19 décembre 2010

ballotin du dimanche 19 décembre

 

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« Pour moi, je pense que nous nous tenons en la présence de Dieu même en dormant, car nous nous endormons à sa vue, à son gré et par sa volonté, et  il nous met là sur le lit comme des statues dans une niche ; et quand nous nous éveillons, nous trouvons qu’il est auprès de nous, il n’a pas bougé, ni nous aussi : nous nous sommes donc tenus en sa présence, mais les yeux fermés et clos. » (Lettre à la Baronne de Chantal  1610)

« Mon cher Théotime,… il suffit que, nous ayons bon désir de combattre vaillamment, et une parfait confiance que l’Esprit divin nous assistera de son secours lorsque l’occasion de l’employer se présentera. » (TAD  IV, 11)

« Le cher et doux Sauveur de nos âmes ne nous a pas donné ces désirs enflammés de la servir, qu’il ne nous en donne les commodités. » (Lettre à une religieuse  1605  n°313)

«Conservez votre amour le plus délicatement que vous pourrez pour cet Epoux divin qui, étant la pureté même, n’aime rien tant que la pureté, et à qui les prémices de toutes choses sont dues, mais principalement celles de l’amour. » (IVD  3, XLI)

« …la défiance de nos forces n’est pas un manquement de résolution mais une vraie reconnaissance de notre misère.  C’est un sentiment meilleur de se défier de pouvoir résister aux tentations que non pas celui de s’en tenir pour assuré et fort, pourvu que ce qu’on n’attend pas de ses forces, on l’attende de la grâce de Dieu. » (Lettre à un gentilhomme  n°1974)

 

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12 décembre 2010

balotin du dimanche 12 décembre

 

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« Que toute la barque de notre navire aille où il voudra; il tirera bien à lui l’aiguille marine, mais il n’empêchera pas pourtant qu’elle ne fasse son mouvement et qu’elle ne tende vers sa belle étoile. »(Lettre 506   1605-1608)

« Ne désirez oint les tentations, car ce serait témérité; mais employez votre cœur à les attendre courageusement, et à vous en défendre quand elles arriveront. » (IVD  3,  XXXVII)

« Que vous importe-t-il que l’on sache que vous êtes de bonne maison selon le monde, pourvu que vous soyez de la maison de Dieu. » (Lettre à Mme de Gouffiers   1621)

« Pour bien imprimer un cachet sur la cire, on ne le joint pas seulement, mais on le presse bien serré; ainsi veut-il que nous nous unissions à lui d’une union si forte et pressée de que nous demeurions marqués de ses traits. » (TAD VII, 2)

« Ô Dieu, laissons nos enfants à la merci de Dieu, qui a laissé le sien à notre merci ; offrons-lui la vie des nôtres, puisqu’il a donné la vie du sien pour nous. » (Lettre à la Mère de Chantal  1613)

 

 

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05 décembre 2010

Ballotin du dimanche 5 décembre

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« Ne perdez nulle occasion, pour petite qu’elle soit, d’exercer la douceur de cœur envers un chacun.  Ne vous fiez pas de pouvoir réussir en vos affaires par votre industrie, mais seulement par l’assistance de Dieu ; et  partant, reposez-vous en son soin, croyant qu’il fera ce qui est mieux pour vous, pourvu que, de votre côté, vous usiez d’une douce diligence. » (Lettre à Mme de la Fléchère  1608  n°455)


« Ma langue, tandis que je parle du prochain, est en ma bouche comme un rasoir en la main du chirurgien… : il faut que le coup que je donnerai soit si juste, que je ne dise ni plus ni moins que ce qui est. »
(I.V.D. 3, XXIX)


« Aimez bien Dieu, et, pour l’amour de Dieu, toutes les créatures… » (Lettre à la Mère de Monthoux  1622)


« …l’Amant de nos âmes nous tire par l’influence secrète de sa grâce, laquelle il nous veut être imperceptible afin qu’elle nous soit plus admirable, et que, sans nous amuser à sentir ses attraits, nous nous occupions plus purement et simplement à nous unir à sa bonté. » (T.A.D. VII, 2)


« Faisons ce que nous devons et Dieu ne nous manquer pas.  Si nous sommes en Egypte, il nous nourrira de la viande que les Egyptiens nous donneront, et si dans le désert, il nous donnera lui-même sa manne. » (Lettre aux religieuses du monastère des Filles-Dieu  1602)

