28 août 2017

La Terre

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L'émouvante et incroyable splendeur de la Terre est notre bien commun le plus précieux, que nul ne peut s'approprier; car nous ne possédons ni la brise délicate du printemps qui enivre de ses caresses les fins matins d'avril, ni le rougeoiement du Soleil lorsqu'il baisse à l'horizon, ni la face hilare de l'astre des nuits qui tantôt offre sa joue droite, tantôt la gauche, et chichement son visage tout entier, ni la douceur d'un soir d'été rythmé par la stridulation des cigales, embaumé de senteurs d'herbes et d'humus, ni l'odeur chaude et parfumée des fenaisons après la pluie.

Ce qu'il y a de beau et de plus précieux en ce monde, qui pourtant est le plus commun et le moins rare, ne nous appartient pas !

Il nous appartient en revanche de le conserver jalousement comme un trésor, comme le patrimoine collectif inviolable de l'humanité. Telle est la mission qui nous est confiée. Nous l'avons héritée de nos parents et des parents de nos parents, et il nous revient de nous en acquitter afin de transmettre à nos enfants et aux enfants de nos enfants notre maison commune, la Terre, en bon état : propre, bien soignée, correctement vêtue.

Jean-Marie Pelt
président de l'Institut européen d'écologie
extrait de la préface de "Paroles de nature

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Commentaires

Merci pour ce magnifique texte de Jean- Marie Pelt !
En écho , quelques extraits d' auteurs :

"Admirez-vous les uns les autres
  Admirez l’homme et admirez la terre
  Et vous vivrez ardents et clairs
  La vie est à monter et non pas à descendre
  Nous apportons, ivres du monde et de nous-mêmes,
  Des cœurs d’hommes nouveaux dans un vieil univers."
- Emile Verhaeren -

"La trace de ce que l’on éprouve à chaque instant de nos vies semble précieusement gardée par les plantes. Écumant les lisières, foulant les prairies, on s’aperçoit que chaque fleur contient nos voyages intérieurs, nos erreurs, nos moments d’abandon, nos joies profondes. Les corolles retiennent nos intimes poèmes comme des insectes ivres de pollen.
La Nature est un journal aux longues lignes que des mains parcheminées ont à glisser dans le cartable des élèves buissonniers.
Juin sonne l’heure de l’éclosion, de la profusion, de l’essaimage. Quelques cueillettes attentives du regard pour rassurer ou rectifier le geste au jardin, bouturer le bonheur, élaguer les chagrins. Contempler sans arracher. Plus tard, bien plus tard, sous les dernières feuilles amassées, on s’autorisera à mâchonner un brin de pénombre ou un pétale de plaisir en souvenir des temps de vigueur. Ce sera l’époque du recueillement."
 - Richard G.,  sur le site " à part soi " -


"Si on ouvrait un grain de poussière, on y trouverait un soleil et des planètes tournant autour."
Djalâl-ud-Dîn Rûmi ( poète persan XIIIème siècle )


"Voir un monde en un grain de sable, Un firmament dans une fleur des champs, L'infini dans le creux de la main, Et l'éternité dans une heure."
 William Blake, Chants de l'Expérience

Ce 28 août , bonne fête aux " Augustin "
Ce 29 août , bonne fête aux " Sabine "

Excellente journée !

Écrit par : Myriam de Terwangne | 28 août 2017

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