07 mars 2011

LA PRIERE SALESIENNE : trois caractéristiques de la prière salésienne. (3/4)

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LA PRIERE SALESIENNE : trois caractéristiques de la prière salésienne.
(partie 3/4)


3. Dans ses formes principales, la prière salésienne va à l’essentiel.

Quant aux formes de prière, compte tenu des limites imposées par la culture théologique et liturgique de l’époque, on peut dire que Don Bosco a bien choisi : il est allé à l’essentiel : parole de Dieu, sacrements, dévotions majeures. Concrètement il a demandé à ses différents disciples (garçons, Coopérateurs, Salésiens, FMA) les mêmes quatre choses substantielles (avec des insistances particulières pour les deux derniers groupes, on le comprend).

- La prière quotidienne après le lever et avant de Se coucher, avec une courte méditation ou une lecture spirituelle ;

- Une très grande estime et pratique des sacrements. De la confession et de la communion, cette dernière prolongée par un peu d’adoration du Saint–Sacrement en quelque moment favorable de la journée (« Visite ») ;

- Un soin spécial apporté aux deux temps forts du mois et de l’année : l’ « exercice de la bonne mort » et les « exercices spirituels », moments de halte et de large respiration spirituelle, d’autant plus nécessaires que les salésiens sont plus actifs ;

- Enfin une dévotion tendre et forte à Marie-Auxiliatrice.

à suivre :
4. Une quatrième caractéristique

 

(Extraits  de « Don Bosco vers l’an 2000 » - Joseph AUBRY, sdb)

 

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05 mars 2011

LA PRIERE SALESIENNE : trois caractéristiques de la prière salésienne. (2/4)

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LA PRIERE SALESIENNE : trois caractéristiques de la prière salésienne.
(partie2/4)

 

2. Dans son style, notre prière est « juvénile » et populaire.

Pour Don Bosco, la prière (sauf difficultés particulières de santé du corps ou de l’âme) n’est pas un poids, une contrainte, un « devoir » imposé de l’extérieur. On va prier avec joie : nous avons la possibilité, la liberté, la chance, la dignité, la grâce de dialoguer avec l’Amour infini, qui toujours nous attend !

La prière salésienne réclame donc un style « de jeunes » : prière bien faite, belle, joyeuse, partagée. Prière qui engage tout l’être : le corps aussi est appelé à prier, par des signes de croix et des génuflexions non escamotés ; par des lectures clairement proclamées et sans précipitation. Prière joyeuse, de résonance pascale, avec chants et musique, qui fasse pressentir combien il est merveilleux d’être fils et filles de Dieu et comment ce Dieu nous a faits pour sa joie éternelle ! Dès le début à Valdocco, les gars de Don Bosco chantaient à l’église à deux, à trois, à quatre voix. Pour les fêtes, toujours préparées avec soin, même la musique instrumentale y allait de son morceau.


…Prière ouverte aux initiatives, sainement innovatrice, qui ne se durcit pas dans la routine ni dans la monotonie, et qui permet à l’âme d’exprimer la fraîcheur des sentiments de chaque aujourd’hui.

Prière populaire aussi, capable de plaire non seulement aux jeunes, mais aussi aux gens simples, capable d’être comprise de tous, donc pas compliquée, pas trop élevée, pas de type cérébral, mais qui fasse plutôt sa place au cœur et aux valeurs légitimes de la religiosité populaire. Don Bosco n’aurait sûrement pas approuvé certains prêtres d’aujourd’hui qui, sous prétexte que les églises étaient autrefois trop chargées de saints et de décorations, sont passés à l’extrême opposé et offrent maintenant à leurs fidèles des églises nues, froides, désolées. Quant aux célébrations, Don Bosco les voulait capables de parler à l’intelligence comme au cœur.

