10 août 2012

RMG - Bicentenaire: compte à rebours pour le 16 aout

 

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(ANS – Rome) – Il manque quelques jours au 16 aout, anniversaire de la naissance de Don Bosco et, comme cela a été indiqué par le Recteur Majeur, passage de la première à la deuxième étape du chemin de connaissance du saint des jeunes. Un passage qui n’oublie pas la première étape – l’histoire – et projette vers la deuxième: la pédagogie de Don Bosco. Afin de mieux se préparer à ce jour, ANS offre quelques éléments de réflexion et signale quelques textes.

Dans sa lettre du 31 janvier 2011, par laquelle il annonçait le bicentenaire, le père Chávez présentait le contenu de la deuxième étape du chemin de préparation de la manière suivante:  Pédagogie de Don Bosco 16 aout 2012 - 15 aout 2013

“Il y a déjà quelques années j’avais mis en évidence l’importance d’approfondir la pédagogie de Don Bosco ; à présent, cette intuition demande à être traduite dans un programme à concrétiser pendant cette deuxième année de préparation à la célébration du bicentenaire. J’écrivais ceci: ‘Aujourd’hui il est nécessaire d’approfondir la pédagogie salésienne. C’est-à-dire qu’il faut étudier et réaliser le système préventif remis à jour tel que le souhaitait le P. Egidio Viganò. Il s’agit […] de développer ses grandes virtualités, d’en moderniser les principes, les concepts, les orientations, d’interpréter aujourd’hui ses idées de fond:  la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes; la foi vive, la ferme espérance, la charité pastorale; le bon chrétien et l’honnête citoyen; le trinôme ‘joie, étude et piété’; les ‘trois S’: santé, science, sainteté; la piété, la moralité, la culture; l’évangélisation et la civilisation. La même chose est à dire pour les grandes orientations de la méthode: se faire aimer avant de – plutôt que de – se faire craindre; raison, religion, amour de tendre affection; père, frère, ami; familiarité surtout en récréation; gagner le cœur; l’éducateur tout donné pour le bien de ses élèves; ample liberté de sauter, de courir, d’être bruyant à volonté” (ACG 394, pp. 11-12).

L’Étrenne 2013 - Comme Don Bosco éducateur, offrons aux jeunes l’Évangile de la joie à travers la pédagogie de la bonté – aidera à approfondir le thème de cette deuxième année. La présentation du thème offre déjà des éléments de réflexion et de travail concret pour les différents groupes de la Famille salésienne.

Le 16 aout sera un jour de fête en différentes parties du monde salésien. De nombreuses provinces ont programmé des initiatives pour marquer le passage de la première à la deuxième année. Le jour de l’anniversaire de la naissance de Don Bosco, la pèlerinage de l’urne contenant la relique illustre du saint arrivera à Madagascar.

Dans la basilique de Colle Don Bosco, lieu natal du saint, aura lieu la célébration officielle avec une Eucharistie présidée par le Recteur Majeur, père Pascual Chávez. La célébration sera transmise à 11h00 (GMT+2), grâce à la production de Missions Don Bosco, en direct par satellite sur la chaine de télévision Telepace et en streaming sur www.missionidonbosco.tv. Attendue l’homélie que le IXème successeur de Don Bosco prononcera en cette occasion.

Nombreux les initiatives et les textes offerts à toute la Congrégation.

Il y a quelques semaines ont été présentés la deuxième affiche et le logo du bicentenaire, qui donnent au chemin de préparation une unité d’image.

La prière à Don Bosco, présentée dans la lettre du 31 janvier 2011, a également été confirmée pour le chemin du CG27; le Recteur Majeur, dans la Lettre de convocation du CG27, a indiqué la circonstance d’utilisation dans l’horaire de prière du salésien: “Elle est la prière du soir, qui correspond à la prière adressée le matin à Marie Auxiliatrice pour se confier à Elle” (ACG 413). De cette prière a récemment été réalisée une version vidéo à télécharger et utiliser sur les différents dispositifs portables.

La célèbre application iBreviary a récemment été mise à jour avec le Propre liturgique salésien, disponible pour le moment uniquement pour les dispositifs IOS en italien, anglais et français, et bientôt également pour ceux de la plateforme Android.

Dans la section E-SDB de sdb.org, sont disponibles les textes des trois biographies écrites par Don Bosco – Michele Magone, Domenico Savio et Francesco Besucco – en italien et en anglais.

Publié le 10/08/2012

 

13 mai 2012

Marie-Dominique MAZZARELLO

Bonne fête !

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... la femme forte de l'Evangile

Enfant de la terre, elle a su ouvrir son cœur et écouter:
ainsi, elle s'est laissée façonner par Dieu.

Éclatante de vie, joyeuse, enthousiaste,
aimante et aimée de Dieu,
par la force de l'humilité,
elle a fait de sa vie,
une vie donnée, une vie de service.


