24 septembre 2014

Mains ouvertes

Pour accueillir le temps...

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Mains ouvertes pour saisir 
Le rayon de lumière où danse la poussière. 
Rien ne reste dans la paume,
Si ce n'est l
a joie de l'instant qui déborde le cœur. 
Sourire à l'ange qui passe et frôle 
L'épaule et le bras qui se lève. 
L'enfant ne retient rien et de rien s'enrichit, 
Et sa vie se construit sur ces fondations 
De vent et d'eau qui coule
Et d'oiseaux qui s'envolent 
 
Mains ouvertes pour recevoir 
Encore un peu de l'or du temps 
Sous la lourde poussière. 
Les paumes sont usées,
Les ans ont fait grimoire. 
La joie est en morceaux qu'appelle la mémoire, 
Fragments éparpillés qui se dérobent et cèdent, 
Et dessinent un rien où s'enfouit la douleur. 
Et la vie s'effiloche comme nues sous le vent, 
Et sous l'aile de l'ange le ciel s'ouvre et accueille.
 
(auteur inconnu) 
 
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28 août 2014

Un mot d'amour

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Je glisse un mot d'amour
Sous la porte du monde
Avec la fureur furtive du rêveur.
L'exigence invisible de la paix.
Il se peut que jamais personne n'ouvre cette porte.
Mais j'aurai donné un peu de mon temps.
Et nous aurons donné un peu de la lumière de nos vies.
Pour restreindre l'obscurité.
La pierre enrichie de la violence.
Avec l'espoir peut-être qu'un jour.
Qu'un nouveau monde reste à naître".
 
Patrick Chemin
"Écrits dans l'arbre" (Editions Epingle à nourrice 2013
© Photo Cok Friess
 
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19 août 2014

Au fond de moi

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Au fond de moi coule une source, 
en un puits très profond.
Mais aujourd’hui, Seigneur, 
ce puits est bien obscur
et l’eau en est bien trouble.
Les pierres l’ont envahi
et les mauvaises herbes
ne laissent plus passer
qu’un tout petit filet d’eau.

Au fond de moi coule une source, 
en un puits très profond.
Mais les pierres de mon péché, 
la boue de ma faiblesse, 
les mauvaises herbes de mes soucis
ont obstrué la source…
Je me suis assis au bord du puits, 
fatigué, découragé ; 
et je me suis penché.
Je n’ai vu qu’une image tremblante, 
déformée, méconnaissable.
Et j’ai crié : « Les pierres, la boue, 
les mauvaises herbes, 
qui les enlèvera ? »

Au fond de moi coule une source, 
en un puits très profond.
Et Jésus, fatigué, 
s’est assis au bord du puits.
Il m’a dit : « Viens à l’écart, 
et repose-toi un peu.
C’est moi qui descendrai au fond du puits, 
c’est moi qui enlèverai les pierres, 
c’est moi qui dégagerai la source. »

Au fond de moi coule une source, 
en un puits très profond.
Alors je suis descendu au fond du puits, 
avec toi, dans le silence.
J’y ai trouvé la source, 
et j’ai bu ton eau vive ; 
je me suis baigné le visage.
Et tout au fond du puits
dans un rond de lumière, 
j’ai reconnu ton visage.

Soeur Marie-France de l'Assomption
 
 
 

16 août 2014

Oh ! Frère Roger

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Oh ! Frère Roger,
 
Je me souviens de ta voix tel un doux murmure,
Venu de tes entrailles où l'Amour logeait,
Je me souviens de ton visage de Lumière,
Comme un parfum de Dieu sur cette terre,
De tes mains délicates qui pensaient chaque geste,
De tes écrits superbes il nous reste ta vie,
Celle que tu auras vécue au cœur des incompris,
Frère Roger tu es la plus belle fleur de Dieu,
Il t'avait planté amoureusement pour que nous bougions,
Dans nos certitudes d'être seuls à détenir l'Amour.
Tu voulais le monde comme une rosée de tendresse,
Un sourire donné aux âmes blessées et qui n'en peuvent plus
Tu écoutais les silences et tu interprétais ces souffrances,
Non dites car trop difficiles à formuler.
Toi, tu trouvais les mots justes et simples,
Ceux qui parlent aux cœurs des meurtris,
Des gens simples pauvres en leur destin.
Frère Roger plus je médite tes paroles,
Et plus je m'aperçois que tu évoquais l'éternité,
Des jours qui viennent à nous,
Comme une semence de la Présence de Dieu.
Cette éternité tu l'avais méditée et aimée,
Avant de la rencontrer pour mieux rencontrer,
Dieu en Son éternel Amour dans lequel tu vis,
Désormais...
 
Bruno LEROY
 

29 juillet 2014

Le possible et le déraisonnable

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Vis le possible et le déraisonnable 
comme si l’orage devait te surprendre dans le déclin du jour. 
Il y a des éclats d’arbre sur ta page.
Les mots ne finissent jamais 
même après la sentence de la foudre. 
Tu étais un chêne. Tu es un humain. 
N’oublie jamais l’essence végétale de ton être. 
Puisses-tu vivre en paix et reposer ton âme 
même au creux des foules majuscules. 
Il y a tout au centre de toi un basculement infime. 
Vers la douceur de vivre. Après la pluie.
 
© Patrick Chemin
Le 5 octobre 2012
 

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