22 mai 2011

La prière salésienne: une célébration contemplative du présent

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Nous assistons en notre temps, à un entremêlement ou à une succession de divers modèles de prière : un modèle traditionnel, dans lequel les «pratiques de piété» sont peut-être trop soulignées au détriment de la «piété» en soi; un modèle des mouvements de type charismatique qui tend à une raréfaction et à une transcendance anhistorique de la louange, de la glorification, de la jubilation dans l'Esprit; un modèle idéologico-politique fortement aimanté par les événements historico-politiques et dont le risque est de s'évanouir dans «l'engagement pour la révolution»: prier c'est «lire le journal» ou faire un collectif politique.


Une prière pétrie de quotidien

Le modèle salésien est différent : c'est la «prière dans le quotidien». Et il s'insère de fait dans cette «spiritualité du quotidien» comme lieu d'expérience de Dieu que nous avons mise comme premier point de la spiritualité juvénile salésienne.

«Je m'imagine comment la pensée de Don Bosco priant devait être pleine de Dieu, mais pour cela aussi pleine de ses enfants, des personnes, des problèmes qu'il avait. Et il faut aussi affirmer la contrepartie : c'est-à-dire que le travail, les dialogues, les discussions, les jeux, la promenade, la classe, sa présence parmi les jeunes, l'écriture, l'engagement en tant d'entreprises, la fatigue de Don Bosco étaient comme une extase de sa contemplation, de son amour. L'extase de l'action, comme dirait Don Rinaldi, reprenant la pensée de saint François de Sales,» (Don Vigano)

Don Bosco est-il un saint qui a peu prié ? C'est un saint qui dit plus «travaillons» que «prions». Pourtant, Don Bosco priait tout le temps et il est en même temps le prophète d'une prière non sophistiquée, ni élitaire ni idéologique, mais d'une prière à la portée de tous.  Don Ceria affirmait : «La différence spécifique de la piété salésienne consiste à faire du travail une prière.»  «Nous ne prions pas pour sanctifier le travail, comme si la sainteté était seulement dans la prière et non dans le travail apostolique; nous prions et nous travaillons, nous sommes plongés dans l'action et nous contemplons Dieu parce que, de l'intérieur, nous meut une même charité pastorale qui est l'âme de la prière et de l'action apostolique. Voilà le centre de notre vie intérieure, le lieu théologique où nous devons nous exercer, le matériel stratégique sur lequel il nous faut faire nos évaluations, nos examens, les recherches, les projets, les corrections, les propositions.» (Don Vigano)


D'où naît la prière salésienne

Notre prière est donc tout ensemble contemplation du quotidien et célébration du quotidien et se relie à cette «sacramentalité diffuse» dans le quotidien, dont nous avons parlé précédemment.

Le sens profond de la prière pour Don Bosco naît de son «anxiété pastorale» qui le pousse à «invoquer» et à «remercier»: et il fait de la prière un instrument éducatif de premier plan. Qu'il suffise de penser à la sainteté de Dominique Savio et à sa prière qui a atteint des sommets contemplatifs au sens strict.

Ce que fait observer Don Rinaldi est éclairant «Don Bosco a allié avec la plus grande perfection son activité extérieure, indéfectible, absorbante, très vaste à une vie intérieure qui prend sa source dans le sentiment de la présence de Dieu et qui devient actuelle, persistante et vive au point de devenir une union à Dieu parfaite. De cette façon, il a réalisé en lui-même l'état le plus parfait qui est la contemplation agissante, l'extase de l'action, dans laquelle il s'est consumé jusqu'à la fin, avec une sérénité extatique, pour le salut des âmes.»

Ici s'insèrent les caractéristiques de la prière salésienne: le salésien ne se sent pas «arraché» à la prière quand il doit passer à l'action, parce que même dans l'action il fait l'expérience de Dieu; sa prière est d'abord profondément personnelle pour être avec fécondité communautaire; c'est une prière imprégnée et pénétrée de quotidienneté et, pour cela, «populaire»; elle fait alors une grande part à la prière de «demande» comme expression de cette anxiété éducative de croître et de construire le Royaume ; elle est une prière simple, sobre, pauvre, joyeuse, sans éclats ni apparence : ainsi de fait prient les pauvres, les simples, le peuple. C'est une prière faite d'humilité, d'abandon à la présence et aux dons de l'Esprit. Elle est équilibrée dans le ton et dans la durée, elle est ouverte au corporel.

