29 mars 2017

Casse sa croûte

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Ta Parole est comme du pain.
Casse sa croûte, pour que nous puissions goûter sa mie.

Donne-nous de la mâcher, afin que nous puissions la digérer.

Donne-nous de la savourer, afin que nous ayons envie d'y revenir.

Donne-nous d'accompagner avec elle les moments si divers de nos vies,
comme le pain accompagne les plats si variés de la table.

Donne-nous de la partager comme le pain se partage
selon le goût et l'appétit de chacun.

Ta Parole est aussi ordinaire et aussi essentielle que le pain.
Elle n'est pas une brioche, réservée aux estomacs délicats,
et elle n'est pas non plus un étouffe-chrétien, imposé aux estomacs rebelles.

Ta parole c'est le vrai pain, descendu du ciel,
pour la nourriture des hommes

Amen

(auteur inconnu)

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27 mars 2017

Les pauvres sont l'Église

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« L’Église doit prendre le même chemin que Jésus-Christ.

Elle ne peut être levain dans la pâte, sel de la terre, lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde, que si elle fait sienne l’option du Christ pour les pauvres.

Si contrairement à Jésus-Christ, l’Église, à travers nous, nourrissait en elle une certaine volonté de puissance, de domination, de prestige ; si contrairement à Jésus-Christ, l’Église était complice du monde, elle ne pourrait pas être, pour ce monde, inspiratrice de justice, de vérité et d’amour.

Elle doit choisir, dit l’apôtre Paul, ce qu’il y a de fou dans ce monde, car c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les sages. Elle doit choisir ce qu’il y a de faible dans le monde car c’est ce que Dieu a choisi pour confondre la force.

Dieu a choisi ce qui dans le monde est « sans naissance », ce que l’on méprise. Dieu n’a jamais cessé de Se réduire, dit aussi Charles de Foucauld ».

26 mars 2017

Se dépouiller

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Pour chacun de nous il en va toujours de même :
Lorsqu'on aime on se dépouille.
On laisse tout : orgueil, ambition,
tranquillité, réputation parfois.
 
C'est une décision qu'on prend volontairement :
On perd tout afin que l'autre gagne tout.
C'est un choix qu'on fait.
Volontairement : on perd tout afin que les autres
puissent trouver du bonheur et vivre mieux.
On se dépouille. On ne garde rien. On donne tout.
On se donne soi-même : ce qui est le plus déchirant.
 
C'est le plus difficile chemin pour aimer,
mais c'est le seul authentique
pour témoigner l'amour qui est en nous.
 
Jésus l'a fait : il s'est dépouillé pour aimer.
Dieu l'a fait ce soir-là et aussi le jour suivant,
quand sur la croix, il ne lui restait plus rien que le cri d'abandon.
 
 

Charles SINGER.

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24 mars 2017

L'intelligence du coeur

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Si une conversation s’envenime,
Si les malentendus se multiplient,
Pour te faire entendre
Ne hausse pas le ton
Mais hausse le niveau de la conversation
N’aligne pas les preuves, fussent-elles irréfutables,
Pour rétablir la Paix, essaie d’atteindre l’intelligence du coeur.
Là peut se faire facilement la rencontre avec le meilleur de l’autre.
Car la Paix est la compassion en toi
Du meilleur qui pardonne au pire de ne pas être un saint.

Faire silence, non pas seulement de mots,
Mais de ces sentiments qui nous empoisonnent
Et nous rendent la vie irrespirable,
Rendre notre quotidien plus paisible
et par contagion ,
Le monde plus bienveillant.


La colombe de la Paix pourra alors
venir faire son nid sur la terre.

André Marie

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23 mars 2017

En conscience...

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« Avoir sa conscience pour soi », expression que l’on entend parfois pour justifier son comportement. Et il est vrai que notre conscience est le dernier arbitre de nos actes quand après avoir épuisé tous les avis, il nous reste à décider.

Mais notre conscience est-elle si libre, si autonome, si indépendante ?

Au fond, ne sommes-nous pas ce qu’on nous a faits ? N’avons-nous pas été « moulés » dans tous les regards qui se sont posés sur nous : nos parents, nos maîtres, nos prêtres, nos compagnons d’études ou de travail, nos amis, notre conjoint, nos enfants ou l’inconnu rencontré au hasard du chemin ?

Ce que nous estimons être notre intime conviction, n’est souvent que le fruit inconscient des influences distillées tout au long d’une vie. Notre libre arbitre n’est pas aussi libre qu’on le croirait…

Personne ne s’est jamais construit tout seul. Chacun est un arlequin aux influences multicolores, héritier inconscient et tributaire des mille pierres apportées par tous les regards qui ont traversé sa vie et qui le constituent dans sa personnalité singulière.

A l’inverse, nous sommes responsables du regard constructif ou destructeur que nous portons sur ceux qui nous entourent ; du regard attentif ou indifférent posé sur une détresse que nous croisons… Et même, collectivement, nous portons notre part de responsabilité d’une opinion publique capable de saine révolte ou d’anathèmes religieux ou racistes.

Alors que reste-t-il de personnel et d’intime ? L’usage que chacun a fait des talents que sont les regards multiples qui l’ont construit, le discernement entre vraies routes et fausses pistes, la liberté permanente de rechercher la vraie référence et de choisir son guide.

Esclaves du regard des autres, nous ne sommes plus rien ; mais sans le regard des autres, nous ne sommes rien. Notre personnalité n’est bâtie qu’avec les matériaux qui nous sont portés par tous les regards qui ont émaillé notre parcours mais chacun devrait rester, en définitive, le seul et l’ultime architecte de sa vie. Vision idéale pour une part de l’humanité ; utopie pour beaucoup .

Aussi comme nous devons être humbles et prudents dans les jugements que nous portons !

C’était juste une réflexion en passant…

Jean Gauci

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