08 décembre 2015

Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras...

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Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras,
mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
j'adore en mes mains et berce, étonnée,
la merveille, ô Dieu, que vous m'avez donnée.

De bouche, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
pour parler aux gens perdus d'ici-bas;
ta bouche de lait vers mon sein tournée,
ô mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

De main, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
pour guérir du doigt leurs pauvres corps las;
ta main, bouton clos, rose encore gênée,
ô mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas;
ta chair de printemps, de moi façonnée,
ô mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

Marie-Noël

 

 

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Et en ce jour de la fête de l'Immaculée Conception, le Pape François ouvre solennellement l'Année Sainte, Jubilé de la Miséricorde.  Pour suivre cette année, cliquez sur ce lien  ►

"Redécouvrir et rendre féconde la Miséricorde de Dieu, par laquelle nous sommes tous appelés à apporter la consolation à tout homme et à toute femme de notre temps."  Pape François

 

 

 

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8 décembre 1965 - 8 décembre 2015.

Nous célébrons également le cinquantième anniversaire de la fin du concile Vatican II (voir nos pages spéciales)

 

avent1.jpg L'avent du jour

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30 novembre 2015

Ouvre-moi ...

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J’ai frappé à ta porte
J'ai frappé à ton cœur
Pour avoir un bon lit
Pour avoir un bon feu
Pourquoi me repousser?
Ouvre-moi mon frère !...

Pourquoi me demander
Si je suis d'Afrique
Si je suis d'Amérique
Si je suis d'Asie
Si je suis d'Europe ?
Ouvre moi mon frère !...

Pourquoi me demander
La longueur de mon nez
L'épaisseur de ma bouche
La couleur de ma peau
Et le nom de mes dieux,
Ouvre-moi mon frère !...

Je ne suis pas un noir
Je ne suis pas un rouge
Je ne suis pas un jaune
Je ne suis pas un blanc
Mais je ne suis qu'un homme
Ouvre-moi mon frère !...

Ouvre-moi ta porte
Ouvre-moi ton cœur
Car je suis un homme
L'homme de tous les temps
L'homme de tous les cieux
L'homme qui te ressemble !...

René Philombe.

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l'Avent du jour

 

 

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26 novembre 2015

Espérance

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J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie

Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits 

Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries

Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir

J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur. 

Andrée Chédid.
L’espérance.

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12 octobre 2015

CONNAIS TON DÉSIR

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Viens, viens
Ne meurs pas de soif
Au bord des Eaux vives. 
Creuse  en la terre de ton cœur 
Le lieu de ta soif,
Creuse et creuse encore,
Fore profond.
 
Fore profond,
Ne t’arrête pas aux scories, 
À l’épaisseur du non-désir, 
Ne cède pas au désenchantement, 
Aux impatiences de la route.
 
Imprime à ta vie un rythme de silence. 
C’est au-dedans qu’il faut aller.
 
N’entends-tu pas bruire les eaux 
De ton baptême ?
Déjà elles sont grosses 
Et montent pour irriguer tes rives. 
 
Ne sens-tu pas venir cette crue de printemps 
Qui te fera ruisselant de fraîcheur ?
 
Ranime ton âme, ô vivant, 
Pour qu’elle n’entre pas dans la tombe.
 
Parle à ton cœur 
Et dis-lui : viens.
 
Sœur Myriam
 
 

15 septembre 2015

Paix sur la terre

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Armé de sa plume de bois,
Jamais il ne ferait le poids
Contre le feu des carabines
Crépitant tout près des collines.
 
Il le savait - depuis le temps ! -
Que même les joyeux enfants
S'en vont sous le coup des mitrailles
Guerre après guerre et représailles.
 
Mais, petit poète écolier,
Il s'appliquait, sur son cahier,
A former des mots à la ronde
Pour changer la face du monde.
 
A trompe-mort il disait jeu
Et à contre-sang, ruisseau bleu ;
Au lieu de haine : bienveillance
A rebrousse-peur, espérance.
 
Page après page il arrivait
A la dernière et dessinait
Un soleil qui - tu le devines ! -
Souriait tout près des collines.
 
Marie-Claude Pellerin
 
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