16 mars 2015

Trouve le vent

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Trouve le vent des innocents.
Tu es dans les arbres.
Tu es dans le ciel.
Trouve le vent.
Qu’il te porte et te pardonne.
Il y a toujours un lit d’erreurs dans le sillage d’une vie.
Trouve le vent et l’oiseau de la paix intérieure.
Il te suffit de voler au-dessus du monde
et de partager un peu de ton humilité.
Avec tes ailes.
Avec ton corps tout entier.
Donne à chacun ce que tu dois donner.
Tu es léger.
Le ciel est bleu longtemps après la nuit.
La nuit est longue, longtemps entre le jaillissement du souffle.
Trouve le vent des innocents.
La lumière dans ton vitrail.
Ce qui traverse la peur ne doit pas figer ton vol.
Donne à chacun ce que tu dois donner.
Et garde ton baiser pour la bonne bouche.
Trouve le vent …

© Patrick Chemin (2012)

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14 mars 2015

Amis, soyez toujours...

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Amis,  soyez toujours ces veilleuses qui tremblent,
Cette fièvre dans l’air comme une onde passant.
Laissez fumer longtemps la cendre des paroles.
Ne verrouillez jamais la vie à double tour.
Je suis là cœur battant dans certains soirs d’été
À vous imaginer à vous réinventer.
 
Amis soyez toujours ces voix sur l’autre rive
Qui prolongent dans moi la fête et la ferveur.
Des fois vous le savez, il fait encore si froid.
Le voyage est si long jusqu’aux terres promises
Je suis là cœur battant dans tous les trains de nuit
Traversant comme vous tant de gares désertes.
 
Amis soyez toujours l’ombre d’un bateau ivre,
Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout.
Peut-être vivrons-nous des lambeaux d’avenir
Et puis nous vieillirons comme le veut l’usage.
Je suis là cœur battant à tous les carrefours
À vous tendre les mains dans l’axe du soleil
 
JEAN VASCA
 
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28 février 2015

Les vrais amis sont comme les arbres

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Les vrais amis sont comme les arbres
Ils ont hâte de te voir
Mais restent imperturbables
Si tu ne passes pas dire bonsoir
 
Même après une longue absence
Tu peux renouer avec eux
Il n’y a pas d’intermittence
Te revoir les rend heureux
 
Les vrais amis sont comme les arbres
Plantés très loin ou bien tout près
Sans jalousie et sans alarme
Ils croissent, c’est leur métier
 
Les vrais amis sont comme les arbres
Ils tendent leurs bras, ne plient pas
Ils grimpent vers la lumière
C’est ce qui les met en joie
 
Les vrais amis sont comme les arbres
L’univers est dans leur peau
Qu’il fasse pluie, glace ou bourrasque
Ils parfument et tiennent chaud
 
Les vrais amis quand ils trépassent
N’en finissent pas de fleurir
Dans nos mémoires opiniâtres
Même coupés les arbres prient
 
Les vrais amis sont comme les arbres 
Ils ont hâte de te voir 
Mais restent imperturbables 
Si tu ne passes pas dire bonsoir
 
Julos Beaucarne
 
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20 février 2015

Des cendres...

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J'ai regardé brûler ce feu
si grand, si beau, si joyeux…
J'y ai jeté, par amples brassées,
branches mortes, branches cassées…
Aux flammes hautes, en bord de nuit
J'ai confié chagrins et soucis...
J'ai regardé brûler ce feu
et mon cœur se tournait vers Dieu...

Dans le petit matin tout gris,
le feu s'était plus qu'assoupi :
il ne restait qu'un tas de cendres
sur la terre nue et frissonnante...
Quelque chose semblait fini
dans mon cœur aussi...

Tout là-haut dans le châtaigner,
un oiseau s'est mis à chanter..
L'horizon s'enflammait d'aurore
et la rosée se faisait d'or...

Mon cœur se mit à prier !
Quelque chose ressuscitait :
le jour, l'amour, l'espérance?
LA VIE RENAISSAIT DE SES CENDRES....
En mon cœur aussi !
À Dieu je murmurai : merci!

Bernadette Thésin
 
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09 février 2015

Être une étoile

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Ainsi tu veux être une étoile.
Il te faut attendre que le peintre finisse la toile du ciel. 
Tu dormiras longtemps avant.
Il y a des retouches sur la gauche du tableau. 
Du pourpre, du carmin et puis plus rien. 
La noirceur de la nuit évoque nos profondeurs. 
Mais toujours le songe élargit l’obscurité.
Ainsi tu veux être le jaillissement de la lune. 
Il te faudra attendre que le musicien
Termine la partie des violoncelles dans l’indécision du ciel.
Il te faudra attendre l’évidence de ton existence
Et un jet de lumière dans la musique des âmes. 
Dans la sonate des hommes. 
Dans la petite fugue et la fragrance des femmes. 
Tu dois porter le désir
Comme un prolongement de ton souffle essentiel.
Au creux de toi. 
Dans le puits précieux de ce qui s’élève
Pour porter l’eau sur la margelle du réel.
Ainsi tu veux être le ciel tout entier.
Son infini partage. 
Il te faudra attendre que le poète puisse terminer la page.
Dans l’harmonie et la paix profonde
De tout ce qui débute, ce qui finit, ce qui renaît.
 
© Patrick Chemin
« Les écrits dans l’arbre »
Editions Épingle à Nourrice
 
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