Prière de style jeune et populaire donc, adaptée aux capacités de celui qui prie ; prière qui ne pèse pas, qu’il n’est pas opportun de prolonger lorsque le groupe arrive à saturation, tandis que, sur le plan individuel, quelqu’un peut bien prier durant de longues heures s’il en sent le besoin (De Dominique Savio Don Bosco écrit : « Ses actions de grâces n’en finissaient plus »)

Aller prier avec les charismatiques ou quelque groupe qui utilise des formes et des méthodes démonstratives ? Pourquoi pas, si cela stimule à une prière plus éclairée et plus profonde ? Mais on ne peut l’accepter comme style habituel : le salésien demeure attaché aux grandes valeurs de simplicité, de sobriété et d’ouverture aux capacités de tous.

à suivre :

3. Dans ses formes principales, la prière salésienne va à l’essentiel.
4. Une quatrième caractéristique

 

(Extraits  de « Don Bosco vers l’an 2000 » - Joseph AUBRY, sdb)

 

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04 mars 2011

LA PRIERE SALESIENNE : trois caractéristiques de la prière salésienne. (1/4)

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LA PRIERE SALESIENNE : trois caractéristiques de la prière salésienne.
(partie1/4)

 

1. Dans son inspiration, la prière salésienne est  apostolique.

Clairement conscient de sa vocation et de sa fonction originales dans le peuple de Dieu, le salésien prie en apôtre angoissé par le salut des jeunes. Sur ce point, sa prière se relie, au-delà de Don Bosco, à celle même de Jésus durant sa vie publique, à celle de saint Paul et des grands hommes d’action. Le disciple de Don Bosco entre spontanément dans la structure du Notre -Père: certes il prie à ses propres intentions et demande humblement ce dont il a besoin. (« Donne-moi mon pain quotidien, pardonne-moi mes offenses, libère-moi du mal »), mais il prie en premier lieu et davantage aux intentions de Dieu : « Que ton nom soit sanctifié, que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite ! ».

Quand il se met en présence des personnes divines et de Marie pour les prier, il a sa manière à lui de les voir, au moins d’une façon préférentielle. Il regarde le Père comme le Père universel qui appelle à la filiation éternelle le plus pauvre des jeunes, il le voit comme le Maître de l’immense vigne, comme l’Impresario prodigieux du dessein de salut qui en confie la réussite aux généreux collaborateurs de son Fils. Il regarde le Christ surtout en tant que sauveur, bon pasteur, bon samaritain (« Jésus notre divin Sauveur » était l’expression la plus habituelle de Don Bosco), le Christ de la vie publique, dévoré du zèle de la maison de son Père.  Il regarde Marie comme celle qui associée à son Fils, s’est faite notre maîtresse de sagesse et la mère des jeunes surtout pauvres, et qui incite tous les membres de la Famille Salésienne à travailler dur à leur salut et au bien de l’Eglise.

Quand donc le salésien dialogue avec ce Père, avec ce Christ, avec cette Vierge Marie, il ne peut prier que d’un cœur plein de charité pastorale dynamique ; sa prière est toute pénétrée du souffle de l’apostolat des jeunes, toute animée des angoisses et des espérances des jeunes, surtout des jeunes qu’hier encore il a rencontrés ou de ceux qu’il rencontrera aujourd’hui.

La prière revêt alors une double signification, que l’on pourrait exprimer par ces deux formules :

-              Elle est exercice de l’amour d’intimité (de communion avec Dieu) : l’apôtre, en toute simplicité, rend compte à son Seigneur de sa vie et de son expérience, lui parle de tous ceux dont il est responsable, le remercie des succès, s’humilie devant lui pour ses négligences et ses insuccès, lui redit combien il se sent heureux d’être son serviteur et son ami !

-              Elle est préparation à l’amour de service (de don aux autres) : la prière est aussi supplication, appel à la grâce pour que le travail d’aujourd’hui et de demain soit fécond ; elle est réaffirmation que, pour la réussite des projets et des efforts entrepris, on compte davantage sur la Force de l’Esprit que sur les capacités d’un apôtre qui demeure un pauvre homme. (Cf Jn 15,5 ; Ph.4.13).

Tout cela évidemment, est fait sans raideur ni exclusivismes dans l’ouverture au grand courant de prière de l’Eglise, et avec l’attention à ce que l’Esprit opère dans l’âme personnelle de chaque disciple du Christ.