Plus qu'à faire prier les jeunes, le salésien tend à prier avec les jeunes et à donner du large à l'initiation juvénile, en éduquant les jeunes à gérer leur prière.

A la base de cette prière, il y a certaines valeurs humaines à recueillir et à approfondir et dont il faut faire faire l'expérience aux jeunes : le sens du mystère, le sens de la gratuité, la capacité d'étonnement devant les «merveilles» de Dieu ; le sens du silence et de la contemplation, le sens de la participation et du partage.

Dans ce cadre, la prière salésienne ne se refuse pas à se laisser provoquer par les autres spiritualités et les autres modèles de prière : l'important est que la synthèse qui en dérive soit organique et non une juxtaposition simpliste d'expériences diverses, sans une âme qui les assume et les englobe dans une réalité unitaire

 

 

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10 avril 2011

Ami de Dieu, amant des hommes.

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Un regard sur Saint François de Sales...

C’est grâce à ce double amour, dans son comportement comme dans ses écrits, que tout chez saint François de Sales a été harmonieusement clair, aimable.  Quoiqu’il nous attire vers les plus hauts sommets de la spiritualité, il est peut-être le plus simple et le plus équilibré des saints. Et le plus actuel.

On sait que les deux ouvrages les plus célèbres de saint François de Sales sont l' «Introduction à la Vie Dévote» et le «Traité de l’Amour de Dieu».

Un psychologue avisé.  Le premier, attrayant comme son auteur, parsemé d’images pittoresques et de formules vivantes, a été destiné non seulement aux contemplatifs, mais à tous les hommes et femmes qui restent dans le monde.  Ce beau livre a surtout un objectit moral et pourrait se résumer ainsi: la vraie dévotion présuppose l’amour de Dieu; il faut la rendre aimable, bienveillante pour autrui, sans retour sur soi-même,  sans affection ni faux-semblant.

A cette fin, il faut rester simples, pour pratiquer une sincère humilité, qui est la «porte» de toutes les vertus  alors que la charité en est la fin.  Humilité et charité sont reliées par une "chaîne d’or"; toutes les autres vertus y sont enchâssées, et nos actes les plus méritoires n’acquièrent de valeur que si nous y mêlons au moins «une once d’amour».

Or, qu’est-ce que l’amour s’il ne tend pas au don généreux de soi-même, notamment à l’abdication de notre amour-propre, c est-à-dire l’humilité.  Et à quoi servirait l’humilité si elle se bornait au mépris de soi-même, alors qu’il s’agit de se renoncer à soi-même pour s’offrir à ceux qu’on aime, au prochain et à Dieu ?  Notre évêque était un psychologue avisé.   De même qu’il a décrit la vraie dévotion, qui doit être aimable aux autres, il circonscrit l’humilité véritable en dénonçant ses multiples contrefaçons.  Il constate notamment que:

«Nous disons maintes fois que nous ne sommes rien, mais nous serions bien marris qu’on nous prît au mot... Nous faisons semblant de fuir ou de nous cacher, afin qu’on nous coure après et qu’on nous cherche... La vraie humilité ne fait pas semblant de l’être et ne dit guère de paroles d’humilité, car elle ne désire pas seulement de cacher les autres vertus, mais principalement elle souhaite de se cacher soi-même.»

Pareillement, il dénonce la fausse générosité, qui est souvent paternaliste, en ce sens que nous sommes portés à donner ce qui nous plaît à offrir, au lieu de donner ce qui vraiment plaît à nos obligés:

«S’employer, voire donner sa vie pour le prochain, n’est pas tant que de se laisser employer au gré des autres.»   Ou encore: «Il faut reconnaître notre néant, mais n’y faut pas demeurer.»  Ce serait enfouir lâchement "le talent" que Dieu nous avait confié... A ses moniales, qui ambitionnent de grandes mortifications, il donne ce conseil bien simple, mais non moins héroïque: «Ne rien demander, ne rien refuser !» Essayons d’imaginer ce que cela représente.

