15 octobre 2011

Visite de Mère Yvonne en Belgique

L'oraison, chemin d'ouverture à l'Autre

 

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Le 15 octobre, l'Église fête sainte Thérèse d'Avila. S'il y a bien un trésor qu'elle a laissé à l'Église, c'est la prière d'oraison. Voici quelques pistes pour découvrir cette forme de prière.

Carmel Saint Joseph - 15/10/2008

 

« Âme ne te cherche qu’en moi, Ô âme ne te cherche qu’en toi. » Thérèse d’Avila, Poésie. Il y a un désir fondamental et fondateur en l’homme, qui est celui de l’Autre. Ce désir s’exprime par la prière. La prière qui s’origine dans un ailleurs, s’enracine dans le cœur même de l’homme et s’oriente vers l’Autre, dans la relation.

La prière s’origine dans un ailleurs qui est l’ici et le maintenant de Dieu, qui est Dieu lui-même. L’homme n’est pas à l’origine de sa prière. D’où l’importance de la tradition dans tout chemin d’oraison.

La tradition du Carmel nous livre des mots que nous avons à habiter, à rendre nôtres. Nous avons à les recevoir comme source de vie. Nous avons à croire qu’à un moment donné, ces mots ont donné la vie à ceux qui nous ont précédés : Thérèse d’Avila, Jean de la Croix, Thérèse de Lisieux, Laurent de la Résurrection, Elisabeth de la Trinité, Marie de Saint Esprit... Pour nous chrétiens, le mot par excellence, est celui que le Christ nous a révélé : «Père». Ce mot à lui seul peut être un appel, un chemin et un accomplissement. L’habiter c’est nous unir au Christ dans une relation filiale au Père. L’habiter c’est me recevoir comme fils dans le Fils en tout ce que je suis, ce que j’ai été et ce que je serai !

Cherche Toi en moi...

L’oraison silencieuse s’enracine dans le cœur même de l’homme : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous tandis qu’il nous parlait sur le chemin ? » (Luc 24,32), « Mon fils..., plus que sur toute chose, veille sur ton cœur, c’est de lui que jaillit la vie » (Proverbes 4,23).

Le lieu de notre relation au Père c’est le cœur. Prendre l’habitude d’habiter son cœur c’est suivre le Christ dans son chemin d’union au Père. Habiter son cœur c’est essayer d’être à l’écoute d’une vie qui se dit, qui émerge, malgré les blessures et le poids des jours, c’est être attentif aux lieux de fécondité en soi qui sont dans l’attente d’une parole qui brise l’épreuve de la stérilité.


Je me cherche en Toi

La prière s’oriente vers l’Autre, vers le Dieu Trinitaire : « Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous. » (Jean 17,21) C’est ainsi que le Christ dit son désir de nous voir unis au Dieu Trinité. La prière creuse en nous ce désir d’être unis à celui « qui est, qui était et qui vient ». St Jean de la croix dans son cantique spirituel l’exprime ainsi : « Oh ma vie qui vit sans vivre, comment peux-tu tenir ? » Notre lieu de vie c’est lui ! Et pourtant ce n’est que dans l’aujourd’hui de notre appel qu’il se donne à nous. Prier c’est donc habiter notre humanité comme le seul lieu où notre désir et son accomplissement font leur chemin en vérité.

L’oraison est une parole qui naît de la rencontre. Notre parole dans la prière dit en même temps la rencontre et le désir toujours grandissant. Et le paradoxe de ce chemin, c’est qu’il est à la fois désir de l’Autre, tout en étant nourri de notre humanité.

Une prière vraie est actuelle, humaine, si elle prend visage dans nos relations. Elle est vers Dieu, à l’écoute de Dieu et elle prend le temps de l’Incarnation. Elle est le chemin du cri à la parole. Le chemin du Verbe qui en nous se fait chair. L’oraison est le chemin de l’ouverture à l’Amour.