à suivre :

2. Dans son style, notre prière est « juvénile » et populaire.
3. Dans ses formes principales, la prière salésienne va à l’essentiel.
4. Une quatrième caractéristique

Extraits  de « Don Bosco vers l’an 2000 » - Joseph AUBRY, sdb)

 


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03 mars 2011

Esprit de prière.

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Les témoignages sont nombreux sur la vie d’union à Dieu que saint Jean Bosco était parvenu peu à peu à mener au travers de ses multiples activités.

En Don Bosco, très grande était l’union avec Dieu, même au milieu de son activité extérieure. A première vue, à considérer ses innombrables occupations où l’engageaient les devoirs de charité et de religion, on serait tenté de croire qu’il était tout entier un homme de calcul et d’action et se contentait des prières obligatoires ; « Au contraire, nous dit le professeur Maranzana, qui fut son élève, je l’ai toujours vu recueilli en lui-même, avec une âme si paisible et si tranquille qu’il semblait être dans une contemplation continuelle des choses célestes. Il demeurait sur terre pour faire le bien, mais son esprit était dans l’autre vie » Et sa vie était Jésus-Christ.

Ses secrétaires l’ont toujours vu commencer son travail par une intense élévation de son esprit vers Dieu. Aussi longtemps qu’il le put et que ses forces le lui permirent, il récitait avec les enfants les prières du soir, soit debout, soit à genoux sur le pavé des portiques. S’il apercevait un garçon faisant négligemment le signe de la croix, il ne manquait pas de lui en faire la remarque. Même les brèves prières avant et après le repas, il les récitait avec grand recueillement. « Bien des fois, écrit Don Rua, je l’ai surpris recueilli dans la prière en ces courts moments où, ayant besoin de prendre haleine, il se trouvait dans la solitude. » Il dit lui-même à un confrère dans lequel il avait une grande confiance : «  Parfois je ne puis assister à la lecture spirituelle de règle, alors, avant de me mettre au lit, je m’agenouille par terre et je relis, ou au moins me remémore posément, quelques versets de l’Imitation de Jésus-Christ ».

En somme, l’esprit et le cœur fixés en Jésus au Saint Sacrement, il vivait dans une prière continuelle.



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25 février 2011

Une maison pour chacun

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Alors Don Bosco, où est-elle votre maison ?
-Patience les enfants.
Je vous ai dit que dès le prochain virage, vous en apercevrez le toit !

 

UNE MAISON POUR CHACUN :

Tu aimais dire « Questa è la mia casa », en montrant ta maison.
Une masure, une bicoque, une baraque, une cassine.
Une cuisine et deux chambres. Un fenil et une étable.
Mais pour toi, c’était un palais au royaume des Becchi.

Combien en as-tu bâti, des « maisons de Don Bosco » ?
Mais cette maison restera toujours ta maison,
Image de ce qui est essentiel pour les enfants :
Une famille et du pain.

La maison où l’on se serrait les coudes,
Celle où l’on accueillait des pauvres sans domicile.
Celle que tu as dû quitter devant les colères de ton frère.

La maison où le pain n’a finalement jamais manqué.
Le pain de chaque jour, fruit du travail de tous.

Jean Bosco, tu n’as jamais oublié tes origines.
Tu venais ici en pèlerinage vers ton humus.
Tu donnais du goût à ta sainteté avec le sel de l’humilité.
Tu étais le premier étonné de voir ce que Dieu avait réalisé à travers toi.

Cher Don Bosco, la maison de ton cœur,
Tu l’as bâtie assez grande pour accueillir tous les gamins de la rue.
Du hangar Pinardi, les jeunes pouvaient dire :
« C’est notre crèche, notre Bethléem . »

Du Valdocco, des milliers de jeunes ont pu dire : « Questa è la mia casa. »

Et aujourd’hui, dans le monde entier,
Des baraques du Chili aux écoles du Japon, des millions de jeunes peuvent dire :

« C’est ma maison. »

 

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