Aux gens du monde: «la volonté de Dieu est que, pour l’amour de Lui, vous aimiez franchement votre état.,. Ne semez pas vos désirs sur le jardin d’autrui, cultivez seulement le vôtre». Quant à certains esprits inquiets, qui voudraient toujours faire autre chose et mieux, et qui s’épuisent en conjectures: «Pensons seulement à bien faire aujourd’hui; et quand le jour de demain arrivera, il s’appellera aujourd’hui, et alors nous y penserons... Il faut faire provision de manne pour aujourd’hui et pas plus: Dieu en pleuvera d’autre demain.» Il faut aussi prendre soin de son corps.

Qu’est-ce que l’amour ?  Mais voici l’autre ouvrage, complément du premier: «Le Traité de l’Amour de Dieu» qui nous fait monter encore plus haut puisqu’il nous explique ce qu’est cet amour. Après le psychologue et le moraliste, c’est le théologien et le mystique qui nous enseignent.

Aimer quelqu’un c’est à la fois l’admirer, chercher à combler ses désirs et lui offrir tout ou partie de soi-même. Quand il s’agit de Dieu,c’est-à-dire de Celui qui possède à un degré infini toutes les perfections, Celui qui étant l’Amour-même veut se répandre sur tous les hommes et sur chacun d’eux, pour les assumer jusqu’à Lui, saint François de Sales nous invite à l’aimer «d’un amour de complaisance», «d’un amour de conformité et de soumission» et «d’un amour de bienveillance».

Dans l’amour de complaisance nous contemplons les perfections divines.  Nous constatons qu’elles sont incommensurables autant qu'éternelles et nous nous réjouissons de trouver en Celui qui est notre Père la réalisation et la pérennité de toutes nos aspirations vers le Beau, le Vrai et le Bien.  «L’âme qui est en l’exercice de l’amour de complaisance crie perpétuellement en son sacré silence: il me suffit que Dieu soit Dieu, que sa bonté soit infinie, que sa perfection soit immense; que je meure ou que je vive, il importe peu pour moi, puisque mon cher Bien-Aimé vit éternellement d’une vie toute triomphante.»

Dilatées par ma contemplation de ce cher Amour en qui elle se complait, l’âme en reçoit l’image, comme un vitrail reçoit la lumière du jour; elle tend à refléter quelque peu les perfections divines: voilà «l'Amour de conformité».  «Tel est le doux et aimable larcin de l’amour qui, sans décolorer le Bien-Aimé, se colore de ses couleurs: sans le dépouiller de sa robe, sans rien lui ôter lui prend tout ce qu’il a... comme l’air prend la lumière.  La complaisance nous rend possesseur de Dieu, tirant en nous les perfections d’lceluy... Nous possédons des biens qui sont en Dieu comme s’ils étaient nôtres».

...D’où une grande joie nous envahit, qui nous pousse à l’action de grâces, à manifester notre gratitude en cherchant à suivre en tout la volonté et le bon plaisir du Bien-Aimé.  C’est l’amour de bienveillance: vouloir bien faire, vouloir le bien, c’est-à-dire les commandements du Père, les conseils évangéliques du Fils, les douces impulsions de l’Esprit, l’ouverture docile à la grâce pour accomplir joyeusement nos devoirs d’état, la disponibilité amoureuse devant tout événement voulu ou permis par la Providence.  «Rien ne se fait, hormis le péché, que par la volonté de Dieu... Ouvrons les bras de notre consentement, embrassons tout cela amoureusement.»

Comme le soleil.  Dirons-nous que tout cela est très beau, mais presque inaccessible, car nous sommes enfoncés dans des contingences du monde?  Ce serait oublier toute la puissance de la grâce.  Il faut la demander, supplier «Marie, vaisseau d’incomparable dilection, la plus aimable, la plus aimante et la plus aimée de toutes les créatures.»  Dieu n’attend que notre geste pour descendre en notre âme et la combler; il aime chacun de nous en particulier.  «Notre Seigneur est comme le soleil qui va partout... Le soleil ne regarde pas moins une rose avec mille millions d’autres fleurs, que s’il ne regardait qu’une seule.»

