15 décembre 2013

La gentillesse

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"La gentillesse est une nouvelle noblesse." (Emmanuel Jaffelin, philosophe)
 
 
La gentillesse est un paradoxe : pourquoi tant de méfiance, de croyances, de désintérêt, voire de moqueries à propos d'une valeur à laquelle nous sommes tous sensibles ? Difficile d'être heureux, motivé, enthousiaste sans un minimum de gentillesse. 
 
Il est nécessaire aujourd'hui de promouvoir ce concept de gentillesse, de bienveillance, de respect, de solidarité, ... en famille, en entreprise, à l'école, partout! 
 
De plus en plus d'entreprises communiquent sur l'attention qu'ils portent à leurs clients, à leurs employés. Des objectifs dans la méchanceté ou l'indifférence ne mènent à rien. 
 
Travaillons ensemble sur bien-être au travail, en famille ou ailleurs. Ce n'est pas incompatible avec d'autres objectifs comme la croissance, les parts de marché, la compétitivité, le développement, .... que bien du contraire!  C'est un élément fédérateur, multiplicateur... la gentillesse ne veut pas dire stupidité, lenteur, "peace and love" et acceptation de tout! 
 
Crises, restructurations, pressions, difficultés, licenciements, ... faisons les choses avec bienveillance et respect. Cela donne de l'énergie, de la motivation...  c'est une qualité qui renforce celui qui la chérit et qui motive celui qui la reçoit.
 
Emmanuel Jaffelin, philosophe
Éloge de la gentillesse et de Petit Éloge de la gentillesse 
(Bourin Éditeur, 2010 et 2011)
 
 

14 décembre 2013

Seigneur Jésus, apprends-moi...

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Seigneur Jésus, apprends-moi ta manière de regarder:
Comment tu as regardé Pierre pour l'appeler à ta suite
Ou pour le relever après sa faute,
Ou comment tu as regardé le jeune homme riche
Qui ne s'est pas décidé à te suivre,
Ou comment tu regardais avec bonté
Les foules qui se pressaient autour de toi,
Ou comment tu regardais avec colère les Pharisiens.
 
Je voudrais te connaître comme tu étais:
Ton image devant moi suffirait à me changer.
Le Baptiste est resté subjugué
Par sa première rencontre avec toi;
Le centurion de Capharnaüm s'est senti écrasé par ta bonté
Et un sentiment de stupeur et d'émerveillement
Envahissait ceux qui étaient témoins de tes miracles.
Le même saisissement frappe tes disciples
Et, au Jardin des Oliviers,
La soldatesque terrorisée tombe à terre. 
Pilate se sent incertain et son épouse est effrayée. 
Le centurion qui te voit mourir
Proclame ta divinité alors même que tu rends l'âme.
 
Je voudrais te voir comme Pierre
Qui prend conscience devant toi
De sa condition de pécheur,
Alors qu'il est frappé d'étonnement
Devant la pêche miraculeuse. 
Je voudrais entendre ta voix
Comme dans la synagogue de Capharnaüm
Ou comme sur le Mont des Béatitudes,
Ou quand tu t'adressais aux foules
"enseignant avec autorité",
Une autorité qui ne pouvait venir que du Père.
 
Fais que nous soyons ainsi tes disciples
Dans les choses les plus grandes
Et dans les choses les plus modestes,
Que nous soyons, comme toi,
Totalement voués à l'amour du Père
Et à l'amour de nos frères et de nos sœurs,
Nous sentant très proches de toi,
Car tu t'es abaissé jusqu'à nous, 
Qui étions en même temps si éloignés de toi, Dieu infini.
 
Pedro Arrupe, s.j.           «Écrits pour évangéliser», p.433
 

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12 décembre 2013

Seigneur, apprends-nous à veiller.

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Loué sois-tu, Seigneur, toi qui veilles sur nous 
Le jour, la nuit, tu es toujours là.
Lorsque nous sommes proches de toi, 
pleins de ferveur et de foi, tu veilles sur nous.
Lorsque nous sommes loin de toi, oublieux, distraits, 
séduits par tant de balivernes, tu veilles encore.
Apprends-nous à veiller, nous aussi.
Fais de nous des hommes et des femmes qui veillent comme une lampe 
qui marque la nuit parce qu’elle annonce l’aurore, 
qui crée une goutte de lumière dans un océan de noirceur, 
qui remplit des longues heures d’une folle espérance.

Père Georges Madore
 

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11 décembre 2013

Accueillir le temps

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Je suis toujours dans l’instant présent. Mais je ne m’en aperçois pas toujours. Et pourtant, ce n’est que lorsque j’en ai vraiment conscience que j’ai accès à toutes les possibilités que m’offre cet instant. Autrement dit, je vis.

Je passe des heures devant mon ordinateur, et le temps vole. Je me perds dans la lecture d’un livre, et je m’aperçois soudain que c’est l’heure du repas. Je reste des heures devant la télévision, sans même ressentir le besoin de savoir où je suis. Je suis comme une locomotive : la seule chose que je vois, ce sont les rails qui s’étirent devant moi. C’est comme si le paysage que j’ai sous les yeux n’existait pas.

Seigneur, rends-moi consciente que mon paysage intérieur est beaucoup plus riche que celui qui m’entoure, au-dehors, même s’il est fascinant. Car c’est mon paysage intérieur qui donne du sens au paysage extérieur.

Rends-moi attentive, Seigneur, à la façon dont j’accueille, instant après instant, ce que les circonstances proposent.

Quand je saurai vivre l’instant avec toi, sur la même longueur d’ondes, le temps ne me manquera plus.

Lore Dardanello
"Prières pour ceux qui n’ont pas le temps" - Editions Salvator 

09 décembre 2013

Atteindre la Lumière

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Avant d’atteindre
La lumière
Il nous faut longtemps
Séjourner sous la voûte
 
Avant d’atteindre parfois
La lumière
Il nous faut longtemps
Compter sur les doigts
De la mélancolie
 
Avant d’atteindre
Il nous faut demeurer
Dans le faisceau
De la culpabilité
Qui est la sœur aînée
De l’obscurité
 
Puis un jour
Le temps qu’il reste
Nous éveille à la vie
 
Il faut longtemps
Pour comprendre que la lumière
Contient l’ombre
Qu’elle contient toutes les couleurs
De l’univers
 
Alors il nous faut demeurer longtemps
Dans l’émerveillement
Du nuancier
Heureux
Apaisés
 
© Patrick Chemin
Le premier de septembre 2013
 

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