05 septembre 2017

Notre résidence principale

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« Notre résidence principale, c'est notre cœur. Nous habitons notre maison intérieure. À nous de faire en sorte que celle-ci soit aménagée selon notre goût, à notre ressemblance, et non selon le bazar et les critères de mode de l'époque. Il nous faut avoir un "intérieur" qui nous ressemble !  Y faire régner une ambiance dans laquelle on se sente bien, une atmosphère agréable, chaleureuse et accueillante. Avec une part intime et réservée, et une part ouverte sur le monde. 

Si notre intériorité est habitée et nourrie, alors nous pouvons aller au bout du monde, sans perdre la familiarité avec nous-mêmes et avec les idéaux qui y résident.

Un être qui habite son cœur est l'hôte de l'univers tout entier : partout où il se trouve, il se sent bien. »

François Garagnon 
Pensées revigorantes - tome 2 (extrait)

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01 septembre 2017

Le passeur

Bonne rentrée et bonne année !

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"La vie même est un perpétuel voyage, voyage entre nos différents lieux d'appartenance, voyage entre les différents âges et étapes de notre vie, voyage entre nos illusions et la vie concrète au quotidien. Et pour tous ces passages, nous bénéficions de l'aide de passeurs.

Le passeur n'est pas un guide qui indique le chemin à suivre. Non, le passeur est quelqu'un qui met en lien, qui ouvre le chemin, qui dit que la traversée est possible, qu'on peut y aller.

Quelqu'un qui accompagne à partir de sa propre traversée, non pour qu'on l'imite, mais pour nous donner l'envie, la force de faire notre propre traversée.

Le passeur est un guetteur d'aube. Quand on est au milieu de la nuit et que l'horizon semble complètement bouché, on a besoin du guetteur d'aube : celui qui, au milieu de l'obscurité, parvient à discerner l'annonce d'une lueur quand personne ne la voit.

Non d'une vérité toute faite, ni de leur vérité, mais des révélateurs de ma vérité, celle que chaque personne construit tout au long de sa vie, celle qui fait sens dans son propre chemin."

Elena Lasida
Extrait du livre - le goût de l'autre 

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29 août 2017

Amants de la Vie

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Femmes et hommes
De la texture de la parole et du vent
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous
Et avant tout et premièrement
Des amants de la Vie

Alors nous ne serions plus
Ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants
Qui perdent tant d'énergie et tant de temps
À attendre des autres,
Des signes, des baisers,
De la reconnaissance

Si nous étions
Avant tout et premièrement
Des amants de la Vie
Tout nous serait cadeau,
Nous ne serions jamais déçus.

Julos Beaucarne

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26 août 2017

Les fleurs que l'on choisit

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Si un botaniste se promène dans un pré, il choisit les fleurs selon un ordre précis, il sait ce qui l'intéresse et ce dont il se fiche éperdument: il décide, il rejette, il établit des relations.

Mais si c 'est un randonneur qui se promène, il choisit les fleurs d'une manière différente; l'une parce qu'elle est jaune, l'autre parce qu'elle est bleue, la troisième parce qu'elle est parfumée, la quatrième parce qu'elle est au bord du sentier.

Je crois que mon rapport au savoir a été comme ça.

Susanna Tamaro
" Va où ton cœur te porte " (p. 64-65 )

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25 août 2017

Le visage du Seigneur

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Il y a de cela longtemps, vivait en Sicile un moine du nom d’Épiphane. Un jour, il se découvrit un don qu'il ne connaissait pas: il savait peindre de très belles icônes.  Il n' en eut plus de répit  car il voulait peindre le visage du Seigneur.

Mais où trouver le modèle qui lui permettrait d'exprimer tout ensemble la souffrance et la joie, la mort et la résurrection, la divinité et l'humanité ?

Épiphane se mit en route. Il parcourut toute l'Italie, la France et l'Allemagne, scrutant tous les visages. 

Rien : il n' y avait pas de visage qui permît de représenter le Christ. Un jour, fatigué, il s'endormit en se répétant les paroles du Psaume :  "Je cherche, Seigneur, ton visage.  Montre-moi ton visage ".

Il fit un rêve. Un ange lui apparut et lui fit revoir les personnes qu'il avait rencontrées. Sur chacun de leur visage, il indiquait une particularité qui le rendait semblable à celui du Christ : la joie d'une jeune épouse, l'innocence d'un enfant, la force d'un paysan, la souffrance d'un malade, la peur d'un condamné, la bonté d'une mère, l'effroi d' un orphelin, la sévérité d'un juge, l'allégresse d'un bouffon, la miséricorde d'un confesseur, le mystère sur le visage bandé d'un lépreux .

Épiphane rentra dans son couvent et se mit au travail. Un an plus tard, l'icône du Christ était prête. Il la présenta à son Abbé, qui en resta stupéfait : elle était merveilleuse ! Celui-ci voulut en connaître le modèle pour le présenter à d'autres artistes du monastère.

Le moine répondit : " Personne, Père , ne m'a servi de modèle, car personne n'est identique au Christ, mais le Christ est semblable à tous. Ne cherchez pas le visage du Christ sur le visage d'un seul Homme, mais cherchez en chaque Homme un fragment du visage du Christ. "

- in : revue KERIT n° 113, nov , déc . 1993 -

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