25 décembre 2017

Noël !

Sans bruit et sans éclats
Quand tout se tait et dort
Il naît l’enfant en toi
Il est là sur la mousse
Il veille entre tes bras
Il soulève le monde
Il espère tout bas
(Jean Lavoué)

Partageons la Bonne Nouvelle ! 
Soyons signes d'Espérance, témoins de son Amour...

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Cet enfant de l’amour
Est-ce en nous qu’il va naître
Et germer et grandir
Est-ce bien son secret que nous allons garder
Dans les replis du cœur ?
A quoi bon tous ces signes
Et ces prodiges qui l’accompagnent
Déposés comme icônes à l’entrée de l’étable
Si nous ne sommes pas
A l’ombre du Très-Bas
Le ventre de la nuit
La mangeoire et la paille
Silence qui l’enveloppe
Souffle qui le ranime ?

Jean Lavoué  (L'Enfance des Arbres)

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour

C'est Noël !

Commentaires

MERCI pour ce magnifique texte !

Voici un texte de Jacques Gauthier , et l' étymologie de NOËL
dans plusieurs langues .

UN TEXTE DE JACQUES GAUTHIER :



L’ultime enfantement



Chaque Noël, je nais un peu plus à cette naissance qui est en avant de moi. Il y a tellement de forces qui me dépassent, comme la maladie et la mort, et souvent il n’y a pas de place à l’hôtellerie de mon cœur pour accueillir l’Enfant qui veut naître en moi et m’apporter la paix intérieure. La prière silencieuse me donne cette espérance que Dieu me tient au creux de son amour comme il l’a fait pour Marie et Joseph. Je les contemple dans la crèche, et ils m’aident à accueillir le Fils dans le silence d’une présence. Un silence qui n’est pas consommation à outrance, mais communion au mystère. Un silence profond qui épouse la Parole de Dieu. Un silence natal qui me fait entrer dans la nudité de ma crèche intérieure. C’est là que Dieu naît. Je crois qu’à la minute où je lui rendrai le dernier souffle, je tomberai en lui comme on « tombe en amour », et mon dernier son sera son nom, fruit mûr de ma pauvre prière.

Nous vivons des petites morts tout au long de notre existence. Elles nous préparent à vivre le dernier moment comme s’il était l’accomplissement de notre vie.

Nous n’avons jamais fini de naître. Notre naissance est en avant, jusqu’à notre ultime «enfantement», pour reprendre l’expression de saint Ignace d’Antioche, supplicié à Rome vers 117 : « Il est bon pour moi de mourir pour m’unir au Christ (...) Mon enfantement approche (...) Laissez-moi recevoir la pure lumière » (Lettre aux Romains).

Dix-huit siècles plus tard, la carmélite Élisabeth de la Trinité dira un peu la même chose la veille de sa mort : «Je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie». Noël n’est jamais loin de Pâques, la naissance de la résurrection, l’incarnation de la rédemption.

Dieu avec nous, tu bâtis la justice et la paix,
malgré la guerre, l’intolérance, la haine.
Apprends-nous à t’accueillir en ce Noël,
à construire avec toi un monde plus fraternel,
ainsi nos déserts se changeront en vergers.

Dieu avec nous, tu viens toujours nous sauver
par l’amour désarmé de l’enfant de Bethléem.
Sois l’étoile dans la nuit de nos doutes,
manifeste ta venue par des signes de pardon,
Toi qui viens naître dans la crèche de notre cœur.

(Jacques Gauthier, Prières de toutes les saisons, p. 3
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Etymologie de «  NOËL. » dans plusieurs langues :

http://www.lexilogos.com/etymologie_noel.htm

Très Joyeux Noël !

Écrit par : Myriam de Terwangne | 25 décembre 2017

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