28 novembre 2010

Ballotin du dimanche 28 novembre

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« …Il faut presser le vin en l’une ou l’autre sorte de vendange ; mais il faut presser sans s’empresser, a voir du soin sans inquiétude. » (Lettre à Mme de la Fléchère  1608)

« Il faut toujours se ressouvenir, que l’on empoisonnes les âmes par l’oreille, comme le corps par la bouche. » (I.V.D. 3, XXXVIII)

« Qu’à jamais nos cœurs soient unis au sien et nos volontés à son bon plaisir ! » (Lettre à la Présidente Brulart  1607)

« Vous ne vivez plus en vous-même ni dedans l’enclos de votre propre condition naturelle, votre âme ne vit plus selon elle-même, mais au-dessus d’elle-même. » (T.A.D. VII, 6)

« …étant malade, ne faites point d’autre oraison que jaculatoire, et ayez soin de vous, obéissez soigneusement au médecin, et croyez que c’est une mortification agréable à Dieu… »  (Lettre à Mme Bourgeois, Abbesse du Puits-D’Orbe  1604)

21 novembre 2010

ballotin du dimanche 21 novembre

 

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« Ne perdez oint courage, car Dieu ne perdra jamais le soin de votre cœur et de votre troupe, tandis que vous vous confierez en Lui. »  (Lettre à la Mère de Bréchard  1616  n°1236)

« …allez, mon cher Théotime, et n’ayez pas d’autres bornes que celles de votre vie, t tandis qu’elle durera, courez après ce Sauveur ; mais courez ardemment et vitement, car de quoi vous servira de le suivre si vous n’êtes si heureux que de l’atteindre ? » (T.A.D. III, I)

« La communion est le grand moyen d’atteindre la perfection ; mais il faut la recevoir avec le désir et le soin d’ôter du cœur tout ce qi déplaît à celui que nous voulons loger. » (Lettre à la Mère de Chantal  1607)

« …est-il possible que j’aie été aimée et si doucement aimée de mon Sauveur, qu’il allât penser à moi en particulier, et en toutes ces petites occurrences par lesquelles il m’a tirée à lui ? » (I.V.D. 5, XIII)

« Pourvu que le nom de Dieu soit sanctifié, que sa volonté soit faire, l’esprit ne se soucie pas d’autre chose. » (Lettre à la baronne de Chantal  1604)

 

... Et en ce jour de fête, St François de Sales nous parle de la Présentation de Marie au Temple :

Sans titre 2.jpgO mon Dieu, que j'eusse bien désiré de me pouvoir vivement représenter la consolation et suavité de ce voyage depuis la maison de Joachim jusque au Temple de Jérusalem ! Quel contentement  témoignait cette petite Infante voyant l'heure venue qu'elle avait tant désirée !

Ceux qui allaient au Temple pour y adorer et offrir leurs présents à la divine Majesté chantaient tout au long de leur voyage ; et pour cet effet le royal prophète David avait composé tout exprès un psaume que la Sainte Eglise nous fait dire tous les jours au divin office.

Il commence par ces mots : Bienheureux sont ceux, Seigneur qui marchent en ta voie sans macule (Psaume CXVIII), sans tache de péché ; en ta voie, c'est-à-dire en l'observance de tes commandements.

Les bienheureux saint Joachim et sainte Anne chantaient donc ce cantique au long du chemin, et notre glorieuse Dame et maîtresse avec eux.

O Dieu, quelle mélodie ! ô qu'elle l'entonna mille fois plus gracieusement que ne firent jamais les anges ; de quoi ils furent tellement étonnés que, troupe à troupe, ils venaient pour écouter cette céleste harmonie et, les cieux ouverts, ils se penchaient sur les balustres de la Jérusalem céleste pour regarder et admirer cette très aimable Pouponne.

J'ai voulu dire ceci en passant à fin de vous bailler sujet de vous entretenir le reste de cette journée à considérer la suavité de ce voyage ; afin de vous émouvoir à écouter ce divin cantique que notre glorieuse Princesse entonne si mélodieusement, et ce avec les oreilles de votre dévotion, car le très heureux saint Bernard dit que la dévotion est l'oreille de l'âme.