« Elle était d’un naturel ardent, tempéré par la douceur et par la charité. Elle avait acquis une grande maîtrise de soi, et était parvenue à savoir vivre sans cesse en présence de Dieu et à être très attentive à ne commettre aucune faute, ni en paroles, ni en actes.

Brillait en elle un grand bon sens, sanctifié par l’amour surnaturel pour les âmes. Elle avait en horreur toute singularité dans les dévotions. Elle possédait la maturité d’esprit, la précision des vues, la promptitude de jugement, l’énergie de la volonté.

Elle était sincère et franche pour donner son avis et savait le soutenir, mais elle se soumettait aux décisions de don Pestarino. De coeur très sensible, elle se montrait impartiale avec tous. Sa façon de faire était libre et vive, mais toujours de bon aloi; et sa démarche, naturelle et noble
»


Don Lemoyne (MB X, 644)


Pour aller plus loin :

"Prendersi Cura" , ... l'art de prendre soin de l'autre

Maïn, la simplicité du coeur (vidéo)

 

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17 avril 2012

Un regard sur les jeunes français d’aujourd’hui

 

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RMG – Projet Europe: la jeunesse en France

Aujourd'hui, on parle de crise. Mais voilà quarante ans qu'on en parle. Une crise qui dure, ce n'est pas une crise, mais une mutation. Jean-Marie Petitclerc nous offre un cadre qui réclame des interventions immédiates.

Tous les auteurs, qu’ils soient sociologues ou journalistes, en conviennent. La Jeunesse, avec un grand J, n’existe pas. « La jeunesse n’est qu’un mot », comme l’affirmait Pierre Bourdieu dans « ses questions de sociologie ». Et ce mot est piégé : il fonctionne comme un fourre-tout, commode mais trompeur.

Les jeunes sont très diversifiés, et le risque est grand de parler de la Jeunesse à partir des jeunes que nous rencontrons. C’est aujourd’hui un risque majeur pour l’Eglise de France. Elle a tendance à parler de la jeunesse à partir des jeunes qui ont participé aux JMJ de Madrid. Mais une enquête sociologique, réalisée par l’hebdomadaire La Vie, montre qu’il s’agit essentiellement de jeunes issus de milieux favorisés, et dont la grande majorité compte parmi la petite minorité qui va à la messe de manière régulière ! Ces jeunes sont loin d’être représentatifs de la jeunesse de France !

Les jeunes sont bien différents entre eux … mais ils ont en commun de vivre le passage de l’âge de l’enfance à l’âge adulte, dans le contexte de notre société actuelle. On parle aujourd’hui de crise. Mais voici plus de quarante ans qu’on parle de crise. Une crise qui dure, ce n’est pas une crise, c’est une mutation. Vivre sa jeunesse dans un tel contexte n’est pas chose facile. Ce ne sont pas les jeunes qui brusquement ont changé, c’est le contexte dans lequel ils vivent et la manière dont les adultes les accompagnent.

Le primat de l’affectif sur l’institutionnel

Ce qui fonctionne aujourd’hui, ce sont soient les petits groupes de 4 ou 5 - parce que dans de tels petits groupes, on camoufle ce qui est différent, et on conforte son « moi je » - soient les groupes de 1 000, 2 000, 10 000… Alors là, il suffit de placer au centre une bonne vedette, et se diffuse une grande chaleur fusionnelle de 10 000 « moi je » qui vibrent ensemble. Par contre, le groupe de 15-30, où l’on est obligé de se confronter à la différence de l’autre, de se répartir des rôles, constitue une expérience plus difficile à vivre.

Ce primat de l’affectif génère une difficulté pour le jeune d’aujourd’hui de reconnaître le rôle positif des diverses institutions.

De plus, le rapport à l’autorité est de moins en moins statutaire ; l’autorité liée à une fonction institutionnelle est aujourd’hui contestée par bon nombre de jeunes ; elle est de plus en plus relationnelle, liée à la qualité de la relation adulte/jeune.

Le primat de la culture de l’entre-jeunes sur l’intergénérationnel

Une grande difficulté des jeunes d’aujourd’hui réside dans le fait que tous les jeunes circulent dans trois lieux : la famille, l’école et la cité. Chacun de ces lieux est marqué par une culture : la culture familiale, imprégnée des traditions d’origine, la culture scolaire, imprégnée de la tradition républicaine et la culture de la cité, qui est fondamentalement devenue une culture de l’entre-pairs, autrement dit de l’entre-jeunes, les adultes ayant un peu déserté l’espace public.

Une grande évolution réside, aujourd’hui, dans le fait que cette culture de l’entre-pairs a tendance à devenir de plus en plus prégnante. Elle  a tendance à envahir l’école, (surtout lorsque celle-ci est située au cœur du quartier), et à renvoyer la famille à la marge. Les parents arrivent tant bien que mal à gérer l’espace familial, mais sont de moins en moins à l’aise pour intervenir dans les autres champs de vie de leur enfant, tant ils se sentent décalés face aux codes de communication utilisés, si différents des leurs.