 

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09 octobre 2011

Déclarer illégale la pauvreté

Nous sommes au coeur de l'actualité ... Tandis qu'il faut plus de 500 jours pour rapiécer un pays, en trois jours on sait moibiliser des milliards pour sauver une banque.   Dexia pour ne pas la citer, un exemple parmi tant d'autres. 

Le raccourci est facile certes, mais à y regarder de plus près... Ne serait-il pas temps de donner notre "voix" pour ce juste combat...

Déclarer illégale la pauvreté 

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Le Collectif a profité du passage en sol québécois de l’économiste et politologue Riccardo Petrella pour l’inviter à prononcer une conférence publique sur sa proposition, lancée en 2005, de déclarer illégale la pauvreté. La conférence a eu lieu au Musée de la civilisation de Québec devant plus de 200 personnes.

Petrella a commencé en disant qu’entre décembre 2008 et juin 2010, la Réserve fédérale des États-Unis a octroyé 38 000 milliards de dollars (eh oui, vous avez bien lu !) à une trentaine de grandes banques et entreprises, et ce, pour les sauver de la crise économique et financière… qu’elles avaient elles-mêmes provoquée ! D’un autre côté, d’après les estimations de la Banque mondiale, il suffirait de 180 milliards $ par année, pendant 10 ans, pour que l’ensemble des êtres humains ait accès à l’eau potable, à une scolarisation primaire obligatoire et à une alimentation de 2500 calories par jour.

Or, depuis 40 ans, les puissants du monde affirment que l’économie mondiale est incapable de trouver ces 180 milliards $... Pour Petrella, il est clair que les dominants sont ceux qui déterminent le champ du possible. C’est pourquoi le temps est venu, comme pour l’esclavage au 19e siècle, de déclarer illégale la pauvreté.

Qu’entend-il exactement par là ? Rien de moins que d’interdire la possibilité même qu'une minorité s'enrichisse indéfiniment au détriment du plus grand nombre. Pour ce faire, Petrella propose de mettre hors la loi trois choses : 1) les lois qui participent à l’appauvrissement ou qui favorisent les inégalités, 2) les institutions qui sont à l’origine de l’appauvrissement et 3) les pratiques sociales qui permettent un enrichissement inégal.

Est-ce là quelque chose de réaliste ? Selon Petrella, une société qui se dit incapable de rêver, parce qu’elle se veut pragmatique, c’est une société qui n’a pas de devenir. Les idées les plus radicales sont aussi celles qui prennent le plus de temps à se réaliser ; mais, une fois réalisées, il devient difficile de revenir en arrière.

Pour plus de détails sur la proposition de Riccardo Petrella, nous vous invitons à visionner sa conférence sur YouTube : http://tinyurl.com/RPetrella

2 vidéos :  vidéo 1 (50 minutes)  - vidéo 2 (26 minutes)

Source : Collectif pour un Québec sans pauvreté (Canada)

A lire également : Mondialisation, pauvreté et immigration clandestine.  Texte d'une interview sur le même thème donnée le 7 octobre 2005.

Un formidable merci !

«MERCI à toutes et à tous. MERCI pour tout. MERCI pour les coups de mains et la joie partagée. MERCI pour la célébration, MERCI pour la fête. Ensemble nous avons fait briller le soleil salésien ! »

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Ce fut une fête formidable avec, dans le souvenir de ce qui a été vécu depuis 120 ans, toute l'espérance de vivre le rassemblement de plus de 750 personnes qui prient et chantent leur joie  entourant quatre jeunes qui ont prononcé leur vœux perpétuels dans l'espérance en cet avenir salésien que nous voulons construire ensemble, en Famille salésienne, dans le monde... Merci du fond du cœur pour le cadeau de votre présence!

