26 avril 2013

Un peu de lumière

Laissez un peu de lumière derrière vous.
Laissez la porte entrouverte.
Soyez généreux sinon l’obscurité va se prendre définitivement au sérieux.
Les mains de la nuit se posent sur une épaule avec une infinie tendresse.
Vivre est un baiser qui se donne à l’invisible.
Touchez la lumière pour lui donner vie.

© Patrick Chemin
Le 23 avril 2013
© Photo Cok Friess

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13 mars 2013

Et j’ai posé mes souliers

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Et j’ai posé mes souliers.
J’ai refait le chemin.
La jeunesse et les vents marins.
J’étais un pèlerin qui ne cherchait plus Dieu.
Ni le doute. Ni les merveilleuses déroutes.
J’étais un pèlerin heureux.
J’étais un peu plus vieux
 mais ma peau d’âme semblait lisse et généreuse.
J’avais perdu un peu de cette mémoire des livres
mais je gardais des milliers de mots,
des fulgurances, des fureurs et des mystères.
J’étais un peu fatigué, j’ai posé mes souliers.
J’ai parlé avec mes pieds. J’étais poète.
Devant la cheminée j’ai regardé le feu
dans la cathédrale de sable des années qui passent.
Et j’ai pu voir le verre de l’instant présent,
fluide et incandescent.
Je ne cherchais plus rien,
sinon ce sentiment merveilleux
d’être encore en vie après tant d’erreurs et de doutes.
 Je ne cherchais plus de merveilleuses déroutes.
J’étais un pèlerin heureux. Oui presque.
Et je portais mon nom comme ma vie :
ce qui importe c’est le chemin, non ?

© Patrick Chemin (2012)

à voir le clip pour le clap final : Farnières, ça marche !
(le reportage complet va suivre !)
Rendez-vous en 2014, du 28 au 30 mars... 

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03 février 2013

Un oiseau posé sur la main du temps qui passe.

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Un oiseau posé sur la main du temps qui passe.
Donne-lui du pain.
Donne-lui de l’espace.
Que ton chant soit toujours chanté.
Que ton espoir soit toujours respecté.
Tu es parmi les vivants à ta juste place.
Le jour te semble étrange.
Tu ne sais plus si tu vas parmi les absents
ou dans l’ombre étrange des passants.
Que ta musique soit toujours jouée.
Que le jeu soit toujours drôle dans son jeu de rôle.
Que ta vie soit toujours la source.
Epargne les ravins et l’humiliation des abîmes.
Que ton rêve soit toujours projeté
sur le grand écran du possible.
Je vais marcher avec toi sur la terre rouge
jusqu’au chemin du thé.
Que ta bonté soit toujours respectée.
Que ta gentillesse ne soit jamais raillée.
Tu es parmi les vivants à ta juste place :
un oiseau posé sur la main du temps qui passe.
Donne-toi de la lumière et réinvente l’espace
tout autour de nos invisibles défaites.
Il nous reste une fête d’amis.
Il nous reste le parchemin de la vie déchiffré
toujours avec la brume du retard.
Et même si les erreurs.
Et même si le sel brûlé de la peur sur tes mains.
Tu as le droit d’être parmi les humains.
Un oiseau comme une parole d’espoir sur ta main.

© Patrick Chemin (2012)


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CAMP PRIERE-MONTAGNE 2013 : invitation et infos ... à partager largement !

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