09 décembre 2013

Atteindre la Lumière

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Avant d’atteindre
La lumière
Il nous faut longtemps
Séjourner sous la voûte
 
Avant d’atteindre parfois
La lumière
Il nous faut longtemps
Compter sur les doigts
De la mélancolie
 
Avant d’atteindre
Il nous faut demeurer
Dans le faisceau
De la culpabilité
Qui est la sœur aînée
De l’obscurité
 
Puis un jour
Le temps qu’il reste
Nous éveille à la vie
 
Il faut longtemps
Pour comprendre que la lumière
Contient l’ombre
Qu’elle contient toutes les couleurs
De l’univers
 
Alors il nous faut demeurer longtemps
Dans l’émerveillement
Du nuancier
Heureux
Apaisés
 
© Patrick Chemin
Le premier de septembre 2013
 

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07 novembre 2013

Entrer par l’enfance.

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Entrer par l’enfance.
Déposer nos bagages et nos innocences.
Nous venons du monde d’avant la naissance.
Découvrir ce jeu de rôle et son incandescence.
La terre est tout autour de nous comme un berceau immense.
Un jardin où placer nos hautes espérances.
Entrer par l’amour et ses chants.
Et ses danses.
Et ses résidences.
Le parfum : la pierre et l’ambre.
Et l’arbre de vie dans la frondaison de ses branches.
Les bras tendus vers les espaces où placer nos hautes espérances.
Le chemin des jours.
Les ocres du ciel.
Les villes où se rencontrer.
Les rues étroites où prononcer le nom du bien-aimé.
D’une berge à l’autre : de la tendresse à la reconnaissance.
Le jardin suspendu où placer nos hautes espérances.
Marcher sur le chemin où la terre est vivante et lourde.
Découvrir l’âge ou le temps est loin.
Qui s’en va dans la rivière pour oublier le torrent.
La source. Et la truite du souvenir dans ta main qui glisse.
Les parfums. La turquoise et la réglisse.
Les étoiles dans le ciel et la tendresse jumelle de la lune.
Tout un espace délicieusement infini et lumineux
pour ne pas oublier nos hautes espérances.


© Patrick Chemin (2012)

Extrait de « Les écrits dans l’arbre »
Publié aux Editions Epingle à Nourrice

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20 septembre 2013

« Laissons Jésus prendre vie en nous ! »

«Le plus beau cadeau que l'on puisse me faire, est le sourire d'un enfant heureux.»
( Carole Monney )

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Si Jésus revenait dans le monde,
on le dirait sur toutes les ondes.

Si Jésus revenait dans le pays,
nous serions tous des amis.

Si Jésus revenait dans mon village,
il n’y aurait plus d’orage.

Si Jésus revenait dans ma maison,
elle brillerait de mille rayons.

Si Jésus revenait dans mon cœur,
je serais rempli de bonheur.

Poème écrit par Jonathan  (11ans)
élève de l’enseignement spécialisé Clerfayt

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18 septembre 2013

La vie à petits pas

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La vie avance à petits pas,

Pour nous mener loin parfois,
Elle est émerveillement,
Chaque jour de se sentir vivant.

Peu importe le temps,
Il faut vivre l'instant,
Savourer le présent,
Avec un regard d'enfant.

Ceux que l'on dit vieux,
Ont perdus l'espérance,
Et sont tristes plus que joyeux,
Ceux que l'on dit vieux,
Ne savent plus être heureux.

La jeunesse est dans l'esprit,
Un rire qui s'épanouit au miroir de la vie,
La jeunesse est une façon de regarder,
Les événements qui peuvent arriver,
Et discerner les importants des futiles.

Les années enneigent nos cheveux,
Et nous donnent Sagesse,
A transmettre aux plus jeunes,
Pour leur montrer qu'on peut être Joyeux,
Même si les ans défilent tel un souffle de Dieu.

L'Amour a toujours rajeuni même les plus vieux d'entre nous!

Bruno LEROY.

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02 septembre 2013

C'est l'école !

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L’école était au bord du monde,
L’école était au bord du temps.
Au dedans, c’était plein de rondes ;
Au dehors, plein de pigeons blancs.

On y racontait des histoires
Si merveilleuses qu’aujourd’hui,
Dès que je commence à y croire,
Je ne sais plus bien où j’en suis.

Des fleurs y grimpaient aux fenêtres
Comme on n’en trouve nulle part,
Et, dans la cour gonflée de hêtres,
Il pleuvait de l’or en miroirs.

Sur les tableaux d’un noir profond,
Voguaient de grandes majuscules
Où, de l’aube au soir, nous glissions
Vers de nouvelles péninsules.

L’école était au bord du monde,
L’école était au bord du temps.
Ah ! que n’y suis-je encor dedans
Pour voir, au dehors, les colombes !

Maurice Carême

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