A cette occasion une exposition a été réalisée par le centre multimédia don Bosco de Liège.  Cette expo restera  visible jusqu’au 31 octobre.  C’est un travail exceptionnel à voir absolument  à  la rue des Wallons, 59 4000 LIEGE  - 04/252 66 88

La bibliothèque est ouverte au public :
• Lundi de 10h00 à 12h et de 13h à 17h30
• Mardi de 10h à 13h et de 14h à 19h
• Mercredi de 13h à 17h30
• Jeudi de 9h à 12h et de 13h à 17h30
• Vendredi de 14h à 19h
• Samedi de 16h à 18h
• Dimanche de 11h à 12h30

08 octobre 2011

Un avenir à découvrir et à construire ensemble ! ...

Aujourd'hui, nous fêtons les 120 ans de présence salésienne en Belgique...  L'occasion de se souvenir mais surtout l'occasion de se projeter dans cet avenir qui est à découvrir et à construire ENSEMBLE, tel que l'a voulu Don Bosco et tel que nous le rappelle le Père Chavez ...

Bonne fête à toute la Famille salésienne !  Vive don Bosco !

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La collaboration laïcs-religieux

P. Pascual Chavez, à POUILLE – Aout 2008
passage tiré de son intervention « Motiver pour travailler dans la vigne »

 « Il y a un aspect important à considérer dans la nouveauté apportée par le Concile, et qui touche de près la présence des laïcs dans notre Famille. Le fait qu’il y ait des laïcs en mission avec nous, et certains d’entre nous en mission avec eux, n'est pas une simple somme quantitative de forces, et encore moins une suppléance incontournable pour compenser nos pertes et nos absences.

Il s'agit d'une communion mutuellement enrichissante entre vocations distinctes mais  complémentaires dans l'Église. Un échange mutuel de valeurs, qui améliorent la qualité respective des vocations, en renforce l’identité, en affine le caractère et en enrichissent l’actualisation.

Évidemment, il est nécessaire de savoir insérer entre laïcs et consacrés une vraie communion ecclésiale de vocations complémentaires, fondée sur le Christ, mue par son Esprit, nourrie de foi convaincue, de témoignage mutuel, d'engagement assumé, concret et opérationnel ; c'est-à-dire, qu’il s'agit d'une communion en profondeur dans la même spiritualité apostolique.

Le laïc réalise sa vocation ecclésiale en évoluant depuis l’intérieur des valeurs séculières, depuis la base du monde vers le sommet de l'attitude religieuse. Le SDB réalise sa vocation en évoluant depuis le cœur de sa consécration pour le monde, du sommet religieux vers les valeurs humaines. Si nous n’oublions pas l'affirmation expresse de Gaudium et Spes qu'il faut « pouvoir expliquer toutes les activités terrestres, en unifiant les efforts humains, domestiques, professionnels, scientifiques et techniques en une seule synthèse vitale d’ensemble avec les biens religieux, sous la haute direction desquels tout se coordonne à la gloire de Dieu » (43), nous comprendrons la différence de mouvement des deux vocations et aussi leur mutuelle complémentarité.

Le laïc, en partant chrétiennement de l’intérieur des valeurs séculières, enrichit le SDB ; et vice versa le SDB, en partant de l’intérieur des valeurs religieuses, enrichit le laïc qu’il rencontre dans le même service les jeunes.

Parmi les laïcs en mission avec nous, et parmi ceux des nôtres en mission avec eux, le but commun est l'apostolat populaire auprès des jeunes. Tous puisent ensemble le même esprit évangélique de Don Bosco, mais ils le font avec une tonalité et une particularité différentes et corrélées : ils s'enrichissent mutuellement, comme dans l’échange entre célibat pour le Royaume et mariage dans le Christ.

Don Bosco a vécu et nous a enseigné par expérience une semblable et précieuse communion. Nous sommes nés et avons grandi historiquement en communion avec les laïcs, et eux avec nous.

Comment pourrions-nous, après un Concile qui a approfondi et lancé cette immense valeur ecclésiale, ne pas nous engager à croître, à améliorer la qualité de la communion et à en augmenter le nombre de membres ?

Cependant il nous faut justement, parler, vivre et témoigner du Christ ensemble ! Il s'agit d'une commune vocation chrétienne, même si diversifiée, d'authentiques disciples du Seigneur.

 

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