08 avril 2014

Quand le printemps émerveille ton âme d'enfant

 

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Dans le parfum du printemps naissant,
J'ai pris ta main d'enfant-adolescent,
Je t'ai fait découvrir les couleurs des feuilles,
La lenteur du temps que l'on cueille,
Je t'ai fait renaître à la vie,
En cette période de silence intense,
J'ai ressuscité toutes tes envies.
 
Ton regard émerveillé sur les beautés,
Les teintes qui s'allument tel un soleil d'été,
L'instant qui consume tes rêves secrets,
Embrase tes yeux d'un enthousiasme heureux.
Merveilleux est le moment de tes admirations,
Il redonne à la brise des chants d'inspirations.
 
Oui, les oiseaux chantent au plus haut,
Pour toi ce sont les chants les plus beaux,
Mélodies sacrées venues d'un ailleurs,
Dont tu ne sais le nom mais tu entends le cœur,
Battre en toutes saisons même celles dites mauvaises.
 
Souviens-toi autrefois tu étais un hiver froid,
Ta lumière brillait comme une lame de couteau,
Celui que tu utilisais pour voler tous ces salauds,
Les personnes étaient des pions dans tes chaos,
Maintenant tu vois le Monde sous un aspect nouveau.
L'existence il faut la respecter car elle nous est donnée,
Par un Absolu dont nous ne cesserons jamais,
De chercher les traces pour toujours avancer.
 
Vers la joie, l'allégresse, le bonheur d'être sur terre,
A contempler les souffles éternels qui nous font respirer,
Sur cette planète si belle et qui parfois pleure,
De ne pas être aimée comme toi autrefois,
Quand l'existence semblait te glisser entre les doigts.
Tu as trouvé de bonnes raisons de vivre,
De ton passé il faut que tu te délivres,
Pour être enfin un homme debout et libre.
Je t'accompagnerai vers ce destin
Chaque matin que Dieu fait.
 
Bruno LEROY.
 
 

25 février 2014

Un sourire, une larme

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Un sourire 
Une larme
Décidèrent un jour de se rencontrer
Séduits l’un par l’autre de leurs charmes
Ils étaient très intimidés
Tous les deux se côtoyaient
Depuis si longtemps déjà
Sans jamais s’être présentés
On ne sait pas pourquoi
D’émotions ils tremblaient
L’une enlacée à son cil
Pour ne pas mouiller son voisin
L’autre se mordant les lèvres
N’en ramenant pas moins
Viens me voir dit le sourire
J’ai besoin de ta pureté
Moi
Lui répondit la larme
J’ai soif de ta gaieté
Me vois-tu briller là-haut
Dans ton regard
Oui répondit la goutte d’eau
Prise d’un soudain cafard
N’en pouvant plus d’impatience
Elle glissa sur la joue en toboggan
Fébrile et en transe
Le sourire
Rayonnait de toutes ses dents
Les retrouvailles
Arrivèrent à point
Teintées toutefois d’un goût salé
Se dévoilant de tous leurs effets
En fait ils n’étaient pas aussi différents
Qu’ils ne l’avaient imaginé auparavant
Car derrière un sourire 
Se cache parfois une douleur
Et derrière une larme 
Jaillit aussi le rire du cœur.
 
Hélène Sayen                                      
Les Fulgurances d’Arial 11              
Poésies Initiatiques et Ludiques  
 
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19 février 2014

Sérénité

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Dans les profondeurs de mon Cœur
J’abrite une île
Où la barque du silence
Me convoie
Là-bas
Je me sens renaître
Loin du regard des autres
Du paraître
J’aime lentement y voguer
Pèleriner
Une fois arrivée
Je tire le fil de l’inspiration
Mes mots
En vague d’émotions
Sortent de leur bastion
Jouent sur la plage
S’inscrivent sur le sable blanc de ma page
Ébouriffés
Colorés
Rayonnants de Paix
Sérénité.
 
Hélène Sayen
 

07 janvier 2014

Je viens vous souhaiter

 

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Sur mes pas solitaires de rêveur d’un chemin creux
Je viens vous souhaiter
Les sentiers dorés à la clarté du crépuscule
Mystère 
Des fins de journées torrides dans des maisons de fraîcheur
Les promenades sous la lune et les étoiles belles à vous en arracher l’âme
 
Je viens vous souhaiter aussi
Les aubes où les premiers chants des oiseaux s’éparpillent dans la rosée
Mystère 
Des sous-bois dans la brume légère sur les graines rouges et le vert puissant du houx
Les cieux sauvages et puissants sur des clairières aux blanches fleurs de ronce
 
Je viens vous souhaiter encore
Les chuchotements de ruisseaux limpides sur leurs lits de fins galets au creux des feuillages
Mystère 
Des brises légères agitant les roseaux des voix des gens d’autrefois
La fuite joyeuse des hirondelles dans la rousseur de l’automne
 
Je vous souhaite enfin
Les ombres tordues et torturées des grandes herbes couchées après les orages
Mystère 
Des passages nombreux de troupeaux de nuages et les bienfaits de leurs averses
Les humbles souffles remplis du bleu des asters et du bourdonnement des abeilles
 
Et quoi qu’il arrive
Je vous souhaite
Les rires au soleil et au vent
Des joyeux délires des enfants
 
Je vous souhaite 
le temps qui se retient d’aller trop vite
Je vous souhaite 
des heures, des minutes, des secondes d’amour
Je vous souhaite 
d’être des impatients de silence et de beauté
Je vous souhaite 
de croiser la gloire des sourires
Je vous souhaite 
d’être à l’heure de la création du monde
 
Je vous souhaite 
LA VIE
 
Jean Humenry
 

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09 décembre 2013

Atteindre la Lumière

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Avant d’atteindre
La lumière
Il nous faut longtemps
Séjourner sous la voûte
 
Avant d’atteindre parfois
La lumière
Il nous faut longtemps
Compter sur les doigts
De la mélancolie
 
Avant d’atteindre
Il nous faut demeurer
Dans le faisceau
De la culpabilité
Qui est la sœur aînée
De l’obscurité
 
Puis un jour
Le temps qu’il reste
Nous éveille à la vie
 
Il faut longtemps
Pour comprendre que la lumière
Contient l’ombre
Qu’elle contient toutes les couleurs
De l’univers
 
Alors il nous faut demeurer longtemps
Dans l’émerveillement
Du nuancier
Heureux
Apaisés
 
© Patrick Chemin
Le premier de septembre 2013
 

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