Et saint François de Sales conclut: «O Dieu, la beauté de notre sainte Foi est si belle que j’en meurs d’amour.»

 

Roger de Saint Chamas

 

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27 mars 2011

Les chemins de l'Espérance.

 

 

Les membres de la famille salésienne se voudraient semeurs d’espérance. Les religieux se sont mis à la recherche d’une méthode pour cet art difficile. En 1994, ils ont conclu une semaine de réflexion par une série de considérations, dont voici un choix un peu organisé.

Pour la diffuser, il faut d’abord être soi-même homme ou femme d’espérance. Le regard du croyant qui vit dans l’espérance traverse le visible pour atteindre au mystère. Il reconnaît le mystère de salut et d’amour dans lequel il se trouve immergé. Pour lui la vie a un sens. L’ Esprit du Christ ressuscité, en qui tout est récapitulé, le lui donne et lui permet de dépasser la mort. Le désordre en soi-même est nocif à l’espérance, la solidité spirituelle la favorise. L’espérance théologale comme l’espoir humain supposent la connaissance du dynamisme de toute vie, qu’elle soit personnelle ou collective : l’aujourd’hui construit le lendemain. Qui se renferme sur son monde propre, pense et vit en égoïste, est incapable de sentiments de solidarité avec son prochain immédiat, mais aussi avec ceux qui sont loin. Il n’espérera pas grand-chose de la société. Au contraire, qui partage avec d’autres son temps, ses ressources et son savoir, ne serait-ce que par le dialogue amical, pensera et se comportera différemment.

L’homme ou la femme d’espérance lutte contre le défaitisme environnant, dans la conviction que l’espoir naît fréquemment du désert et se développe aussi dans des conditions difficiles. Salésien, l’être d’espérance tâche d’être présent au monde, en particulier à la jeunesse qu’il veut former et éduquer. La qualité de sa présence le préoccupe, car il est des présences désespérantes. Attentif aux valeurs positives des autres, dans ses relations avec autrui, soucieux lui-même de communion en esprit, il s’efforce de combler la distance qu’engendre souvent le langage. Pour le disciple de Don Bosco, le chemin privilégié de l’espérance est un chemin de bonté et même de gentillesse.

Cependant, le mal existe terrible, universel. Dans la nature soudain hostile, dans l’homme surtout. L’horizon du monde, supposé radieux par les discours apaisants, est, pour beaucoup sur cette terre, rempli de flammes et de cadavres. La méchanceté et la haine déterminée submergent des familles, des villes et des populations entières. Elles ont beau se démener : à vues humaines la situation peut et doit même être alors dite proprement désespérée. Que devient l’espérance dans l’horreur des destructions et de la mort innombrable ? Depuis toujours, dans les temps d’épouvante la malheureuse humanité se tourne vers la divinité, elle invoque son aide. « Dieu nous périssons ! ». Il n’est plus de recours qu’en Lui ou en ses représentants. Le chrétien fervent, pour sa part, regarde la croix. Il se dit que le Christ pantelant lui indique la route de la résurrection et de l’éternité. Son espérance, qui ne repose plus qu’en Dieu, s’est purifiée. «  Que ta volonté soit faite, Seigneur ! » Le disciple de saint François de Sales n’espère plus que la « vie éternelle », si Dieu son Père veut bien le recevoir en son sein.

(Extrait 100 mots clés de la spiritualité salésienne. Desramaut).

 

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20 mars 2011

HUMILITE et DOUCEUR : présence et relation au cœur du monde

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"L'humilité nous perfectionne envers Dieu, et la douceur envers le prochain".
Saint François de Sales, "Introduction à la vie dévote"-3e partie, chap.VIII.

 

L'HUMILITE nous situe face à la sainteté,  à la sagesse, à l’infini de Dieu.  C’est ainsi que nous prenons notre véritable mesure.  Une mesure qui est, essentiellement la reconnaissance acceptée avec amour - et non avec dépit - de notre néant devant Dieu.

La DOUCEUR est la fleur de la charité.  Ni simple gentillesse humaine, ni sentimentalité, quoiqu’elle soit le contraire de la violence, elle est force et elle suppose la maîtrise de la force, en vue d’un service désintéressé.

