13 janvier 2017

FLOCONS D’ÉVANGILE

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Blanc morceaux de cristal que secoue la brise,
Un manteau de neige déposé sur les champs,
Les enfants s’amusent et le froid les grise,
Ils s’emplissent du vent qui essouffle son chant.

Calme tempête venue brouiller l’horizon,
Nos haleines pâles ne vivent qu’un instant ;
Les tourbillons blancs nous amusent à foison.
Quelle joie que la neige ! Ah ! J’aime ce temps.

Sans écraser ceux sur lesquels ils reposent,
Les flocons que le vent tendrement dépose
Forment une communauté fraternelle.

Tous ces êtres de givre et non d’argile
Resplendissent la pureté éternelle.
Voyez, la neige a compris l’Évangile.

Frédéric Lavoie : Revue « Le Messager de St Antoine »
Quebec, Janv-fév. 2008

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26 décembre 2016

Les lumières d'antan

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Il me souvient des lumières d'antan,
Où Noël venait en scintillant,
Comme une étoile dans mon ciel d'enfant,
Il me souvient des présents élémentaires,
Des petites voitures qui roulaient nos rêves,

Le sourire de mes Parents qui marquaient la trêve,
Celle de mes pressions aux noirceurs scolaires,
Il me souvient de ne croire qu'en Dieu,
Plus au père Noël,
Ce vieux barbu voleur de l'argent de mes parents,

Il me souvient des prières inventées au frais matin,
Pour que la soirée dure une éternité,
Un sempiternel refrain de joies partagées,
Il me souvient d'aimer le monde et ses chagrins,
Déjà cette blessure jamais cicatrisée,

Il me souvient de la messe à minuit,
Quand les lumières parlaient de Tendresse sur Terre,
Il me souvient de toutes les méditations sans réponses,
Il me souvient de mon désir d'entrer au séminaire,
Pour chanter l'Amour toute ma Vie durant,

Il me souvient de mes oncles et mes tantes,
Désormais sous la terre pour se cacher,
Et m'inventer de nouveaux mystères,
Il me souvient ce soir là que jésus parlait,
Dans mon cœur d'enfant où ruisselaient,

Les éclats de sa naissance de nouveau bébé,
Qui viendrait changer le monde et ses plaies,
Et je sentais déjà qu'Il avait besoin de nos bras,
Il me souvient de ce silence intérieur,
Qui faisait naître des mots issus du cœur,

Il me souvient du Paradis dans l'aujourd'hui,
Celui que je vis maintenant au milieu des blessés,
Il me souvient de cette Espérance jamais abandonnée,
Tous les souvenirs construisent le présent,
Et vos souvenirs reflètent ce que vous êtes maintenant,

Vous souvenez-vous de ces journées,
Où l'avenir nous imaginait,
Noël ce n'était pas hier c'est le présent,
Qui renaît chaque instant,
Pour nous faire vivre l'aridité du vent,

Ce souffle qui invente notre vie,
Simplement en le suivant et en l'aimant,
T'en souviens-tu maintenant de cet enfant,
Qui pensait devenir grand,
Et qui n'est qu'une étoile dans le firmament,

Parmi tant d'autres pour créer une société Humaine,
Vraiment...
T'en souviens-tu de tes rêves d'enfant,
Et les vis-tu dans le regard du Temps ?

Bruno LEROY.

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26 octobre 2016

Clair de Paix.

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Cette nuit la lune pleure sous ses draps noirs
Obligée de veiller la folie de l'Histoire
Et les bombes écrivent dans nos yeux la démence
Tandis qu'un chérubin dans les cratères danse
Cette nuit un enfant se blottit dans ses rêves
Comptant chaque heure qui sépare la trêve
Du réel. Effrayé, seul dans l'obscurité
Il cherche le rayon de la fraternité
Cette nuit un homme dresse le drapeau blanc
Et jusqu'au firmament l'élève patiemment
Pour immortaliser dans l'esprit, à jamais
Que la nuit fut créée, seulement pour s'aimer.

Auteur inconnu.
Simplement comme cela, en pensée, cette nuit, avec ces hommes, ces femmes, ces enfants qui, quelque part dans le monde, espèrent un temps de répit, de paix.

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25 septembre 2016

Les clameurs d'Orient

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Les clameurs d'Orient
Ont claqué nos maisons
Harcelé nos demeures
Avons-nous gardé les volets clos
Nous sommes-nous recroquevillés sur l'âtre
En nous taisant
Avons-nous seulement soupesé sous nos côtes
Le sang de nos victimes ?
Où bien avons-nous franchi la ligne
D'où l'on ne revient pas indemne
Avons-nous secouru les mains qui se tendaient
Pris sur nos épaules les corps qui se rendaient
Enduit d'un baume de tendresse
Chaque blessure ouverte
Chaque étoile étonnée ?
Nous sommes-nous levés de nos solitudes absentes
Pour accueillir la joie
Partout où elle affleurait
Nous sommes-nous mis aux pas des pauvres
Pour étreindre ce monde
Pour le réinventer ?

Jean Lavoué
www.enfancedesarbres.com

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03 août 2016

L'arbre

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L'arbre ne demande pas à ses branches
De se liguer les unes contre les autres
Pour atteindre le ciel
Il se contente de les laisser croître
Quelle que soit sa taille
Il se sait déjà liberté
Ne faisant qu’un avec Cela
Qu'il lui reste à devenir
L'homme reste trop près de lui-même
De ses feuillages et de ses croyances
Il ne cesse de se hausser
De fustiger ce qu’il ignore
De se prendre pour ce qui le dépasse
Il connaît si peu de ce Rien
Dont il se croit pourtant
Le plus proche
Ce fil léger de la Vie
Courant des racines à la cime.

Jean Lavoué
www.enfancedesarbres.com

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