27 septembre 2016

Donnez-nous l'humilité

20160927.jpg

« Ô Dieu Sauveur, je Vous en prie, donnez-nous l’humilité » :

Ô Dieu Sauveur, je Vous en prie, donnez-nous l’humilité,
Vous qui avez toujours cherché la gloire de votre Père
aux dépens de votre propre gloire,
aidez-nous à renoncer une fois pour toutes
à nous complaire en vain dans les succès.
Délivrez-nous de l’orgueil caché
et du désir que les autres nous estiment.
Nous Vous supplions, Seigneur miséricordieux,
de nous donner l’esprit de pauvreté.

Et si nous devons avoir des biens
faites que notre esprit n’en soit pas contaminé,
ni la justice blessée, ni nos cœurs embarrassés.

Ô Seigneur, Vous êtes venu nous apprendre à aimer
notre prochain comme nous-mêmes.
Vous nous avez montré, par votre vie, q
que le service des pauvres est préférable à tout.
Aidez-nous à comprendre que ce n'est point Vous quitter
que de Vous quitter pour eux.

Vous qui avez voulu être pauvre,
Vous vous révélez dans les pauvres.
En eux, Seigneur, nous Vous rencontrons,
en les servants, nous Vous servons.

Amen.

Saint Vincent de Paul 

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour

Publié dans Prière | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | |

26 septembre 2016

Le bon, le juste et le lumineux.

20160924.jpg

Un sage prit la parole et dit :

« Nourris ce qu'il y a de bon, de juste, de lumineux en toi. Affame ce qu'il y a de mauvais, de négatif, d'obscur. Car c'est en pratiquant la vertu qu'on devient vertueux et c'est en développant nos mauvais penchants qu'on devient vicieux.

Plus nous vieillissons, plus il devient difficile de nous transformer, d'éliminer les poisons qui nous détruisent ou de développer les qualités qui sommeillent en nous.

Alors ne tardez pas, ô enfants des hommes ! Prenez dès à présent, et chaque jour, bien soin du jardin de votre âme. Arrosez-le, cultivez-le, enlevez les mauvaises herbes avant qu'elles n'envahissent tout. Restez attentifs à faire pousser les bonnes graines, aussi petites soient-elles.

Soyez patients et persévérants. Bientôt vous en récolterez les fruits. »

Frédéric Lenoir
(L'Âme du Monde )

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour

25 septembre 2016

Les clameurs d'Orient

20160921.jpg

Les clameurs d'Orient
Ont claqué nos maisons
Harcelé nos demeures
Avons-nous gardé les volets clos
Nous sommes-nous recroquevillés sur l'âtre
En nous taisant
Avons-nous seulement soupesé sous nos côtes
Le sang de nos victimes ?
Où bien avons-nous franchi la ligne
D'où l'on ne revient pas indemne
Avons-nous secouru les mains qui se tendaient
Pris sur nos épaules les corps qui se rendaient
Enduit d'un baume de tendresse
Chaque blessure ouverte
Chaque étoile étonnée ?
Nous sommes-nous levés de nos solitudes absentes
Pour accueillir la joie
Partout où elle affleurait
Nous sommes-nous mis aux pas des pauvres
Pour étreindre ce monde
Pour le réinventer ?

Jean Lavoué
www.enfancedesarbres.com

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour

24 septembre 2016

Heureux ceux qui pleurent !

201609231.jpg


Oui : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ».
Dans l’au-delà certes ; mais de ce côté-ci du miroir,
« consoler ceux qui pleurent » relève aussi de notre responsabilité,
car Dieu n’a pas de mains pour essuyer les larmes des hommes,
de cœur pour aimer, de paroles pour consoler :
il n’a que nos mains, notre cœur, nos propres paroles.

Devant toute humaine souffrance,
selon que tu le peux,
emploie-toi non seulement à la soulager sans retard
mais encore à détruire ses causes.
Emploie-toi non seulement à détruire ses causes
mais encore à la soulager sans retard.

Nul n’est sérieusement ni bon, ni juste, ni vrai,
tant qu’il n’est résolu, selon ses moyens
à se consacrer d’un cœur égal, de tout son être,
à l’une comme à l’autre de ces deux tâches.
Elles ne peuvent se séparer sans se renier.

Règle de vie des Compagnons d’Emmaüs (extrait)

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour

Publié dans Général | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | |

23 septembre 2016

Reste avec nous

20160922.jpg

Frères, quand est-ce que le Seigneur s'est fait reconnaître ? A la fraction du pain. Nous en sommes donc assurés nous-mêmes : quand nous rompons le pain, nous reconnaissons le Seigneur. S’il n’a voulu être reconnu qu’à cet instant, c’est pour nous, nous qui ne devions pas le voir dans la chair, et qui pourtant devions manger sa chair. Toi donc qui crois en lui, qui que tu sois, toi qui ne portes pas en vain le nom de chrétien, toi qui n'entres pas au hasard dans l'église, toi qui écoutes la parole de Dieu dans la crainte et l'espérance, la fraction du pain sera pour toi une consolation. L'absence du Seigneur n'est pas une vraie absence. Aie foi, et il est avec toi, quoique tu ne le voies pas.

Quand le Seigneur les a abordés, les disciples n'avaient pas la foi. Ils ne croyaient pas en sa résurrection ; ils n'espéraient même pas qu'il puisse ressusciter. Ils avaient perdu la foi ; ils avaient perdu l'espérance. C'étaient des morts qui marchaient avec un vivant ; ils marchaient, morts, avec la vie. La vie marchait avec eux, mais en leur cœur, la vie n'était pas encore renouvelée.

Et toi, désires-tu la vie ? Imite les disciples, et tu reconnaîtras le Seigneur. Ils ont offert l'hospitalité ; le Seigneur semblait résolu à poursuivre sa route, mais ils l'ont retenu… Toi aussi, retiens l'étranger si tu veux reconnaître ton Sauveur… Apprends où chercher le Seigneur, où le posséder, où le reconnaître : en partageant le pain avec lui.

un texte de St Augustin

Voir la vidéo du jour ►   et   notre soleil du jour