La douceur est disposition fondamentale au bon vouloir, elle est sympathie a priori et refus de condamnation, respect de l’autre et confiance dans ses valeurs cachées, accueil à ses besoins et disponibilités à son service. Vertu active, s’il en fut.

DOUCEUR ENVERS SOI-MEME  - sans doute la plus difficile -


“Ne nous dépitons jamais contre nous-mêmes, ni contre nos imperfections... En quoi font grande faute certains qui, s’étant mis en colère, se courroucent de s’être courroucés, entrent en chagrin de s’être chagrinés, et ont dépit de s’être dépités.  Car, par ce moyen, ils tiennent leur cœur confit et détrempé dans la colère.”


En bref, l’image la plus fidèle du Christ que St François de Sales révèle à ceux qui l’étudient, c’est  "Notre Seigneur conversant parmi les hommes" en esprit de douceur fraternelle.  C’est un idéal proposé à tous.

Par ses paroles, ses écrits, son exemple, François de Sales est le docteur d’une piété dans l'amour, la simplicité, la paix, l'optimisme. A cette lumière, nous pouvons nous demander: qu’est-ce que c’est pour nous d’être salésien aujourd’hui?

Être salésien, c’est regarder les personnes et les événements avec optimisme, dans la certitude que Dieu pénètre tout. Cette certitude grandit dans la prière intérieure qui reconnaît la volonté et l’amour de Dieu en toutes circonstances.

La manière salésienne, c’est un esprit d'accueil ouvert aux joies, aux souffrances, aux faiblesses, aux valeurs des autres. C’est un esprit d’optimisme qui sait voir dans les événements, le sens providentiel; dans les personnes, le positif qui existe toujours à côté des faiblesses,  la bonne intention plutôt que la mauvaise, l’étincelle qui couve sous la cendre.

C’est la sérénité que rien ne trouble, qui ne prend rien au tragique mais ramène toute chose à ses vraies proportions.  C’est la bonté aimable, accueillante à tous, l’attention portée à chacun, la disponibilité qui fait que l’on est tout à tous.

Être salésien, c’est surtout la piété simple et confiante qui croit à l’amour… 

 

A. DUVAL

 

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08 mars 2011

LA PRIERE SALESIENNE : trois caractéristiques de la prière salésienne. (4/4)

 

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LA PRIERE SALESIENNE : trois caractéristiques de la prière salésienne.
(partie 4/4)

 


... Mais notre prière à une quatrième caractéristique, que l’on devrait plutôt appeler la première ; elle est une prière étroitement liée à la vie,  une prière qui envahit secrètement toutes les activités pour les transformer également en prière « diffuse » , en vigilance du cœur qui reste uni à Dieu et a souci de travailler pour lui. C’est cela que nous devons voir à présent, en commentant les articles 12 et 95 des Constitutions.

Art. 12. Union à Dieu.

« Quand il travaille au salut de la jeunesse, le salésien fait l’expérience de la paternité de Dieu et ravive continuellement en lui-même la dimension divine de son activité : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15.5)

Il entretient son union avec Dieu, conscient qu’il faut prier sans cesse, en un dialogue simple et cordial avec le Christ Vivant et avec le Père qu’il sent tout proche. Attentif à la présence de l’Esprit et faisant tout par amour de Dieu, il devient, comme Don Bosco, contemplatif dans l’action ».

Art. 95. La vie comme prière.

« Plongé dans le monde et les soucis de la vie pastorale, le salésien apprend à rencontrer Dieu à travers ceux auxquels il est envoyé. S’il découvre les fruits de l’Esprit dans la vie des hommes, spécialement des jeunes, il rend grâce en toute chose ; quand il partage leurs problèmes et leurs souffrances, il invoque pour eux la lumière et la force de  Sa présence…

Le besoin de Dieu perçu dans l’engagement apostolique le porte à célébrer la liturgie de la vie jusque dans l’activité infatigable sanctifiée par la prière et l’union à Dieu, qui doit être la caractéristique des fils de saint Jean Bosco ».


(Extraits  de « Don Bosco vers l’an 2000 » - Joseph AUBRY, sdb)

 

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