Le développement de l’Internet favorise un tel primat. Des jeunes qui, physiquement sont dans la sphère familiale, mais qui, mentalement, peuvent rester dans la sphère de l’entre-pairs, avec lesquels ils ne cessent de communiquer via les réseaux sociaux (twitter, facebook).

Enfermés dans ces codes de l’entre-pairs, les jeunes ont alors de plus en plus de mal à intégrer le monde du travail. Et le plus grand obstacle que rencontrent aujourd’hui les jeunes dans l’insertion dans le monde de l’entreprise réside parfois moins dans leur absence de qualification, que dans l’écart de comportement entre celui véhiculé dans la cité et celui attendu dans l’entreprise.

Le primat de l’instant sur la durée

La raison principale du mal-être de la jeunesse française réside dans le regard négatif que les adultes portent sur demain. Un tel climat engendre chez les jeunes français une crise de confiance en l’avenir, qui possède de grandes incidences sur leurs comportements dans le présent. Nous assistons chez eux à un développement des conduites de l’instant, de ce « tout, tout de suite » qui caractérise tant de discours et de comportements adolescents et qui est si générateur de violence.

Une société qui ne permet pas à une frange importante de sa jeunesse de se projeter dans l’avenir est une société qui, en quelque sorte, fabrique de la délinquance !

Cette perte de confiance dans l’avenir est également synonyme d’une montée de la déprime, qui est la pathologie la plus fréquemment rencontrée chez les adolescents d’aujourd’hui. Nous savons combien le problème du suicide est devenu préoccupant en France qui compte parmi les cinq pays occidentaux où le taux est le plus élevé chez les jeunes.

Le problème du suicide des jeunes devient crucial. D’autant que bon nombre d’adolescents, même s’ils ne passent pas à l’acte, sont habités par des idées suicidaires. Une enquête de l’INSERM, menée auprès d’une population âgée de 15 à 19 ans, montrait que plus de 10% des adolescents interrogés étaient habités par des idées suicidaires.

Tel est l’état moral de notre jeunesse. Il est grand temps aujourd’hui en France de prendre la mesure du problème.

Jean-Marie PETITCLERC, sdb
source: ANS (Agence Info Salésienne - 03042012)


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27 février 2012

« VOUS ÊTES ENRACINES DANS L’AMOUR »

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Don Bosco disait : vous allez me demander d’où vient l’affection qui permet d’éduquer. L’affection vient du cœur même de Dieu qui est l’amour infini. Cet amour se donne à nous par le baptême ; telle une sève, il monte et nourrit. Il permet d’accueillir et de faire confiance. « Nous sommes greffés sur le Christ, nous sommes « enracinés dans l’amour ».

Le secret de l’éducation repose sur l’amour-charité « qui prend patience, rend service, ne plastronne pas, excuse tout et endure tout ». Je l’ai exprimé en deux principes très simples.

D’abord, sans affection pas de confiance. Les jeunes l’ont bien compris. On ne grandit bien que pour ceux et par ceux dont on est aimé. Quand un jeune en difficulté rencontre un homme ou une femme prêt à donner sa vie pour lui, il entre en confiance et se remet à grandir. L’amour fait confiance.

Ensuite, sans confiance pas d’éducation. Ma mère m’a aidé par sa confiance quand j’étais adolescent. J’avais en elle une confiance sans bornes. Elle savait tout, rien ne lui échappait, mais elle me laissait faire. Près de ma mère j’ai appris à vivre les principes que je devais formuler plus tard, qui ont créé l’esprit de notre famille : affection, raison, religion.

Un seul cœur, mes amis, une seule famille ! Un seul chemin de bonheur offert à tous, car « ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles. 

Extrait de Prier 15 jours avec Don Bosco- R.SCHIELE

 


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13 février 2012

La vraie piété

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La vraie et solide dévotion présuppose l’amour de Dieu ; ou plutôt elle n’est autre chose qu’un vrai amour de Dieu, cet amour qui s’appelle grâce parce qu’il embellit notre âme et nous rend agréables à la divine Majesté ; qui s’appelle charité parce qu’il nous donne la force de bien faire, et qui s’appelle dévotion quand, parvenu à sa perfection, il nous fait opérer le bien avec soin, promptitude et fréquemment.

Dieu, en créant le monde, commanda aux plantes de porter du fruit, chacune selon son espèce. Il commanda de même à tous les chrétiens, qui sont des plantes vivantes de son Église, de   produire de dignes fruits de dévotion, selon leur état et vocation.

La piété est faussée si elle est un obstacle à notre devoir d'état.

La dévotion doit être différemment pratiquée par le gentilhomme, par l’artisan, par la veuve, par la femme mariée.

Il faut même accommoder sa pratique à la santé, aux affaires et aux devoirs de chacun.

Non, la vraie piété ne gâte rien, ou plutôt elle perfectionne tout, en sorte qu’elle est fausse, si elle est un obstacle aux devoirs légitimes de la vocation.

Cependant, c’est ce que l’on voit souvent.

St François de Sales

 

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