieu vous soit neuf chaque matin "

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Il est impossible de concevoir une religion vivante si Dieu ne nous est pas neuf chaque matin. Nous nous lassons du déjà vu, nous éprouvons constamment le besoin d’un renouvellement. Et un amour qui chaque jour ne découvre pas dans le visage aimé un trait encore inaperçu est bientôt condamné à mort.

La vie de l’Esprit est une découverte inépuisable et il est indispensable, pour que Dieu devienne pour nous un objet passionnément aimé, il est indispensable que, chaque jour, Dieu soit pour nous une découverte nouvelle […]

Tous les grands Hommes, tous les génies, tous les savants, tous ceux qui sont à la tête de la course dans l’humanité, sont des êtres qui ont su admirer et s’émerveiller. Et c’est Einstein, un des plus grands savants de tous les temps, qui a dit ce mot magnifique où il nous révèle son âme : L’homme qui a perdu la faculté de s’émerveiller et d’être frappé de respect est comme s’il était mort […]

Chacun de vous a des goûts particuliers. Chacun de vous est attiré par un certain aspect de l’univers : il y en a qui aiment les bois, il y en a qui aiment la mer, il y en a qui aiment la montagne, il y en a qui aiment la musique, d’autres la poésie ; il y en a qui aiment les mathématiques, d’autres l’astronomie – qui d’ailleurs les comprend d’une manière nécessaire – mais chacun dans cette recherche, chacun dans cet amour, chacun dans cette passion, trouve sa source, cette source que Jésus révélait à la Samaritaine au puits de Jacob, et qui nous fait entrer, tous et chacun, dans cette vie éternelle qui est le Dieu vivant au plus intime de nos cœurs.

Il ne faut donc pas penser que la prière pour nous s’épuise dans les formules que nous récitons à l’église, dans le chapelet, dans le chemin de croix, dans le Notre Père où le Je vous salue, Marie. La prière, c’est la respiration même de l’âme qui découvre, tout d’un coup, le visage imprimé dans notre cœur. 

Maurice Zundel
(extraits d’une conférence donnée le 5 février 1961)

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02 octobre 2017

Accompagner

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Dans une civilisation paradoxalement blessée par l’anonymat et, en même temps, obsédée par les détails de la vie des autres, malade de curiosité morbide, l’Église a besoin d’un regard de proximité pour contempler, s’émouvoir et s’arrêter devant l’autre chaque fois que cela est nécessaire. En ce monde, les ministres ordonnés et les autres agents pastoraux peuvent rendre présent le parfum de la présence proche de Jésus et son regard personnel. L’Église devra initier ses membres — prêtres, personnes consacrées et laïcs — à cet « art de l’accompagnement », pour que tous apprennent toujours à ôter leurs sandales devant la terre sacrée de l’autre (Ex 3,5). Nous devons donner à notre chemin le rythme salutaire de la proximité, avec un regard respectueux et plein de compassion mais qui en même temps guérit, libère et encourage à mûrir dans la vie chrétienne… 

Plus que jamais, nous avons besoin d’hommes et de femmes qui, à partir de leur expérience d’accompagnement, connaissent la manière de procéder, où ressortent la prudence, la capacité de compréhension, l’art d’attendre, la docilité à l’Esprit, pour protéger tous ensemble les brebis qui se confient à nous des loups qui tentent de disperser le troupeau. Nous avons besoin de nous exercer à l’art de l’écoute, qui est plus que le fait d’entendre. Dans la communication avec l’autre, la première chose est la capacité du cœur qui rend possible la proximité, sans laquelle il n’existe pas une véritable rencontre spirituelle. L’écoute nous aide à découvrir le geste et la parole opportune qui nous secouent de la tranquille condition de spectateurs. C’est seulement à partir de cette écoute respectueuse et capable de compatir qu’on peut trouver les chemins pour une croissance authentique, qu’on peut réveiller le désir de l’idéal chrétien, l’impatience de répondre pleinement à l’amour de Dieu et la soif de développer le meilleur de ce que Dieu a semé dans sa propre vie.

Pape François
Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l’Évangile » § 169, 171 

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19 septembre 2017

La voie du silence

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Le Christ dit : « Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15,12).

Nous avons besoin de silence pour accueillir ces paroles et les mettre en pratique.

Quand nous sommes agités et inquiets, nous avons tant d’arguments et de raisons pour ne pas pardonner et ne pas aimer trop facilement. Mais quand nous tenons « notre âme en paix et silence », ces raisons s’évanouissent.

Peut-être nous évitons parfois le silence, lui préférant tout bruit, des paroles ou des distractions quelles qu’elles soient, parce que la paix intérieure est une affaire risquée : elle nous rend vides et pauvres, elle dissout l’amertume et les révoltes, et nous conduit au don de nous-mêmes.

Silencieux et pauvres, nos cœurs sont conquis par l’Esprit Saint, emplis d’un amour inconditionnel.

De manière humble mais certaine, le silence conduit à aimer.

Taizé
"La valeur du Silence" (extrait)

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